Conférence positiver son mental

unipop monthey - stephane abry

Conférence « C’est quoi le coaching et comment positiver son mental »

Le mercredi 10 octobre à 20h au Cycle d’orientation du Reposieux à Monthey

unipop confrence coachingLe mental est notre tour de contrôle. C’est lui qui va nous aider à repousser nos limites en sport, au travail et dans la vie de tous les jours. Comment l’utiliser au mieux ? Sommes-nous tous égaux face aux difficultés ? Préparer son mental, le renforcer, tout à fait d’accord, mais comment ?

Sur la base de mon expérience personnelle en tant que coureur d’ultramarathon, homme de médias et préparateur en performance mentale, je vous apporterai différentes réponses sur le coaching et la préparation mentale. Je vous dirai pourquoi muscler votre mental vous aide à surmonter les difficultés dans tous les domaines.

UNIPOP MONTHEY

French Ultra Festival 2013

French Ultra Festival 2013 – L’interview de Gérard Cain

 

french ultra festival banniere

 

Stéphane Abry : Gérard, revenons un instant sur toutes ces années à Antibes. Qu’en retiens-tu ?

Gérard Cain : Tout d’abord, la satisfaction d’avoir relancé un format d’épreuve qui n’existait plus en France depuis plus d’une vingtaine d’année. Après la fin des « 6 jours de La Rochelle » il fallait partir à l’étranger pour pouvoir s’exprimer sur cette distance. De 25 participants pour la première édition en Mai 2006 dans un camping, on a approché les 120 cette année à Antibes et le French Ultra Festival en 2012 à compté une représentation de 24 nationalités venant des 5 continents. Qui aurait pu le croire ? Une autre grande satisfaction est celle d’avoir pu investir un nombre importants de bénévoles d’année en année et de leurs avoir fait connaitre et découvrir notre discipline. Il c’est alors créé une connivence entre bénévoles et athlètes qui a permis, je pense, de faire ce qu’est le French Ultra Festival et qui tient une grande part dans dans sa réussite. Je ne peux que tous les remercier pour tout cet investissement. Une désillusion tout de même, celle de voir le manque d’intérêt dans mon département porté à notre discipline. Que ce soit médiatiquement ou au niveau commune, j’avais atteint mes limites. D’où ce changement de site, de commune et de département. J’espère avoir fait le bon choix pour l’avenir…

 

SA : Tu es un peu comme un « bon papa » pour les ultramarathoniens. Et toi, quel regard portes-tu sur les coureurs ?

GC : Merci pour le « bon papa » ! Je ne sais pas si je suis perçu comme cela, mais je suis avant tout un passionné. Un passionné de l’ultra marathon et des gens qui le pratiquent. J’ai découvert tellement de choses sur moi et sur les autres en tant que coureur que je ne veux pas lâcher le lien qui me « rattache » à tout ces athlètes. Pour moi, tous ces participants qu’ils soient coureurs ou marcheurs ont droit à un énorme respect. Je sais ce que c’est que de s’investir dans une préparation pour une telle épreuve et on ne doit pas les ignorer. Je souhaite vraiment qu’ils soient reconnus pour cet investissement, pour leur gentillesse et surtout pour leur humilité. Dans quelle autre discipline voit on le premier faire quelques kilomètres avec le dernier (ou vice versa) pour l’encourager, le soutenir et lui permettre de repartir pour quelques kilomètres et efforts supplémentaires. Tant que je verrai cette « fraternité » sur un circuit, qu’il y ait de la « bagarre » pour un classement ou pas, tant que je verrai cette complicité entre bénévoles, athlètes, assistants ou autres sur notre terrain de jeu, j’essaierai de continuer d’organiser quelque chose pour eux. Ce que je souhaite, c’est de me sentir bien avec eux, de les voir « heureux » dans la « souffrance » et de toujours voir un sourire à un moment ou un autre sur leur visage, de s’embrasser à la fin de l’épreuve avec la larme à l’oeil. C’est tout cela que je veux vivre et revivre avec eux. Mais dès que cette état d’esprit changera, où il deviendra plus personnel, plus égoïste, j’arrêterai tout.

 

french ultra festival 2012 souvenirs

 

SA : 2013, le French Ultra Festival nouveau arrive ! Quels sont les avantages du circuit de Luc ?

GC : Déjà, et c’est le plus important pour moi, c’est sa capacité d’accueil. Je rêve depuis le début que j’organise cette manifestation de faire une grande semaine d’ultra avec le 6 jours en fil rouge. Avoir des départ de course tous les jours, des animations musicales, culturelles ou autres durant toute cette semaine d’ultra. Tout cela va être possible avec le circuit du Var au Luc-en-Provence. Le circuit fait environ 2,3 km de long (il sera mesuré officiellement FFA), ce qui permet d’avoir plus de participants dans la même course. Il est entièrement bitumé et quasiment plat. Juste un faux plat de 200 m environ. Mais pas de caillou, de bosse, de trou, etc… Je pense qu’il sera propice à la performance et par le fait de sa longueur il va certainement éviter pas mal de surhydratation. Avec un circuit d’un kilomètre, lors d’une épreuve en boucle les athlètes s’arrêtent trop souvent au ravitaillement et chacun à leurs niveaux ils recherchent quand même quelque part de faire la meilleure marque possible. En s’arrêtant moins, donc en courant ou marchant plus… à l’arrivée le gain de distance ne sera pas négligeable, je pense. Capacité d’accueil aussi pour loger les tentes de camping, campings car, etc… On dispose de tout les à côtés du circuit. Pour les accompagnants, il y a un restaurant, un bar, une piscine, des aires de jeux pour les plus petits et le circuit est bordé d’une pinède assez importantes. Donc beaucoup d’atouts pour bien recevoir athlètes, accompagnants et spectateurs.

 

circuit du var 2

 

SA : Tu ajoutes plusieurs disciplines au festival. Racontes-nous…

GC : Dans ma « quête » d’une grande semaine d’ultra et en prenant la discipline « ultra marathon » dans sa généralité, je me devais de proposer toutes les disciplines qui la composent. C’est pourquoi j’ai ouvert dès 2013 un 6h00, un 12h00 by night, un 24h00, un 48h00, un 72h00, un 6 jours, un marathon, un 100 km et un 100 miles. Le 6h00 et le 24h00 peuvent être aussi couru en équipe et sur le 24h00 j’ai ajouté aussi un relais « spécial entreprise ». Chacun y trouvera ce qui lui convient, surtout pour les néophytes de la course en circuit, qui pourront découvrir l’ultra marathon sans se mettre une pression sur une épreuve qu’ils pourraient juger trop longue pour eux. C’est ce que j’appelle « l’ultra marathon pour tous » !… pour coureurs et marcheurs, car je garde bien sûr nos deux disciplines qui composent l’ultra fond.

 

SA : Grosse organisation pour faire « tourner » tout ce petit monde sur le circuit. Comment garder la fluidité avec des allures de courses différentes ?

GC : C’est vrais que cela risque… « je croise les doigts »… de faire beaucoup de monde. Mais le Circuit du Var possède une piste régulière de 9 m de large, ce qui va me permettre de la couper en deux pour faire un couloir de 4 mètres de large et un autre de 5 mètres et de faire 2 sens de rotations. Les 6 jours, 72h00, 48h00 et 100 miles tourneront dans un même sens sur la 4 mètres de large et les autres courses dans l’autre sens. Toutes ces dernières courses ne se chevaucheront pas car elles se dérouleront les unes après les autres, donc aucun souci de fluidité et d’allures.

Et je trouve que de faire deux sens de rotation inversés apporteront un « petit côté sympa » car les participants se croiseront sans cesse. Cela cassera un peu cette sensation de monotonie que l’on peut ressentir parfois sur des épreuves horaires.

 

circuit du var

 

SA : Quel est le principe du French Ultra Festival ? Quelles sont ses valeurs ?

GC : Le principe du French Ultra Festival est de faire découvrir l’ultra marathon par l’intérieur au plus grand nombre de personnes. En ouvrant tous les formats d’épreuves, un grand nombre de marathoniens pourront franchir le pas vers l’ultra, sur un site conviviale ou les gens prennent le temps de « vivre », d’échanger et de passer un bon moment ensemble. En proposant aussi un marathon, cela donne aussi la possibilité d’attirer tout le monde, même ceux qui n’en n’ont jamais courus, car le circuit apporte un avantage que l’on ne retrouve pas ailleurs, c’est d’être jamais seul et de voir aussi sa famille ou supporters tous les 2,3 km. Donc de rester dans un certain confort moral pour démarrer sur marathon. Les valeurs sont bien sûr celles énoncées plus haut au sujet de l’ultra marathonien qu’il faut absolument transmettre à tous les « nouveaux » qui viendront s’essayer sur le Circuit du Luc.

 

SA : Sur un circuit, tous les niveaux de coureurs se côtoient. Cela permet aux débutants de se faire une belle expérience auprès des meilleurs. Ce côté « tribu » est-il important dans l’ultra !

GC : Le mot « tribu » me gène un peu, cela fait un peu restrictif, de petit comité et voir même de marginalité. C’est le contraire que je souhaite et c’est plus le mot « mégalopole » de l’ultra qu’il faudrait employer… Bon, là je vois un peu grand !… mais c’est plus dans ce sens qu’il faut aller… que je vais essayer d’aller. Il faut agrandir le réservoir de pratiquants et à voir la progression du nombre de participants sur 6 jours durant ces dernières années, montre bien qu’il y a un potentiel « ultra fondeur » à créer et à enrichir. Que ce soit sur circuit, sur route ou ultra trail, je pense que cette discipline à un avenir. On a tous besoin à un moment ou un autre de se prouver quelque chose, d’aller se dépasser pour y découvrir d’autres sensations que les banalités courantes qu’on veut bien nous dire sur les possibilités de notre corps et l’ultra marathon est vraiment une école de soi, mais il faut le faire connaître. En créant ce festival de l’ultra, j’espère que je pourrai apporter une petite pierre dans le développement de cette discipline.

 

circuit du var 1

 

SA : A partir de quand peut-on s’inscrire ?

GC : Dès maintenant c’est possible. Le nouveau site internet est en ligne (http://french-ultra-festival.fr) avec tous les bulletins d’inscriptions en pdf à télécharger. Pour le 6 jours, 72h00 et 48h00, possibilité aussi de s’inscrire en ligne. Alors si vous souhaitez vivre, revivre ou découvrir la course ou la marche sur circuit, c’est du 7 au 13 Mai 2013 sur le Circuit du Var au Luc-en-Provence (83) et… il y a beaucoup de jours fériés dans cette semaine de Mai 2013.

 

http://french-ultra-festival.fr/

Conférence à Genève

 

conference tenir au dela des limites 1 - stephane abry

L’influence du mental dans la pratique des courses de longues distances

Le mental est notre tour de contrôle, c’est lui qui va nous aider à repousser nos limites en sport, dans le travail et quelques fois dans la vie de tous les jours. Comment l’utiliser au mieux ? Sommes-nous tous égaux face aux difficultés ? Préparer son mental, le renforcer c’est bien mais comment ?

Sur la base de mon expérience personnelle en tant que coureur d’ultra-marathon, homme de médias et préparateur en performance mentale, je vous apporterai différentes réponses sur la préparation mentale. Je vous dirai pourquoi muscler son mental aide à ce que ce soit plus facile quand c’est difficile !

Cette conférence vous fera voir sous un angle nouveau les courses extrêmes, vous dévoilera quelques secrets de coureurs pour mieux gérer la douleur (physique et psychique) et vous offrira différents outils utiles pour le développement personnel de tout un chacun (gestion de son stress, de sa fatigue, développer sa concentration, booster sa motivation, y croire, aller au bout…)

En plus d’être instructive et originale, cette conférence se veut être un moment d’échanges avec une partie « questions/réponses » en fin de présentation.

Lieu : Maison des Associations 
http://www.lafea.org/

Horaire : 19h30

Tarif : 15.-

Renseignements : stephanie.leopizzi@hotmail.fr


Dépendance psychologique à la course

La course à pied tend à devenir un dictateur inflexible

 

runner - stephane abry

 

Cette problématique, souvent évoquée avec légèreté et dérision par les pratiquants eux-mêmes, semble trouver une inquiétante validité aux yeux des scientifiques s’y étant penché. Surtout étudiée en course à pied, le risque de dépendance à l’effort semble applicable à l’ensemble des sports d’endurance (natation, vélo..).

Un travail récent (Pierce, 2003) a évalué la dépendance psychologique à la course chez 137 coureurs à pied masculins : 117 compétiteurs et 33 non compétiteurs. Les distances de courses étaient respectivement de 5 km (n=24 joggers), 42,125 km(n=32 marathoniens) et 80 km (n=61 ultra marathoniens) Dans cette étude, l’utilisation d’une échelle de dépendance a montré des scores plus élevés chez des sujets s’alignant sur des épreuves ou entraînements de longue distance. Ce travail confirme une corrélation déjà démontrée entre le kilométrage ou le temps passé à courir et la dépendance à l’exercice. Celle-ci est maintenant reconnue comme une véritable addiction. Tel qu’il est utilisé depuis une dizaine d’années, le terme d’« addiction » élargit le spectre des conduites addictives au-delà des drogues et de l’alcool. Si l’activité physique peut être vue comme une addiction positive en ce sens qu’elle apporte à la fois des bénéfices psychologiques et physiologiques, sa pratique excessive et régulière peut comporter des éléments s’apparentant à une « toxicomanie sans drogue ».

Le premier élément est la notion de tolérance, induisant le besoin d’augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets. Il s’agit d’un phénomène d’habituation par lequel le coureur doit inexorablement augmenter les doses (intensité ou durée) pour obtenir les mêmes effets, la même euphorie. Par ailleurs, des signes évoquant un syndrome de sevrage (anxiété, irritation, agitation, nervosité, insomnie) peuvent survenir en cas de privation de course régulière En effet, les coureurs dépendants ou coureurs obligatoires décrivent un état d’euphorie après l’exercice et un état d’anxiété ou un sentiment de culpabilité en l’absence de ces activités physiques régulières. Ainsi, 86% d’un échantillon de coureurs dépendants se sentaient coupables s’ils rataient un entraînement et 72% se sentaient tendus, irritables ou déprimés. Dans le travail du Dr Pierce, 74% des ultra marathoniens et 68% des marathoniens de leur échantillon rapportaient des sentiments de tension ou de culpabilité après privation de l’entraînement. Par contre, ce sentiment ne se retrouvait que chez 43% des coureurs de 5 km et dans la même proportion chez les non compétiteurs, donc chez ceux qui couraient le moins. Pour toutes ces raisons, il a été suggéré que les coureurs dépendant de l’exercice présentaient des symptômes et des comportements en rapport avec une addiction acquise. Il serait abusif de considérer que tout sujet pratiquant un sport d’endurance régulier soit un « drogué ». Il convient de distinguer le coureur dépendant contraint de courir coûte que coûte pour diminuer l’anxiété, et le coureur non dépendant chez qui l’intention de courir conduit à des sentiments de satisfaction, de joie et d’accomplissement. Entre ces deux groupes de coureurs, il existe une différence dans la pratique de l’activité d’endurance, en ce sens que le coureur dépendant courra plus souvent que le non dépendant qui courra plus longtemps.

runner 1 - stephane abryOn sait aujourd’hui que pour l’ensemble des toxicomanies avec ou sans drogue, le dénominateur commun est biologique et se situe au niveau du cerveau. Les drogues susceptibles d’induire une toxicomanie (cocaïne, morphine, alcool, nicotine..) ont toutes pour cibles privilégiées les neurones dopaminergiques d’une zone bien précise du cerveau. De fortes concentrations de dopamine dans cette zone du cerveau sont associées à des effets agréables et stimulants. A l’inverse, le retrait d’une substance toxicomanogène s’accompagne d’une diminution de la libération de dopamine. Cette baisse est tout à fait parallèle à l’apparition et à l’augmentation concomitante de symptômes comportementaux de sevrage (anxiété, insomnie, douleur). La dopamine peut être assimilée à un « baromètre » de l’humeur. L’exercice régulier induit une dépendance via la libération de dopamine dans le cerveau selon le processus suivant : l’exercice conduit à la production d’hormones du stress (cortisol) et libération d’endorphines (peptides cérébraux aux mêmes effets que les opiacés comme la morphine) Celles-ci activent les neurones à dopamine, impliqués dans la sensation de plaisir. La course à pied autorise donc une forme d’auto addiction de l’organisme à la sécrétion d’opiacés endogène et donc de dopamine. L’expérience en laboratoire de la « roue d’activité *» chez le rat a permis de dégager que l’exercice volontaire diminue l’agressivité, mais qu’un arrêt brutal de l’exercice donne une réaction identique à celle observée en cas de sevrage à la morphine.

* deux groupes de rats enfermés dans une cage pendant 6 semaines : un groupe de coureurs ayant accès libre à une roue d’activité (5-6 km spontanément parcourus), un groupe de sédentaires n’ayant pas accès. Le groupe coureur se révèle significativement moins agressif que le groupe sans sport. Par contre, lorsqu’on leur bloque l’accès à la roue, leur anxiété et leur agressivité deviennent supérieures au groupe sans sport. Les rats ayant eu accès à la roue ont des concentrations d’endorphine augmentées dans le cerveau lorsqu’ils courent 8-9 km par jour. Les endorphines, de même que la morphine ou l’héroïne, stimulent le circuit de récompense dopaminergique de cerveau, se traduisant par une augmentation des sensations de plaisir.

Il a donc été démontré chez les rats actifs des niveaux significativement plus élevés de dopamine dans le cerveau que chez les rats sédentaires. Ces résultats suggèrent que chez l’homme, la dépendance à la course à pied soit intimement liée à la production de dopamine au niveau des zones cérébrales du plaisir.

Parmi les sportifs d’endurance, on constate des différences individuelles de susceptibilité à la dépendance. Il semble qu’un ensemble de facteurs psychologiques, environnementaux (stress répétés) et biologiques, concourent à l’émergence de la dépendance. Chez l’homme, il semblerait que ces facteurs externes soient renforcés par une prédisposition génétique dans la disponibilité à la dopamine, suggérant que certains individus seraient plus vulnérables que d’autres à la dépendance au sport d’endurance. Ainsi, un cerveau faiblement disponible en dopamine serait plus exposé à la pratique addictive.

Si les mécanismes biologiques sont bien connus, il reste néanmoins à mieux définir les facteurs de vulnérabilité individuelle et à déterminer si la dépendance à la course représente un facteur de risque à d’autres conduites addictives, ou à d’autres distorsions de l’activité sportive, le surentraînement en particulier.

Patrick Crettenand

phyrea sport - stephane abry

 

Sources bibliographiques

L’addiction à l’exercice physique in : Conduite Dopante, Psychotropes, 2002

Peut-on devenir dépendant de la course à pied ? in : INSERM U471, Service Sport-Santé, CHU Bordeaux, 2003

Exercise Addiction in British Sport Science Students in : Int. J. of Mental Health and Addiction, A. Szabo, M.D. Griffiths, 2006

 

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