Stephane Abry 28 juin 2015 bisse Lentine

Casser de la fibre

Je comprends mieux depuis quelques jours pour quelles raisons mon médecin du sport m’a vivement suggéré de faire une pause après le Tour de Suisse en Courant. Courir sur la fatigue et aller « casser de la fibre » même sur de courtes distances reste des exercices périlleux.

Pour ma reprise, j’ai aligné environ 22 km en douceur (2 sorties, 600D+/D-). Mon corps et ma tête réclamaient, criaient, hurlaient leur envie d’aller trotter. Il me fallait y aller, car ce n’est jamais simple (en tout cas pour moi) de passer de semaines à plusieurs centaines de km courus à des semaines de complète abstinence. Comme je ne pratique pas d’autre sport que l’ultra-endurance il m’est difficile de compenser. Cependant je sais que le corps a besoin de se reposer et de récupérer. A vrai dire quand on court environ 70 km par jour le repos devient très vite une évidence naturelle malgré le manque qui se fait sentir très rapidement. Donc j’ai repris en endurance mes sorties sur mes terrains de jeux valaisans, en mêlant route et chemins.

Casser de la fibre : aïe !

J’ai chaussé les Mizuno Wave Rider et l’équipement de ma marque fétiche. J’ai pris une gourde à la main et je me suis lancé. Quand j’écris « lancé » vous devez plutôt imaginé un coureur qui trotte à 6 km/h sur les premiers 200 mètres ! J’ai effectivement tout de suite senti les tensions musculaires (quadriceps et tenseur du fascia lata) et cela m’a rappelé qui étaient les chefs ! Inutile de vouloir faire le malin dans ces conditions. L’idée était de m’aérer l’esprit et non de faire travailler les muscles en cassant de la fibre (même si c’est certainement le cas). Seulement détendre, décrasser, travailler l’endurance, sentir les poumons et la cage thoracique gonflés, retrouver les bonnes sensations du footing et courir au soleil pour continuer à faire le plein de vitamine D.

Reprise prudente en endurance

Mise à part ma façon bien à moi de voir ma reprise avec amusement, il est évidemment essentiel de reprendre avec prudence la course à pied quand le corps a été poussé dans ses propres limites. Bien manger (qualité et quantité), s’hydrater copieusement et recommencer en douceur vos sorties (pour le fun) et/ou vos entraînements.

Concernant l’alimentation et l’hydratation, je vous suggère de jeter un œil sur l’excellent site du diététicien nutritionniste Nicolas Aubineau. Nicolas n’est pas avare de bons conseils et surtout j’apprécie particulièrement son bons sens dans les trucs et astuces qu’il apporte.

Maintenant je dois vous laisser… j’ai course à pied aujourd’hui !


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Stéphane Abry Sion samedi 30 mai 2015 place du Midi

Récupération du Tour de Suisse en Courant

Comment récupérer après mon Tour de Suisse en Courant ?

Tout d’abord, j’ai eu de bonnes nouvelles de la part de mon médecin du sport, le docteur Stéphane Borloz (Médecin spécialiste FMH en médecine physique et réadaptation et médecine du sport SSMS). Au bout de 2 jours d’arrêt mon corps récupérait déjà bien au niveau musculaire et les gros bobos s’atténuaient déjà. Plusieurs pistes pour comprendre cette récupération rapide : l’expérience, l’entraînement, la capacité du corps à encaisser, certainement un peu de génétique, l’alimentation, l’hydratation, le repos d’après course, une bonne connaissance de soi et de mes besoins, et un point important qui n’est pas négligeable : malgré les difficultés de courir 70 km/jour, je n’ai pas couru avec intensité mais en endurance ce qui est moins traumatique pour le corps.

Les bobos ramenés à la maison

IMG_4343 Diverses contractures (cuisses et mollets), légère tendinite du releveur droit et tendon d’Achille droit et une inflammation quasi générale du corps. Vous ajoutez un peu d’essoufflement dû à la fatigue et ça vous donne une vue d’ensemble de l’après ultramarathon. Notez aussi que j’ai préservé les articulations, surtout et en priorité le genou gauche !

Que dit le doc ?

D’une part que ma récupération du Tour de Suisse en Courant, que j’appelle la première phase, celle qui dure quelques jours après la course et qui est importante pour celle à long terme, s’est bien déroulée. J’ai retrouvé une alimentation « normale » (féculents, légumes, fruits, protéines et toutes les petites choses qui fond du bien à la tête comme le chocolat et divers grignotages…). Je n’ai pas accentué mon hydratation durant les jours suivants le Tour de Suisse en Courant. Musculairement j’ai récupéré vite et à part le fait de marcher comme un pingouin le jour suivant mon arrêt, je n’ai pas eu de douleurs, ni de soucis majeurs.

Les analyses de sang sont excellentes et elles démontrent que les stratégies de course, d’alimentation et d’hydratation étaient adaptées à ce tour, même s’il y a des points à améliorer. En effet, un tel ultramarathon permet de se découvrir et le feedback réalisé montre que je pourrais par exemple encore plus varié les goûts et les aliments : par exemple des crêpes seraient certainement très bien descendues durant ces 15 jours d’ultra.

Confirmation aussi de ma bonne santé par l’équipe d’O2score (comprendre le modèle). Matin et soir je réalisais des mesures sanguines qui étaient analysées par leur équipe : zoom sur mon système de défense anti-oxydant

Récupération du Tour de Suisse en Courant

Donc j’étais au repos depuis le dimanche 14 juin. Depuis quelques jours j’ai dû gérer les premiers signes négatifs du manque de course à pied. Chez moi il est plus mental que physique. Ca tombe bien quand on a une formation dans le coaching personnel cela permet de s’utiliser comme cobaye ! Cela dit, en accord avec mon doc je peux reprendre mes sorties. Je dois y aller en douceur, progressivement et pour le moment ne pas faire d’entraînement mais juste sortir courir. Je me réjouis de retrouver mes terrains de jeux et j’ai hâte de pouvoir à nouveau galoper dans quelques semaines.

Marathon Alpes Maritimes 1

Se créer des souvenirs

Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes

J’ai beaucoup d’images en tête de cette région de France. Des vacances en famille, ou avec des amis, vécues surtout du côté de Villeneuve-Loubet. Des sensations très fortes qui sont restées gravées dans mon corps quand j’improvisais des démonstrations de BMX (flat – freestyle au sol) sur la Croisette à Cannes. Je me souviens de ces « shows » qui regroupaient très vite des dizaines de spectateurs. Et puis j’ai participé à un 48h lors d’une édition du French Ultra Festival qui se déroulait à Antibes (Fort-Carré). Participé au Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes est donc devenu logique pour ma part afin de continuer à me créer des souvenirs.

Se créer des souvenirs pour le fun ?

Marathon Alpes Maritimes 3Partir de la Promenade des Anglais et rejoindre le boulevard de la Croisette à Cannes à quelques 42,195 km plus loin en longeant la Méditerranée, il y a bien pire comme décor pour courir ! Mais maintenant dans ma petite tête se bousculent plusieurs questions :

Se créer des souvenirs pour le fun ? Courir un marathon en footing est une manière originale de découvrir les recoins d’une région, d’autant que, souvent, les organisateurs nous offrent la possibilité d’emprunter des routes que nous ne prendrions pas spontanément à cause de la circulation. C’est aussi le bon moyen de partager avec d’autres marathoniens ou futurs marathoniens qui se lancent pour la première fois sur cette distance. en courant tranquillement c’est vraiment profiter à fond d’une telle course tout en préservant son physique.

Y aller pour pousser la machine cardiaque et faire gonfler les quadriceps ? Je laisse de temps à autre l’esprit compétitif décidé même si j’ai plus de plaisir à prendre du plaisir ! C’est grisant de se dire par moment : « Tiens, si je faisais mieux que la dernière fois ? ». L’ambiance est là tout à fait différente, nous parlons peu, nous restons concentrés sur les sensations et plus régulièrement sur le GPS. Enfin l’arrivée est souvent plus douloureuse :-)

Je vous vois venir… oui j’ai le temps jusqu’au 8 novembre 2015 de définir une stratégie, mais je participe à un autre marathon 2 semaines avant alors il me faudra décider pour les semaines de préparation.

Le marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes

Marathon Alpes Maritimes 4Pour découvrir la 8ème édition de ce marathon je vous invite à découvrir le descriptif sur le site officiel et plus particulièrement une animation 3D très bien faite qui vous présente le parcours dans son intégralité. Tout compte fait c’est déjà un bon moyen de voir le tracé et de s’imaginer y courir pour créer des souvenirs avec un objectif « fun » ou un but « chrono ».

Je serais en tout cas ravi de vous y rencontrer, papoter avec vous, faire un bout de chemin à vos côtés et trinquer en descendant une bonne boisson isotonique à l’arrivée (sous-entendu : une bière mousseuse et fraîche).

 

 

 

Crédit photo Karyn Gremaud

Mon expérience d’ultramarathonien

Cela fait maintenant 7 ans que je pratique l’ultramarathon. C’est grâce à une vidéo d’Alain D’Andria (un ultramarathonien du sud de la France) qui participait à la Badwater que j’ai eu le déclic. En peu de temps cette activité est devenue évidente pour moi, certainement un moyen de m’exprimer et de vivre ma vie. Alors je me suis plongé dans des récits d’autres coureurs, je me suis approché de celles et ceux qui avaient de l’expérience pour les écouter, pour comprendre et j’ai pris de l’information sur tout : kilométrage, entraînement, nutrition, hydratation, spécificités des qualités mentales, système locomoteur, matériel, stratégies de course…

J’ai discuté avec des nutritionnistes, des médecins, des entraîneurs, des sportifs venants d’autres disciplines et des psychologues. Je me suis fais mes propres expériences, j’ai pris des claques, j’ai eu des succès, des demi échecs, j’ai souffert, j’ai pleuré, je me suis fais mal et violence. J’ai maudit la terre entière, l’univers, j’ai galéré et j’ai recommencé, un pas après l’autre pour créer mon expérience d’ultramarathonien.

Je me suis relevé, j’ai commencé à écouter les suggestions quand je posais des questions, j’ai fermé les écoutilles aux conseils que je ne demandaient pas et j’ai testé (je teste encore) mes propres objectifs car c’est quand nos rêves dépendent de nous qu’ils sont les plus beaux à atteindre. Ma vision de l’ultramarathon se fait plus claire et plus juste. Je perçois de mieux en mieux la manière dont je veux vivre ce que je suis en tant qu’ultramarathonien.

Mon expérience d’ultramarathonien

Stephane Abry Traine GourdinsLa pire des choses à faire est de vouloir mettre un cadre à un ultramarathonien. Plus le cadre se fait pressant plus il tue la créativité d’un être qui vibre au son du mot liberté. Un coureur d’ultra est fait pour courir, souvent, loin, longtemps, c’est ainsi. Ma fille par exemple est plus inquiète quand je ne cours pas que lorsque je lui dit : « j’ai envie de faire le Tour de Suisse en Courant »

Dans la pratique il nous faut trouver son propre mode de fonctionnement. Certains ultramarathoniens ne sont pas regardant vis-à-vis de leurs blessures, pour ma part je suis plutôt prudent. Certains vivent leur passion dans leur coin, d’autres sont plus médiatisés. Beaucoup de coureurs participent à des compétitions et d’autres quasi jamais. L’essentiel est de vivre l’ultra comme bon nous semble, vivre à fond ses rêves, être congruent (accord entre ce que l’on pense, ce que l’on ressent, ce que nous faisons et ce que nous communiquons). Ma grande découverte (comme nous sommes tous uniques) est que chaque ultramarathonien est différent des autres.

Je discutais par exemple avec Philippe (trailer) de la nutrition et de l’alimentation. Discussion particulièrement riche et intéressante car sans jugement. Nous échangions de l’info sur nos expériences des longues distances. Philippe m’expliquait la boisson qui lui convenait le mieux, comment il se ravitaillait, ce qu’il apprenait, ce qu’il vivait et comment il le vivait. Nous utilisons tous les deux des stratégies alimentaires très différentes. Voilà où je veux en venir : faites vos expériences et trouvez ce qui vous convient. Cela peut prendre des années mais ce que vous apprendrez restera gravé à jamais car cela vous correspondra à 100%.

Evidemment que rien ne vous empêche de vous inspirer d’une expérience d’ultramarathonien mais pensez toujours à vous écouter : vos rêves, vos buts, vos besoins, vos croyances, vos valeurs, la manière dont vous voulez vivre votre propre vie (et pas celle que les autres veulent pour vous).

 

 

cdc2

Parrain du Cross du Cubly

Pour la 4ème année consécutive je suis parrain du Cross du Cubly (Les Avants sur Montreux)

C’est un grand plaisir pour moi d’avoir été choisi en 2012 alors que le Cross du Cubly était relancé après plusieurs années de pause. Pour ma part c’est toujours une joie de retrouver l’équipe d’organisation, les participants et d’aller goûter au bon air des Avants ! L’année passée j’avais remplacé au pied levé un ami speaker et cette année je tiendrai de nouveau le micro pour vous accompagner tout au long de la journée.

On nous annonce quelques pointures de la course à pied qui prendront le départ demain et nous accueillerons des passionnés de la course en montagne ainsi que des amoureux des Avants qui souhaitent avant tout s’en mettre pleins les mirettes. Paysages de toute beauté, panorama exceptionnel et du dénivelé pour faire de jolies gambettes pour l’été seront au programme de ce Cross du Cubly (dimanche 21 juin 2015).

CDCInfos pratiques pour le Cross du Cubly

Différentes courses s’offrent à vous : le Mini Trail, le Cross des adultes, le Cross des enfants

10h00 Départ du cross 8 km

10h30 Départ du mini – trail 15km

Dès 12h30 Grand Prix Jeunesse Riviera-Chablais (venez encourager ces jeunes coureurs qui se donnent à fond sur un parcours vallonné)

Retrait des dossards sur la place de fête dès 8h00. Vestiaires non surveillés et douches sont à votre disposition. Possibilité de se restaurer sur la place de fête et être servit par la maison Concordance.

cdc1Pour arriver aux Avants:

En voiture :
Sortie autoroute A9 « Montreux »
Suivre Les Avants

Par train :
Arrêt CFF à Montreux
Prendre le MOB jusqu’à Les Avants

Possibilité de s’inscrire sur place jusqu’à 20 minutes avant le départ (moyennant une contribution supplémentaire)

Pour aller plus loin : Cross du Cubly

Résultats : Softtiming

Stéphane Abry St Gothard

Tour de Suisse en Courant : run trip

Mon run trip

Décidément, nous n’avançons pas tous à la même vitesse dans la vie. Ma réflexion se veut là philosophique car ces 15 journées de Tour de Suisse en Courant ont bouleversé d’une part mes croyances et ont confirmé certaines visions que j’ai de la vie et de l’ultramarathon. La vitesse de progression dans la vie, la mienne en tout cas, une fusée de 18 à 30 ans et un escargot depuis. Mon cerveau est un feu d’artifice formé de bouquets de 1001 questions journalières. Depuis quelques mois je sais enfin ce que je veux faire quand je serai grand. Il a fallut encore passer des épreuves, celles par exemple de faire le deuil de certains aspects de ma vie (ceux qui décidément ne fonctionnent pas/plus) et oser être « en aller vers » de nouveaux. Se retrouver avec soi-même à encaisser les douleurs sur les routes de Suisse permet entre autre de descendre dans son inconscient, d’y pêcher des images, des mots/maux et de faire ensuite le point, consciemment. Mon run trip de 15 jours, au-delà du défi physique (kilomètres, dénivelés, chaleurs, blessures), m’a servi à faire le point. L’aventure ne fait que commencer !

La cantonale

Tour de Suisse - Stephane Abry - Troisieme etape 3En suivant les routes cantonales je délimitais clairement mon parcours et fixais les règles du jeu. Je reste convaincu de ce choix malgré une ou deux frayeurs (j’ai en mémoire ce 4×4 BMW qui a frôlé de très près mon pote Sébastien Réby du Team Univers Running sur la 3ème étape). Par moment le flux très important de circulation était particulièrement stressant, surtout quand le corps et l’esprit étaient à bout. J’ai par moment emprunter les chemins de traverses pour retrouver du calme. Mais ces cantonales m’ont fait voir du pays, j’ai ma boîte à images internes remplie de paysages montagneux grandioses. Des flashes quand j’y repense me font voir des lacs, des cascades, des oiseaux, des cols, des sommets… J’ai décidé de graver tout cela dans ma petite tête d’ultramarathonien et de ressortir ce trésor quand j’en aurai besoin, juste pour me faire du bien.

Le physique & le mental

Quand on pratique l’ultramarathon, ma foi, les douleurs, les soucis intestinaux, les maux de ventre, les jambes en bouillie, les frottements font Stéphane Abry St Gothard murspartie de l’expérience. Quand on le sait c’est déjà plus simple à gérer. Il est guère possible de comparer l’ultramarathon à une autre épreuve de course à pied ou alors pour en démontrer les grandes différences (gouffres) qui font la différence. Ce que je veux dire, c’est que tout est démultiplié sur une course de longue distance. Je dépense entre 5000 et 6000 calories par jour. Je bois entre 8 et 10 litres par jour. Le moindre accroc prend une ampleur incroyable. Je le dis de plus en plus mais l’ultra est une pratique subtile (soins, alimentation, hydratation, vitesse, improvisation, patience…).

J’ai discuté avec Elisabeth Gianadda (présidente de la Fondation Enfants Papillons) du corps et du mental. Au final qui décide ? Ma réflexion qui pourra encore changer et évoluer est la suivante. Mon corps dès les 4 premières heures de course (donc dès le départ de la 1ère étape) me faisait déjà mal (quadriceps). Evidemment la douleur est tout à fait acceptable et supportable à ce moment là. Mais si j’écoute mon corps, je stoppe. Plus tard les différents bobos, même s’ils paraissaient impressionnants vus de l’extérieur, ne m’ont jamais fait douter pour l’avenir. Je savais par expérience qu’il n’y aurait pas de séquelle. En revanche quand je stoppe à environ 70 km de l’arrivée, je sais que si je continue avec un genou gauche qui ne tient plus, ma santé physique est en jeu. Donc, tant que notre vie ou santé ne sont pas en jeu, notre mental peut nous faire faire des choses extraordinaires. Dès que la vie et la santé sont en jeu alors il faut à mon avis savoir raison gardée.

Si je me retrouve au milieu du désert avec un genou défaillant et que je risque ma vie alors là il me faut continuer à avancer pour sauver ma peau. Dans mon activité je n’y donne aucun sens. Cela n’engage que moi car d’autres ultramarathoniens ont un avis différent et tout à fait respectable sur le sujet.

Donc j’en viens à constater (avec l’appui d’études sur le Tor des Géants et l’UTMB) qu’il est essentiel de trouver l’équilibre entre le corps et l’esprit pour qu’ils fonctionnent ensemble et non l’un contre l’autre.

Sentiments, impressions

11063426_10204926462345381_9123664152211964557_oJ’ai la preuve via mon médecin du sport et les analyses sanguines que mon corps récupère vite. Pour le moment pas d’explications concrètes, certainement un peu de génétique, d’une bonne écoute de mon corps et de mes besoins et de l’expérience qui commence à porter ses fruits. Ca c’est bon pour le moral et pour aborder sereinement les autres ultras qui m’attendent.

Au fil des jours, je me suis aperçu que le principal pour moi était de courir. Qu’une étape fasse 50 ou 80 km n’avait plus autant d’importance qu’au début du périple. Difficile à expliquer ce ressenti alors qu’il y a aussi des moments de souffrance, que courir fait tout autant partie du « mal » que de la « guérison ». En fin de compte la course devient machinale. A partir d’un certain moment, pas précis à vrai dire, courir est une évidence.

Je ne referai pas ce Tour de Suisse en Courant d’une part car je veux garder cette expérience unique et d’autre part car je connais maintenant les routes 😉

Run trip d’avenir ?

Stephane Abry fontaineOui je pense au prochain projet. J’ai besoin de vivre ces moments. Ils sont mon équilibre, mes rêves à réaliser. Courir est ma manière de m’exprimer dans la vie. Alors le prochain ultra « made in Abry » sera de toute beauté avec une approche complètement différente. Les bases sont posées… reste à vous en dire plus prochainement et à le courir !