Le jour où tout a changé

Stephane Abry

Nous sommes le dimanche 20 mai 2007. Je viens de retrouver une vieille paire de baskets que je n’avais pas utilisée depuis des lustres. Cette paire blanche et bleue traînait chez moi, jamais jetée, toujours là, fidèle au poste. Demain j’arrêterai de fumer c’est décidé ! Alors je fais le choix de me remettre au sport le jour d’avant.

Je ne savais pas trop où j’irais courir, j’avais presque un peu honte d’y aller. On (les autres) allait dire quoi de moi ? A vrai dire, à part moi, le monde entier se moquait bien de savoir si j’allais faire un footing ou non ce dimanche matin. J’étais excité à l’idée de rechausser les baskets, enfiler un short et un t-shirt. Je suis donc allé trotter pas très loin du terrain de golf à Sion, près du Rhône. Ce jour-là j’ai couru environ 15 minutes ! Comme on dit dans le milieu « j’ai craché mes poumons », je suis rentré avec les cuisses dures comme du bois et j’avais l’impression d’avoir participé à un marathon. Je me souviens que l’après-midi j’avais fait une promenade du côté de la passerelle à Farinet.

Depuis ce mois de mai j’ai repris du plaisir à courir, sans vraiment savoir dans quoi je m’engageais et avec quelques notions d’entraînement bien lointaines et pas toujours efficaces. Mais dès ce jour j’ai aimé courir en endurance en augmentant de plus en plus les distances et en rapprochant les jours de sortie. Petit-à-petit, au fil des semaines, des mois, je me suis senti de mieux en mieux avec mon corps ou plus simplement avec moi. J’étais bien loin d’imaginer qu’un jour je pratiquerais l’ultramarathon. Mon but était juste de bouger et de tenter de retrouver une meilleure respiration, un meilleur physique.

Cependant, au fond de moi je sentais ce besoin irrépressible d’aligner des kilomètres. J’adorais cette sensation que l’on ressent par moment et que l’on appelle le 2ème souffle. J’étais vivant, mes idées paraissaient plus claires en courant, je comprenais mieux qui j’étais, mes valeurs et mes croyances. J’ai compris assez vite que cette activité pour moi ressemblait comme deux gouttes d’eau à des séances de développement personnel. Je trouvais un complément certain à mes formations en psycho et en coaching. Depuis ce jour où tout a changé je sais que courir me permet de mieux me comprendre, d’apprendre à me connaitre. Quand je cours mon imagination est décuplée, j’ai cette impression que je peux voir mes projets avec plus de clarté. C’est ce que j’apprécie dans la course, chacun peut y trouver son plaisir, le mien est plus philosophique que lié à la compétition.


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