Est-ce que tu cours toujours par plaisir ?

Abry Valais

Il y a quelques semaines de cela je prenais un café avec un pote de sport. Il me demandait : « Est-ce que tu cours toujours par plaisir ? Franchement, sincèrement as-tu toujours du plaisir en courant ? »

La notion de plaisir regroupe tant de particularités individuelles qu’il nous faudrait déjà philosopher des années sur ce que cela regroupe. Plaisir de gagner, plaisir de la gagne, plaisir de la liberté, d’être dehors, de partager avec d’autres coureurs, de respirer correctement, de faire du bien à sa tête, son corps, son cœur, de transpirer, de s’évader etc… C’est pour cette raison que quand quelqu’un me dit qu’il court par plaisir je le questionne sur SON plaisir, ce qu’il regroupe car nous n’avons pas tous les mêmes critères.

Mon plaisir dans la course ?

Dans les grandes lignes, j’aime tout d’abord quand il fait chaud, transpirer, sentir mon corps chaud comme un lézard profitant du soleil. J’aime la sensation de mon physique en train de travailler, les muscles se chauffent jusqu’au moment où j’ai cette impression de faire partie d’un tout. C’est aussi une démarche de développement personnel. Et puis mes besoins de réfléchir, de créer, d’imaginer sont décuplés durant mes sessions de course. J’apprécie aussi repousser le nombre de kilomètres comme si j’accédais au mouvement perpétuel…

Ai-je toujours du plaisir ?

Non ! Par moment je sais que je ne vais pas courir juste pour mon plaisir mais pour progresser. Dans ces conditions quand la respiration se fait plus courte, que le mental se fragilise, que le corps est plus douloureux que dans ma zone de confort, que je me fais mal, que je résiste, que je tiens le plus possible (à mon niveau) alors je n’ai aucune sensation de plaisir. J’en aurai ensuite en étant satisfait de l’entraînement. J’en aurai ensuite quand j’observerai de la progression ou au moins du maintien de la forme.

Abry RTS Infrarouge

Se faire mal ?

Il est parfois (souvent ? Toujours ?) nécessaire de se faire mal pour passer au niveau supérieur. Evidemment certains coureurs ne cherchent pas à améliorer leur vitesse, mental ou kilométrage et c’est tout à fait respectable. En tout cas je n’ai jamais vu de coureurs progresser sans aller chercher à repousser leurs limites (entraînement progressif). Quand on discute avec des sportifs élites qui se confient sur leur préparation on comprend vite que se faire mal fait partie intégrante de leurs programmes. Le plaisir ils l’auront plus tard ! Je vous suggère entre autres le livre d’Edgar Grospiron « Quand on rêve le monde… » dans lequel il parle de tous les sacrifices qu’il a enduré pour arriver au plus haut niveau.

Et puis quelques fois, se faire mal, c’est aussi aller se défouler, déstresser, s’éclaircir les pensées, vider les émotions qui nous envahissent dans certaines périodes de nos vies… et passer à autre chose.

Le plaisir revêt donc plusieurs aspects et est très personnel. Alors continuez de courir par plaisir (le vôtre) et sachez que certaines douleurs dans les entraînements vous en apporteront… plus tard.


Partageons aussi sur les réseaux sociaux

reseaux-sociaux

Facebook : www.facebook.com/stephaneabrycoaching & www.facebook.com/abrystephane

Twitter : twitter.com/StephaneAbry

Linkedin : www.linkedin.com/in/stephaneabry

Pinterest : www.pinterest.com/stphaneabry

Instagram : instagram.com/steabry

Google+ : plus.google.com/u/0/+StéphaneAbryCoaching

Hashtags

#ultrabry #ultramarathon #abry #apnée