Patience

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patienceJe ne suis sûr de rien, mais je suis certain que la course à pied, l’ultramarathon, m’a permis de développer beaucoup de patience. Cela m’a aidé à combattre l’ennui, à accueillir ma solitude interne et à faire face au découragement dû aux nombres d’heures de foulées enchaînées sur l’asphalte. Le champion suisse de marathon Tarcis Ançay me confirmait lors d’une discussion très passionnante la difficulté à tenir sur certaines courses à cause de la répétition du geste.

Sur route la foulée reste globalement la même. La position des bras varie peu. C’est une sorte de mouvement perpétuel et cette mécanique du geste malgré sa dimension hypnotique est aussi un formidable « tue la patience ». Dès lors, les pensées négatives débarquent (encore combien de temps ? C’est long ! C’est encore loin ? Je traine, je n’en verrai jamais le bout…). Et quelques fois il arrive (surtout sur route et beaucoup moins en nature grâce aux changements de profils et de paysages) d’entrer tout simplement dans une phase d’ennui. Cette démotivation et ce désintérressement cesseront en acceptant que le chemin est tout aussi important que l’arrivée. Il vous faudra donc changer rapidement vos pensées afin d’optimiser votre patience, relativiser et retrouver autant du plaisir, de la sérénité et au final de la persévérance.

« La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force » (Plutarque)

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