Lausanne Marathon

Un dernier pour la route

Ok, ok… je dis ça a chaque fois : « Un dernier marathon pour le fun, et ensuite je tournerai la page ». Sauf que cela fait plusieurs années que je tiens ce discours. Non mais c’est vrai, il y a toujours une motivation qui sort de sa boîte comme un petit diable et… le coureur étant faible, il craque !

Marathon de Lausanne 2017

Demain (dimanche 22 octobre 2017) j’aurai la chance d’accompagner Christelle Sturtz. Elle a un objectif et nous comptons bien le tenir ! Un peu comme un meneur d’allure, rôle que j’ai plusieurs fois tenu sur le semi du Lausanne Marathon ou Les 20 km de Lausanne, je vais courir avec elle apparemment sous la pluie (on prendra un parapluie…). Nous n’avons jamais couru ensemble mais nous communiquons beaucoup afin d’affiner la stratégie. Sera-t-elle payante ? Réponse dimanche après-midi après avoir tracé la route !

La préparation

Pour le coup je ne suis pas prêt à 100%. Disons qu’il y a un bon 70%. Ayant peu couru depuis le début de l’année je vais m’en tenir en grande partie à mon expérience, mon endurance de base et ma connaissance du parcours. Pour le reste ? J’avancerai au mental.

Ce soir repas à base de riz, courgettes, jambon et fruits. Demain matin je vais opter pour un petit-déjeuner à base de fromage blanc, céréales,fruits et un ou deux œufs durs. D’ici à demain j’évite le café et je continue à bien m’hydrater avec de l’eau. Avant le départ du marathon à 10h10 je vais assurer l’hydratation avec une boisson d’attente iso de Powerbar. Durant la course je prévois 2-3 gels Powerbar dont un à base de caféine si j’en ressens le besoin durant les derniers kilomètres. Comme d’habitude je ferai le choix de m’arrêter à tous les ravitos (surtout pour boire).

Un petit conseil en passant : ne négligez pas les ravitaillements. Et si vous deviez en sauter un, portez votre choix sur le dernier, mais jamais sur le premier qui va vous permettre de faire le plein d’eau et de maintenir une certaine qualité d’hydratation.

Stéphane Abry Lavaux

Stéphane Abry Lavaux

L’allure sur la route

Il y a une vérité qui est maintes fois répétée. Maintenant que la vitesse a été définie, durant la course il est important de ne pas la changer le jour J (même si on se sent très en forme et que l’idée de faire mieux que prévu vous passe en tête). Celle allure sera maintenue tout au long du marathon. A moins que votre stratégie soit de le courir en negative split. Demain, avec Christelle Sturtz, notre plan de route est de maintenir une vitesse constante du début à la fin.

Si vous participez à une des coures du Lausanne Marathon, je vous souhaite beaucoup de plaisir et aussi d’atteindre vos objectifs. Je sais que pour certains d’entre vous c’est une grosse préparation qui a durée des mois. Alors que demain soit votre jour sur les routes du Lavaux !


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Stéphane Abry Lavaux 10 octobre 2017

Vos rêves en course à pied

Tout d’abord il est certainement utile de faire la différence entre la rêverie qui fait du bien à la tête mais qui ne sera pas réalisée. Et le rêve qui, comme un fil rouge dans nos vies, devient un objectif.

La puissance des rêves

« J’aurais aimé avoir le courage de vivre la vie que je voulais, et pas la vie qu’on attendait de moi. » C’est ainsi que je débute une de mes conférences sur la réalisation des rêves. Cette phrase est extraite du livre de Bronnie Ware « Les cinq plus grands regrets des mourants ». Je sais, lu comme ça, ce n’est pas très positif. Cependant elle est révélatrice du manque de courage que nous pouvons ressentir afin de vivre comme bon nous semble…

  • Il vous arrive de rêver vos courses, d’imaginer quel coureur vous pourriez être ou devenir. Vous avez encore en mémoire ce rêve d’enfant que vous n’avez jamais réalisé, pourtant à l’époque cela vous paraissait si facile à mettre en place et vous vous l’étiez juré : « Un jour je le vivrai ! »
  • Le rêve est un puissant moteur, une source de motivation intarissable et un exceptionnel générateur d’énergie !

Rêver ses courses et les vivre

Vous connaissez à coup sûr beaucoup de personnes qui voudraient participer à des courses qui les inspirent mais qui ne le font pas. Souvent c’est le temps, l’entourage et/ou l’argent qui posent souci. Je me permets de mettre de côté la santé, et encore, certaines personnes souffrant d’un handicap réalisent des exploits sportifs incroyables.

A vrai dire c’est un choix. Je sais que ce n’est pas évident à lire, à entendre et parfois à accepter. Je le constate régulièrement dans mes séances de coaching, jusqu’au moment où nous prenons la ferme décision de passer à l’action.

  • Le temps ? On le trouve si ce rêve est vraiment un but. Peut-être pas aujourd’hui, peut-être pas demain. Mais en le planifiant, par exemple dans quelques années.
  • L’entourage ? Si votre objectif ne dépend pas de vous il faudra le rendre « écologique », c’est-à-dire qu’il convienne à l’ensemble des personnes impliquées. C’est souvent un manque de communication ou une mauvaise communication qui empêche les réalisations. On trouve toujours un accord. Si ce n’est pas le cas, alors c’est qu’il y a un problème plus profond.
  • Le financement ? Il faut bien avouer que dans notre société quand l’argent manque c’est un frein. Prenons l’exemple d’une course comme la Badwater aux Etats-Unis, c’est un sacré budget qu’il va falloir créer. Il existe de multiples façons de financer un projet. Je ne dis pas que c’est aisé (j’en sais quelque chose pour la réalisation de mes défis), mais ça vaut le coup d’essayer. Dans ce cas, pensez à toutes les solutions possibles : crowdfunding, économies mensuelles, partenariats, sponsoring, tous les bons plans déplacements/hébergements que vous pouvez trouver sur le web.

La clarification des objectifs

Il existe différentes façon d’atteindre un rêve/objectif. Vous pouvez trouver de nombreuses stratégies pour l’organiser au mieux. Cependant il y a une base qui ne bouge quasi pas : être motivé, avancer par étapes, définir une date, que le but soit réaliste et réalisable, qu’il dépende le plus possible de vous-même, connaitre et/ou développer des ressources personnelles, être conscient des obstacles qui arriveront tôt ou tard, savoir s’entourer, demander de l’aide, parler de son projet, l’écrire noir sur blanc (les couleurs sont aussi les bienvenues…) et avoir une vision claire du rêve enfin réalisé.

Espoir, confiance, croyance

Enfin, il est essentiel d’avoir une ou des croyances fortes et porteuses pour réaliser votre rêve de course (« j’y crois plus que tout ! »). Même durant les périodes difficiles gardez espoir, ne lâchez pas au premier obstacle. C’est quand la confiance s’effrite qu’il est essentiel de la maintenir ! Quoiqu’il arrive sachez rebondir car rien n’est figé. Il suffit quelques fois de saisir la belle opportunité qui se présente à vous ou que vous aurez inspirée.

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir… et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. » (Jacques Brel)


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Pèlerinage annuel Prabé

Pèlerinage annuel

Chaque année je ne manque pas mon pèlerinage au Prabé (commune de Savièse – Valais). Je n’ai pas de date précise pour faire cette balade qui m’est chère. Je décide souvent au dernier moment pour réaliser cette petite trotte. Je pars de chez moi à Sion, j’attaque directement dans le pentu en direction de St Germain, les Mayens-de-la-Zour et ensuite je rejoins le chemin qui serpente dans la forêt et qui mène au Prabé. L’aller-retour est de 20 km et pour les dénivelés ça nous donne 1400D+/1400D-

Pourquoi le Prabé ?

A vrai dire, je ne me souviens pas bien de ma première fois, mais je garde en mémoire la sensation ressentie en ce lieu qui domine la plaine du Rhône. Tout d’abord la vue à 2000 mètres y est magnifique et en automne les couleurs jaunies de la végétation sont magiques. Bon, d’accord, il n’y a pas qu’à cet endroit où l’on trouve un tel panorama et de telles couleurs. Pourtant j’ai eu un véritable coup de coeur pour ce site. Donc chaque année je vais y faire mon tour pour l’aspect physique de la montée (course et marche rapide) car ce joli coin de pays se mérite. Et puis j’aime y retourner pour me reprendre un shoot de bien-être. Même si je n’y reste pas des heures, j’aime y prendre quelques photos, m’asseoir un moment, contempler la vie depuis là-haut, ressentir une forme d’énergie, faire le point et redescendre avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Stéphane Abry Prabé 15 octobre 2017 objectifMonter pour descendre en soi

J’aime cette sensation d’ancrage que j’ai avec ce lieu de « pèlerinage ». Dès que je prépare mes affaires pour y aller je me sens bien. J’ai hâte d’en découdre avec la montée. Je ressens une forte motivation. Je suis très excité à l’idée d’aller m’y poser pour une forme de méditation. J’y monte pour descendre en moi. Sans entrer dans le détail, j’y ai souvent vécu de fortes intuitions qui se sont avérées justes. Spécial ? Bizarre ? Je n’en sais rien. Une chose est certaine pour moi, cet endroit, malgré les courbatures, me ressource. L’autre endroit où j’ai vécu ces sensations est près du lac Khövsgöl en Mongolie. Vous savez, ces moments où vous vous dîtes : « Je suis chez moi ». Pas un chez moi « administratif ». Non, c’est autre chose, un chez moi plus profond, comme si c’était une évidence d’être là. Comme quoi la course à pied peut nous mener à toute autre réflexion que la qualité de nos entraînements ou de savoir si nous avons « fait péter » nos chronos personnels.

Plus je cours et plus la course me permet de mieux me comprendre. Plus je trotte et plus j’ai envie de cette connaissance profonde de qui je suis. Elle apaise mes émotions, m’apporte des solutions, m’aide à développer une vision plus large de la vie et peut-être aussi de vivre des expériences uniques avec moi-même. La plupart des ultramarathoniens vous le diront, nous entrons dans « l’au-delà ». L’inconvénient est qu’il faut quelques fois courir des heures pour trouver le chemin qui nous mène à cet état de conscience quelque peu modifié. Portés par le flow nous sortons de l’extérieur (la réalité de la route, les douleurs musculaires, la météo…) pour entrer en nous et vivre pleinement notre monde intérieur. C’est un peu ça que je vais chercher lors de mon pèlerinage annuel. Et souvent, je le trouve.


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Stéphane Abry Lavaux

Lausanne Marathon avec Christelle Sturtz

Lausanne Marathon ça approche

A quelques jours du Lausanne Marathon je suis allé trotter dans le Lavaux mardi en fin d’après-midi. D’une part c’était très agréable de se plonger dans l’ambiance, sous le soleil en serpentant dans les vignes. D’autre part il y avait surtout un shooting à réaliser pour mon livre qui sortira au printemps 2018.

En terme de préparation pour ce 42.195 km, j’avoue madame la juge, que je suis un peu à la ramasse. Depuis début avril j’ai vécu de grosses pertes de motivations et au début de l’été une tendinite au talon droit m’ont bien bloqué pour m’entraîner. Donc j’ai chargé un peu en kilométrage ces derniers temps, juste pour que mon corps soit prêt à encaisser le kilométrage le 22 octobre.

En duo avec Christelle Sturtz

Christelle Sturtz

Cette année j’ai le plaisir d’accompagner Christelle Sturtz sur ce joli aller/retour. Nous nous connaissons via les réseaux sociaux et par la voix au téléphone. Nous avons fait connaissance il y a quelques temps déjà grâce à l’Association ELA. Cependant nous n’avons jamais trotté côte à côte (on se calera durant les premiers kilomètres). Christelle Sturtz a un objectif pour ce marathon et je vais en quelque sorte lui servir d’ange gardien pour qu’elle atteigne son but dans les meilleures conditions. Je me réjouis de notre rencontre et de pouvoir partager avec elle ces quelques heures d’endurance.

Stéphane Abry Lavaux

Stéphane Abry Lavaux

Alors d’ici au 22 octobre je vais encore enchaîner quelques sorties sans trop pousser la machine afin d’être le plus frais possible. La dernière semaine sera allégée. Quelques footings seront au programme pour garder du rythme et un peu de « stress ». Et certainement, comme d’habitude pour moi, une dernière petite sortie le samedi 21 afin que mon corps reste éveillé. Par expérience c’est ce qui m’a toujours convenu. Trop couper avant le jour J est le meilleur moyen que je connaisse pour être engourdi lors de l’épreuve.

J’espère que j’aurai le plaisir de vous croiser dans le sas de départ, sur le parcours ou la fin pour le verre de l’amitié !


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Stéphane Abry faire du volume

Volume en course à pied

Vous me demandez souvent, quand je réalise de grosses charges kilométriques, ce que je suis en train de préparer (sous-entendu, quelle compétition). Faire du volume ne rime pas forcément avec un objectif ou une échéance. C’est avant tout par plaisir. Je cours. J’aime courir des dizaines de kilomètres juste parce que j’adore ça. En d’autres termes, ça m’éclate.

Courir juste pour courir

Il me semble (pas pour toutes les coureuses et les coureurs) que la course rime avec entraînements et compétitions. Ce qui est très bien, aucun mal à cette façon d’aborder la course à pied. Cependant il me parait essentiel aussi de courir juste pour le fait de gambader, que ce soit sur des petites distances, des longues, sur route ou en trail. Il est possible de courir sans musique, sans GPS, sans plan d’entraînement… Vous pouvez vous évader sans but à part celui de vous faire plaisir ou pour une autre raison personnelle.

Pourquoi tu cours ?

Quand je me suis remis à la course en mai 2007 c’était pour m’aider à arrêter de fumer. Et au bout de quelques semaines j’ai compris, senti, que l’ultramarathon allait devenir mon trip. Ensuite, à la même question, avec les années de pratiques, ma réponse à évoluer. J’ai fait un lien avec ma carrière de 23 années dans les médias, dans lesquels notre rôle (à part communiquer et transmettre) était de faire rêver et inspirer nos auditeurs. Et c’est vrai que quand on se lance dans des projets d’ultrafonds on reçoit beaucoup de messages allant dans ce sens. Je vous remercie, d’ailleurs, infiniment pour votre soutien et les mots que nous échangeons. De tout cela je vous en reparlerai plus en détails dans le bouquin que je suis en train de finaliser (ma bio via l’ultramarathon). Il devrait sortir dans la période mars/avril 2018.

Mais ma motivation à courir continue d’évoluer. Cela n’a plus rien à voir avec 2007. Il y a de plus en plus en moi le besoin de me développer personnellement (et du coup en lien avec mon job de coach). Psychanalyse ? Forme de spiritualité ? Recherche d’un « pourquoi » ? Ou pour quelqu’un qui m’est cher ? Les réponses se trouvent dans toutes ces questions. Du coup faire du volume me permet de descendre en moi, dans les abîmes de mon inconscient. La longue distance surtout sur route, grâce à une espèce de mouvement perpétuel aide grandement à se déconnecter de l’extérieur et de plonger profondément en soi. Même si cela peut sembler être « cul-cul » (j’assume totalement), la recherche de l’Amour est une forte motivation. Ca demanderait à être détaillé… quand je me sentirai prêt j’écrirai sur ce sujet.

Gros volume

Mon envie et mon besoin est donc de courir, courir, courir… Il me semble que j’ai eu une révélation en lisant un article sur Anton Krupicka qui évoquait il y a quelques années son kilométrage hebdomadaire : environ 210 km/semaine. 30 par jour ! Et je m’étais dit : « Wow ! Voilà ce que je veux ! » Pourquoi 30 m’a interpellé ? Pourquoi pas 20 ou 40 ? Je n’en sais trop rien. Voilà, il y a donc des périodes dans l’année, sans préparer de compétition, je mange de l’asphalte. Et vous ?


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