Récupération du Tour de Suisse en Courant

Stéphane Abry Sion samedi 30 mai 2015 place du Midi

Comment récupérer après mon Tour de Suisse en Courant ?

Tout d’abord, j’ai eu de bonnes nouvelles de la part de mon médecin du sport, le docteur Stéphane Borloz (Médecin spécialiste FMH en médecine physique et réadaptation et médecine du sport SSMS). Au bout de 2 jours d’arrêt mon corps récupérait déjà bien au niveau musculaire et les gros bobos s’atténuaient déjà. Plusieurs pistes pour comprendre cette récupération rapide : l’expérience, l’entraînement, la capacité du corps à encaisser, certainement un peu de génétique, l’alimentation, l’hydratation, le repos d’après course, une bonne connaissance de soi et de mes besoins, et un point important qui n’est pas négligeable : malgré les difficultés de courir 70 km/jour, je n’ai pas couru avec intensité mais en endurance ce qui est moins traumatique pour le corps.

Les bobos ramenés à la maison

IMG_4343 Diverses contractures (cuisses et mollets), légère tendinite du releveur droit et tendon d’Achille droit et une inflammation quasi générale du corps. Vous ajoutez un peu d’essoufflement dû à la fatigue et ça vous donne une vue d’ensemble de l’après ultramarathon. Notez aussi que j’ai préservé les articulations, surtout et en priorité le genou gauche !

Que dit le doc ?

D’une part que ma récupération du Tour de Suisse en Courant, que j’appelle la première phase, celle qui dure quelques jours après la course et qui est importante pour celle à long terme, s’est bien déroulée. J’ai retrouvé une alimentation « normale » (féculents, légumes, fruits, protéines et toutes les petites choses qui fond du bien à la tête comme le chocolat et divers grignotages…). Je n’ai pas accentué mon hydratation durant les jours suivants le Tour de Suisse en Courant. Musculairement j’ai récupéré vite et à part le fait de marcher comme un pingouin le jour suivant mon arrêt, je n’ai pas eu de douleurs, ni de soucis majeurs.

Les analyses de sang sont excellentes et elles démontrent que les stratégies de course, d’alimentation et d’hydratation étaient adaptées à ce tour, même s’il y a des points à améliorer. En effet, un tel ultramarathon permet de se découvrir et le feedback réalisé montre que je pourrais par exemple encore plus varié les goûts et les aliments : par exemple des crêpes seraient certainement très bien descendues durant ces 15 jours d’ultra.

Confirmation aussi de ma bonne santé par l’équipe d’O2score (comprendre le modèle). Matin et soir je réalisais des mesures sanguines qui étaient analysées par leur équipe : zoom sur mon système de défense anti-oxydant

Récupération du Tour de Suisse en Courant

Donc j’étais au repos depuis le dimanche 14 juin. Depuis quelques jours j’ai dû gérer les premiers signes négatifs du manque de course à pied. Chez moi il est plus mental que physique. Ca tombe bien quand on a une formation dans le coaching personnel cela permet de s’utiliser comme cobaye ! Cela dit, en accord avec mon doc je peux reprendre mes sorties. Je dois y aller en douceur, progressivement et pour le moment ne pas faire d’entraînement mais juste sortir courir. Je me réjouis de retrouver mes terrains de jeux et j’ai hâte de pouvoir à nouveau galoper dans quelques semaines.