Ultra Tour du Léman 2013

Ultra Tour du Léman 2013 compte rendu

Ultra Tour du Léman

L’ultraTour du Léman 2013 a eu lieu le week-end du 14 et 15 septembre. Départ samedi matin à 7h de Villeneuve avec une très belle brochette d’ultramarathoniens (rencontres, papotages, échanges d’expériences) !

Monika Locher m’a accompagné durant 21h44 pour avaler comme nous le pouvions les 175 km du parcours (7ème position, 2ème de ma catégorie).

Le vélo de Monika, équipé afin de transporter les gourdes, gels, barres énergétiques, vêtements de rechange… a été du coup grosse charge pour les petits bras de ma suiveuse !

Le départ est donné ! Les premiers naviguent apparemment aux alentours de 12 km/h. Avec Monika on se cale sur ce que nous avons testé aux entraînements : 10-11 km/h

La course côté France, le matin, un peu dangereuse par endroit à cause de la circulation… Nous maintenons un bon rythme sur le goudron qui longe le lac : 68 km, 06h30, 6ème position

Je passerai les 100 km en 10h50

Belle surprise de la part de Romain l’ami de Monika qui nous encourage avec une banderole faite maison ! P’tit délire et franche rigolade le long du lac. Nous ne savions pas encore qu’à partir de Genève je vivrais « le plaisir » de courir avec des nausées et surtout des soucis intestinaux.

Au ravito de Genève je me suis allongé par peur de tourner de l’oeil. Boire plus me parait impossible pour hydrater encore mieux. De plus c’est dimanche matin avec des coups de soleil que j’ai compris que le soleil tapait fort samedi. Le vent apportait de sa fraîcheur et masquait les effets du soleil. La soupe aux ravitaillements m’a fait le plus grand bien. Dès que le ventre était réchauffé je courais de nouveau avec facilité.

Le soleil se couche… Plus tard arrivera la pluie qui par moment tombera à torrent. Je finirai avec bonnet et gants car le froid prenait le dessus. Au dernier ravito j’ai voulu laisser tomber. J’ai baissé les bras durant quelques minutes. Début de larmes, Monika arrive à la rescousse et m’engage sur le terrain des discussions franches, j’admets qu’elle a raison, je repars avec la peur au ventre celle de tomber d’épuisement !

Nous finirons à 11 km/h sur les derniers kilomètres. Cependant, après 152 kil, c’est fou comme 23 km sont interminables, pénibles, haïssables…

Ultra Tour du Léman : s’accrocher

J’ai beaucoup souffert de Genève jusqu’à Villeneuve. J’ai tenu bon, je me suis accroché, j’ai couru sur les genoux, en me tenant le ventre… j’ai pleuré mais je n’ai pas lâché. Quelques fois, pendant plus de 30 mns nous ne nous parlions plus avec Monika. Je restais dans ma bulle, concentré sur mes pas et mon dialogue interne. Le mental a pris le dessus sur le physique. Ma préparation mentale a été payante !

Monika aura été d’une aide précieuse durant cet Ultra Tour du Léman, magique !


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Stéphane Abry ultramarathon

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cuissalgie

La cuissalgie du coureur à pied

Anatomie
Les muscles ischio-jambiers siègent à la face postérieure de la cuisse permettant la flexion de la jambe. Ce sont les antagonistes du quadriceps qui sert à l’extension. Ils intéressent les articulations de la hanche et du genou en partant du bassin et du fémur pour aller jusqu’à l’arrière du tibia et du péroné. Ils se composent de trois muscles :le biceps fémoral, le semi-tendineux, le semi-membraneux
 
– Muscle biceps fémoral ou biceps crural composé de deux chefs: le long né d’un tendon fixé à la face postérieure de la tubérosité ischiatique au bassin et le court né sur la moitié distale de la lèvre latérale de la ligne âpre du fémur se rejoignent pour former un seul muscle dont le tendon distal se fixe sur la tête du péroné et par des expansions sur le condyle latéral du tibia.
 
– Muscle semi-tendineux ou demi-tendineux: il naît aussi sur la tubérosité ischiatique pour se terminer sur la face supérieure et médiale du tibia où il se mêle au groupe des tendons de la patte d’oie.
 
– Muscle semi-membraneux ou demi-membraneux: il naît comme les précédents sur la tubérosité ischiatique pour se terminer sur trois zones : face postérieure du condyle médial tibial (faisceau direct), sur la face médiale tibiale (faisceau réfléchi), sur le condyle latéral tibial (ligament poplité oblique)
 
Tous ces muscles sont innervés par le nerf sciatique.
 

Fonctions de ces muscles

Les muscles ischio-jambiers ont pour action principale d’entrainer le genou en flexion et le fémur en extension quand le bassin est fixe.

– le biceps fémoral  permet la flexion de la jambe et la rotation latérale de la jambe fléchie. Le chef long participe à l’extension de la hanche.

– le semi-tendineux permet aussi la flexion de la jambe et quand celle-ci est fléchie, il devient rotateur médial de la jambe et extenseur de la hanche.

– le semi-membraneux a des fonctions sont identiques à celles du muscle semi-tendineux mais il est en  plus tenseur de la capsule articulaire par le ligament poplité oblique. Il a aussi pour action d’emmener le genou en rotation externe et il entraîne le bassin en rétroversion si le membre inférieur est fixe.

 

L’histoire                              

Cette jeune sportive qui aime la course à pied mais qui depuis quelques semaines s’amuse à franchir régulièrement des haies au cours de ses tours de stade ressent depuis un mois des douleurs à la jonction de la fesse et de la cuisse droite qui descendent un peu comme une sciatique mais pas en dessous du genou. Celles-ci sont apparues progressivement. Elles sont curieusement améliorées avec l’entrainement quotidien à condition de ne pas sauter à nouveau en hauteur et de courir sans faire de pointes de vitesse ; Elles réapparaissent toujours au repos surtout en position assise notamment sur le banc du vestiaire et dans la voiture au retour. La nuit il n’y a aucun problème et l’activité dans la journée est facile alors que le travail au bureau est un peu pénible malgré l’adjonction d’un coussin sur le fauteuil. Elle pense à une petite sciatique mais elle n’a pas mal dans le bas du dos. Le plus surprenant, c’est que depuis 15 jours les mêmes douleurs sont apparues aussi à gauche après avoir repris un peu le saut de haies et fait des exercices d’accélération au cours de ses courses. Notre sportive va alors consulter.

Examen clinique

Il n’y a aucun signe de souffrance lombaire et en particulier pas de raideur lombaire éliminant à priori une sciatique d’origine discale, la marche est normale comme l’examen neurologique. Couchée les mouvements de la hanche droite sont normaux. Il n’y a pas de signe de Lasègue, tout au plus une douleur à la pointe de la fesse à 130°. La flexion forcée de la cuisse sur le bassin est douloureuse quand la palpation de l’ischion correspondant est normale tandis que celle du côté gauche réveille une intense douleur comparable à celle ressentie spontanément par la patiente depuis quelques jours. On va alors évoquer la tendinite d’insertion haute des ischiojambiers (1) (2) confirmée par quelques tests complémentaires visant à solliciter de façon spécifique l’insertion de ces muscles.
 
– Test du tiré : debout la patiente tente de pousser en arrière sa jambe  lorsqu’on la lui bloque au niveau de la cheville
 
– Test du paillasson : la patiente debout lance vigoureusement sa jambe d’avant en arrière
 
– Test isométrique en décubitus dorsal hanche et genou fléchi à 90°
 
Le diagnostic est posé. Il sera confirmé par quelques examens complémentaires demandés au bout d’un mois de traitement comportant essentiellement des antalgiques, un massage biquotidien de la région ischiatique avec un topique comme Cicatendon gel,  le repos relatif,  et l’arrêt complet des sauts de haies. Il persiste encore quelques douleurs notamment lors des longs trajets en voiture. Elles inquiètent notre sportive pressée de reprendre le chemin du stade.
 

Les examens complémentaires

On a demandé une radiographie du bassin qui s’est avérée normale mais a permis ainsi d’éliminer un processus osseux inflammatoire local. Pourtant le dernier cas que l’on a eu l’occasion de voir avait montré une corticale très remaniée et hérissée dans la région ischiatique témoignant probablement d’un processus inflammatoire d’évolution plus longue.
Le bilan biologique inflammatoire et métabolique est revenu parfait.
On a réalisé une échographie mais la région est difficile à explorer. Il semblait que l’on voyait une petite zone hypoéchogène par œdème local difficile à préciser mais pas d’image hyperéchogène signant une calcification intra tendineuse. L’examen jamais très probant dans cette région a été complété par une IRM qui est bien sûr l’examen de choix. Elle a mis en évidence des anomalies de signal conformes avec œdème osseux sur l’ischion et épaississement du tendon du semi tendineux très nets à droite et identifiables à gauche. Le diagnostic est maintenu comme le schéma thérapeutique.
 

La pathogénie

Cette tendinite n’est pas rare et a été décrite primitivement chez les athlètes pratiquant la course de haies qui demande une flexion intense de la cuisse correspondant à la jambe d’attaque pour franchir les obstacles. C’est la hurdler-tigh ou cuisse du coureur de haies. Cette enthésopathie a ensuite été individualisée chez des coureurs de demi-fond chez lesquels le geste technique n’avait évidemment plus grand chose à voir, puis dans le cadre de nombreuses autres activités sportives mais aussi chez des individus qui n’en avaient aucune. Le point commun des activités impliquées est l’alternance de phase de vitesse pure et de course normale. C’est la variation entre des phénomènes de contractions excentriques et concentriques qui est à l’origine des lésions du  surmenage des ischiojambiers. C’est la phase de recherche de vitesse qui augmente évidemment les contraintes biomécaniques.
 

Le traitement

On va recommander à nouveau le repos relatif à cette jeune femme, on va lui conseiller la poursuite des massages avec Cicatendon en rajoutant à son alimentation quotidienne 2 capsules de Cicatendon dont l’effet ne sera obtenu qu’au bout de plusieurs mois. Les fortes douleurs toujours possibles seront calmées par des antalgiques classiques du type du paracétamol. On pourra proposer des infiltrations d’ici quelques semaines avant le passage à la chronicité, ce qui n’est pas le cas puisque notre coureuse allait déjà un peu mieux. Ces infiltrations sont réalisées au contact osseux sur la zone d’insertion des tendons mais sous contrôle radiologique (scopie ou scanner), un peu plus difficilement sous échographie pour les mêmes raisons que signalé plus haut. Elles sont réputées fragiliser les tendons en utilisant des corticoïdes d’ailleurs interdits chez les sportifs de compétition.
La physiothérapie avec les ultra-sons, ondes radar et surtout ondes de choc apporte son lot de francs succès. Enfin la rééducation active qui repose sur des exercices avec étirements, des contractés-relâchés, du stretching, associés aux massages transverses profonds de la région ischiatique est essentielle et ne doit pas être oubliée.
 

En conclusion

Cette pathologie d’insertion est souvent méconnue et confondue avec une sciatalgie banale. Elle mérite d’être diagnostiquée rapidement d’abord cliniquement par un examen clinique orienté puis après quelques semaines d’inefficacité partielle du traitement par l’examen de choix représenté par une IRM pour entreprendre un traitement local et général adapté avant passage à la chronicité toujours redoutable dans cette localisation douloureuse à  la jonction de la fesse et de la cuisse car proche du nerf sciatique, du nerf crural, de l’obturateur, du muscle piriforme, toutes structures anatomiques pouvant donner des symptômes douloureux très semblables.
On comprendra que la découverte à la même période d’une magnifique hernie discale totalement asymptomatique à l’occasion d’un scanner demandé malencontreusement transformera l’excellent pronostic de la tendinite chez cette jeune sportive en un véritable calvaire médical puisque tout alors s’orientera vers cette « belle image » qu’il faudra supprimer.
(1)Labareyre H., Roger B. Les enthésopathies hautes des ischio-jambiers. Médecins du sport, 2006,75,p 31-33
(2)Auré P. Traumatologie sportive. Estem Editeur, 2004,13, p.113.ISBN 2842712416
 

La tendinite du sportif

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