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Pourquoi se lancer dans l’ultramarathon

Tous les coureurs connaissent ces fameuses questions : « Pourquoi tu cours ? » et « Qu’est-ce que tu fuis ? » Evidemment les réponses sont multiples et surtout elles appartiennent à chacun (parcours de vie, esprit de compétition, besoin de liberté, recherche de bien-être, faire partie d’une communauté…). Il y a à mon avis deux grandes catégories : celle des sportifs qui depuis l’enfance ou l’adolescence ont toujours pratiqué un sport. C’est leur équilibre de vie et c’est pour eux inconcevable de ne pas avoir une pratique sportive régulière. Et puis celle des personnes qui découvre les bienfaits de la course à pied à l’âge adulte (perte de poids, gestion du stress, envie de changement, arrêt d’une addiction, recherche de bien-être en général…).

Pourquoi se lancer dans l’ultramarathon ?

Imaginez, quand certains se demandent pour quelle(s) raison(s) on peut courir 2-3 fois par semaine, quelle est leur réaction face à un coureur d’ultrafond… Mais au-delà du regard des autres, si vous souhaitez vous lancer dans les courses de longues distances vous devrez être bien au clair avec vous-même et ne pas vous mentir (reconnaître vos besoins et envies).

Les motivations pour courir de longues distances (route, nature) sont vraiment diverses : performances, découvertes de lieux, plaisir du mouvement, confiance en soi, reconnaissance, développement personnel, se défier, repousser ses limites, se sentir différent, retrouver un côté « animal », se sortir d’une société aseptisée, vivre une forme de liberté…

De mon expérience en ultra et de mes formations en coaching personnel, je suis convaincu (à ce jour) qu’il n’y a pas de bonnes ou mauvaises motivations. Elles sont toutes acceptables si vous en êtes conscients et que votre activité dans l’ultrafond reflète qui vous êtes. Personne ne peut juger négativement qui vous êtes et ce que vous faites, car tout compte fait c’est votre vie et vous en faites ce que vous voulez. Donc quand vous vous lancerez dans l’aventure attendez-vous quand même à subir de nombreuses critiques de personnes qui ne chercheront pas à vous comprendre et d’ailleurs qui n’entendront pas vos explications :-)

ce-qui-te-passionne-stephane-abryComment se lancer en ultramarathon ?

L’idéal est de passer du 5km au 10 km et ensuite courir des 20 km et progresser petit-à-petit pour dépasser le marathon. Par la suite il n’y aura pas de limite. Voyez les parcours par exemple de Serge Girard, Christian Fatton ou Patrick Malandain (pour ne citer qu’eux). Durant votre apprentissage vous connaîtrez des succès, du bien-être et il faudra vous attendre aussi à vivre, tôt ou tard, des périodes moins drôles mais particulièrement enrichissantes : douleurs physiques, perte de motivation, solitude, impatience… Tous ces moments vont forger votre personnalité d’ultramarathonien.

Quand je me suis lancé j’ai pris beaucoup d’informations sur le matériel, l’alimentation, l’hydratation, la préparation mentale, les stratégies de course, les plans d’entraînements… Je vous encourage à vous ouvrir à différents points de vue afin d’améliorer votre pratique tout en sachant qu’au final vous serez toujours seul avec vous-même quand vous serez dans le « dur ». Certains coureurs d’ultrafond pratiquent par exemple le yoga ou la méditation afin de progresser et mieux gérer leurs courses.

beaute-de-lhistoire-abryPrudence ?

Un ultramarathonien m’avait dit un jour sur un forum qu’il fallait environ 5 ans de pratique pour commencer à comprendre ce qui nous convient ou non. Un autre estimait qu’il en fallait 7 ! Ce que je retiens ? C’est une pratique dans laquelle il y a toujours quelque chose à apprendre, ne serait-ce que par parce que les années passent et que le corps vieillit. Même si (à part soucis physiques importants) nous pouvons courir jusqu’à un âge très avancé (exemple Arthur Webb 70 ans qui participe encore à la Badwater aux Etats-Unis) la prudence est de mise. Pour courir sereinement je suggère de réaliser un test d’effort par an, faire des analyses sanguines et être suivi par un médecin du sport. Cela me parait important car ce suivi permettra de mieux gérer les bobos et surtout de les prévenir. Depuis 2 ans j’ai des baisses de vitamine D assez fortes. Sans un contrôle médical, je n’aurais pas compris la fatigue intense que je vivais (je pensais manquer de fer alors que mon taux de ferritine était bon).

Prudence aussi dans la gestion de votre agenda (job, sport, vie sociale…). Quand on court beaucoup les temps de repos s’accentuent aussi, on a tendance à ne focaliser que sur la course, à se renfermer et la perte de certains repères peut apparaître. Plus facile à dire qu’à faire mais il semble qu’adapter les 3 pôles « job, vie personnelle, vie sociale » est une bonne solution pour ne pas trop se centrer que sur l’ultra (et je parle en connaissance de cause).

Courez mes amis !

En conclusion : soyez au clair avec vos motivations et vivez ce que vous avez à vivre et non ce que les autres souhaitent pour vous. Adaptez votre pratique sans vous enfermer. Et un peu de prudence vous évitera d’être une tête brulée.

Bonne longue course !


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Stéphane Abry

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Festival Carnets de Voyages

«CARNETS DE VOYAGES»
6ÈME ÉDITION: 25–26–27 NOV. 2016

Je suis invité au festival Carnets de Voyages le samedi 26 novembre 2016. J’animerai ma conférence sur le Tour de Suisse en Courant à 13h00. A la fin de ma présentation vous aurez l’occasion d’échanger avec moi sur cette course de 1000 km sur les routes suisses. Je me ferai un plaisir de vous rencontrer ensuite pour évoquer l’ultramarathon et mes futures courses.

L’équipe de Carnets de Voyages prépare la 6e édition; celle-ci accueillera les voyageurs qui ont envie de faire partager leurs aventures à toutes celles et tous ceux qui rêvent de découvrir de nouveaux horizons parcourus à pieds, à vélo, à cheval, en bateau, en 4×4, à dos de chameau ou de mules, en famille, en solitaire ou entre amis.

Afin de ne pas manquer ce rendez-vous, réservez dans vos agendas les 25, 26 et 27 novembre 2016 au Cycle d’Orientation de Marly.

Vous retrouverez cette atmosphère chaleureuse qui a fait le succès de ce festival, vous aurez l’occasion d’échanger avec les aventuriers ou de vivre un moment d’évasion.

stephane-abry-sion-octobre-2016LIEU

Cycle d’Orientation de Marly, Rte des Ecoles 28, 1723 Marly FR
Plan d’accès

ACCÈS

Bus TPF: arrêt Marly Grand-Pré (lignes 1, 231, 233, 234, 245 et 281)

Privilégiez le co-voiturage ou les transports publics pour vous rendre au Festival.
Pour les personnes qui préférent utiliser leur véhicule, le parking de l’école est à disposition.

HORAIRES

Vendredi 25.11.2016 dès 18h30
Samedi 26.11.2016 dès 10h30
Dimanche 27.11.2016 dès 12h00

RESTAURATION

Vendredi dès 18h30
Boissons et sandwichs
Samedi toute la journée
Boissons, pâtisseries et sandwichs
Samedi 18h15 – 20h00
Menu himalayen: Kukhurako Maasu
Curry de poulet et riz ou Curry de lentilles (végétarien)
Dessert : ceviche d’ananas au gingembre et à la menthe.
Prix: 15.— (tout compris)
Dimanche dès 12h00
Boissons, pâtisseries et sandwichs

BAR

Le bar, tenu par l’équipe de Carnets de Voyages, est ouvert tous les jours.Par l’achat de boissons, vous soutenez le festival et les oeuvres humanitaires présentes.

GRATUITÉ DU FESTIVAL

Le festival Carnets de Voyages et toutes ses activités sont gratuites, mais la tirelire accueille vos dons avec grand plaisir. Ceux-ci permettent la bonne marche du festival et le soutien de projets humanitaires.

Un grand merci à toute l’équipe du CO de Marly, son directeur Hassan Bugnard, les responsables techniques Jean-Luc et Stéphane pour le temps qu’ils nous consacrent, le corps enseignant et tous les élèves pour la décoration, le comité du festival ainsi que tous les bénévoles qui ont aidé à la mise sur pied de Carnets de Voyages.


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Run Across Australia

Christian Fatton s’est lancé le défi de tenter le record de la traversée de l’Australie en courant d’Est en Ouest (Run Across Australia). Depuis 2013, le record est détenu par l’ultramarathonien français Patrick Malandain : « Ma troisième traversée de continent, l’Australie. Une tentative de record en solo. Un coast to coast entre Sydney et Perth, entre l’océan Atlantique et Indien. Une course lancée le 13 octobre 2013 à l’opéra de Sydney et une arrivée 38 jours plus tard sur la « Fleet Street » à Fremantle banlieu de Perth, entre les deux, 3861 km, trois états traversés, la Nouvelle Galles du Sud, l’Australie Méridionale, l’Australie Occidentale, aussi la traversée de la plaine de Nullarbor, 1500 km sans arbres, sans ombres et des températures avoisinant les 50°, la plus grande ligne droite du monde, 146 kilomètres entre Caiguna et Balladonia. Une moyenne de 100,177 kilomètres au quotidien fait de moi le détendeur de la traversée de l’Australie, un record amélioré de cinq jours. »

run-across-australia-carteRun Across Australia

Christian Fatton est un ultramarathonien au parcours plus plus ! TransEurope Foot Race, Badwater, Tour de France et des centaines de courses toutes plus difficiles les unes que les autres qui ont fait de lui un coureur d’ultrafond hors norme ! Il a ce talent de pouvoir courir sur tous les formats (route, trail, 24h, 48h, 6 jours…). Précis dans le minutage et l’organisation, physiquement fort et connu pour avoir un mental particulièrement puissant, il fait partie de celles et ceux qui m’ont encouragé à mes débuts dans cette activité sportive.

Pourtant aujourd’hui, en consultant la page Facebook qui était dédiée à ce nouveau défi, j’ai appris qu’il avait mis fin à sa souffrance : « Après avoir couru deux jours avec des sérieuses blessures aux genoux, le gauche principalement ainsi qu’à la hanche, ces dernières l’obligeant de retirer son défi pour la Trans-Australie On Foot. Ayant parcouru plus de 512.8 kms depuis Sydney et malgré ces blessures et un temps très défavorable (pluie et vent contraire) Christian, toujours aussi déterminé a poursuivit la route en vélo pour plus de 158 kms. Christian a donné tout ce qu’il avait dans les réserves ces 2 derniers jours pour continuer, malheureusement physiquement a bout et mentalement cassé, Christian est très déçu de n’avoir pas pu continué. »

run-across-australia-cfChristian Fatton s’explique aussi sur son site : « A 6 h du matin, je prends le vélo et m’en vais. J’essaie… le vent a faibli mais est tout de même assez fort. Je dois me rendre à l’évidence, ça ne va pas aller. Je vais plus vite qu’à pied, du 12 ou 15 km/h, mais dans le vent, debout j’ai mal aux genoux et assis aux hanches. Hier soir, j’avais de fortes lancées dans la droite. Des courants électriques, comme si les os étaient en contact. Mais un peu du genre à ceux qui m’avaient obligé d’arrêter de courir 30 ans en arrière. Presque plus jamais revenus, sauf durant la fin et surtout après les 6 jours d’Antibes en 2010. Pas de signe avant-coureur. Les genoux, depuis les 2/3 du Tour de France, plus de problème. Et là, je cumule. Je ne vais pas bien, j’arrive pas à arrêter de penser à toutes les aides reçues, le soutien que j’ai eu d’un si grand nombre de personnes, au travail, dans mon entourage proche, mes amis, la famille, les donateurs pour ma tombola, mes annonceurs, mes sponsors et j’en oublie, la préparation que j’ai peaufinée, le tracé fait par Gilbert, les sponsors australiens trouvés par mon cousin, qui a lui déjà traversé l’Australie pour nous accueillir et nous servir de guide pour le retour avec sa voiture et sa remorque… J’arrive pas à croire que ces douleurs m’empêchent de continuer. Ça tourne à fond dans ma tête, je n’arrive pas à arrêter de penser que certains vont me reprocher des tas de choses, mais je ne peux pas avancer dans de telles douleurs. Désolé de vous décevoir. Je sentais tellement de soutien partout, je suis honteux même si je n’ai rien à me reprocher, mais c’est lamentable, du moins c’est ce que je pense. A des kms de ce que j’espérais. Le Tour de France s’était peut-être trop bien passé, j’ai eu de la chance. Je partais vraiment confiant. Vraiment désolé de vous décevoir. »

Mon soutien en pensées

Christian a depuis 2008 fait partie de mes références en ultramarathon. Il est un leader et un inspirateur dans le domaine. Il m’est souvent arrivé de lire ses articles et de me remotiver grâce à ses écrits. Je peux tellement comprendre (même si je ne suis pas à sa place) ce qu’il ressent en stoppant son objectif. Tous les coureurs vous le diront, il est souvent très douloureux d’enlever le dossard et d’arrêter une course. Je sais que Christian à un mental d’enfer et qu’après la récupération il reprendra la route. Et j’espère qu’il s’attaquera de nouveau à ce challenge car il a évidemment toutes les qualités pour décrocher ce record. En pensées avec lui. Bon rétablissement l’ami !


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