Lausanne Marathon

Un dernier pour la route

Ok, ok… je dis ça a chaque fois : « Un dernier marathon pour le fun, et ensuite je tournerai la page ». Sauf que cela fait plusieurs années que je tiens ce discours. Non mais c’est vrai, il y a toujours une motivation qui sort de sa boîte comme un petit diable et… le coureur étant faible, il craque !

Marathon de Lausanne 2017

Demain (dimanche 22 octobre 2017) j’aurai la chance d’accompagner Christelle Sturtz. Elle a un objectif et nous comptons bien le tenir ! Un peu comme un meneur d’allure, rôle que j’ai plusieurs fois tenu sur le semi du Lausanne Marathon ou Les 20 km de Lausanne, je vais courir avec elle apparemment sous la pluie (on prendra un parapluie…). Nous n’avons jamais couru ensemble mais nous communiquons beaucoup afin d’affiner la stratégie. Sera-t-elle payante ? Réponse dimanche après-midi après avoir tracé la route !

La préparation

Pour le coup je ne suis pas prêt à 100%. Disons qu’il y a un bon 70%. Ayant peu couru depuis le début de l’année je vais m’en tenir en grande partie à mon expérience, mon endurance de base et ma connaissance du parcours. Pour le reste ? J’avancerai au mental.

Ce soir repas à base de riz, courgettes, jambon et fruits. Demain matin je vais opter pour un petit-déjeuner à base de fromage blanc, céréales,fruits et un ou deux œufs durs. D’ici à demain j’évite le café et je continue à bien m’hydrater avec de l’eau. Avant le départ du marathon à 10h10 je vais assurer l’hydratation avec une boisson d’attente iso de Powerbar. Durant la course je prévois 2-3 gels Powerbar dont un à base de caféine si j’en ressens le besoin durant les derniers kilomètres. Comme d’habitude je ferai le choix de m’arrêter à tous les ravitos (surtout pour boire).

Un petit conseil en passant : ne négligez pas les ravitaillements. Et si vous deviez en sauter un, portez votre choix sur le dernier, mais jamais sur le premier qui va vous permettre de faire le plein d’eau et de maintenir une certaine qualité d’hydratation.

Stéphane Abry Lavaux

Stéphane Abry Lavaux

L’allure sur la route

Il y a une vérité qui est maintes fois répétée. Maintenant que la vitesse a été définie, durant la course il est important de ne pas la changer le jour J (même si on se sent très en forme et que l’idée de faire mieux que prévu vous passe en tête). Celle allure sera maintenue tout au long du marathon. A moins que votre stratégie soit de le courir en negative split. Demain, avec Christelle Sturtz, notre plan de route est de maintenir une vitesse constante du début à la fin.

Si vous participez à une des coures du Lausanne Marathon, je vous souhaite beaucoup de plaisir et aussi d’atteindre vos objectifs. Je sais que pour certains d’entre vous c’est une grosse préparation qui a durée des mois. Alors que demain soit votre jour sur les routes du Lavaux !


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Stéphane Abry Lavaux 10 octobre 2017

Vos rêves en course à pied

Tout d’abord il est certainement utile de faire la différence entre la rêverie qui fait du bien à la tête mais qui ne sera pas réalisée. Et le rêve qui, comme un fil rouge dans nos vies, devient un objectif.

La puissance des rêves

« J’aurais aimé avoir le courage de vivre la vie que je voulais, et pas la vie qu’on attendait de moi. » C’est ainsi que je débute une de mes conférences sur la réalisation des rêves. Cette phrase est extraite du livre de Bronnie Ware « Les cinq plus grands regrets des mourants ». Je sais, lu comme ça, ce n’est pas très positif. Cependant elle est révélatrice du manque de courage que nous pouvons ressentir afin de vivre comme bon nous semble…

  • Il vous arrive de rêver vos courses, d’imaginer quel coureur vous pourriez être ou devenir. Vous avez encore en mémoire ce rêve d’enfant que vous n’avez jamais réalisé, pourtant à l’époque cela vous paraissait si facile à mettre en place et vous vous l’étiez juré : « Un jour je le vivrai ! »
  • Le rêve est un puissant moteur, une source de motivation intarissable et un exceptionnel générateur d’énergie !

Rêver ses courses et les vivre

Vous connaissez à coup sûr beaucoup de personnes qui voudraient participer à des courses qui les inspirent mais qui ne le font pas. Souvent c’est le temps, l’entourage et/ou l’argent qui posent souci. Je me permets de mettre de côté la santé, et encore, certaines personnes souffrant d’un handicap réalisent des exploits sportifs incroyables.

A vrai dire c’est un choix. Je sais que ce n’est pas évident à lire, à entendre et parfois à accepter. Je le constate régulièrement dans mes séances de coaching, jusqu’au moment où nous prenons la ferme décision de passer à l’action.

  • Le temps ? On le trouve si ce rêve est vraiment un but. Peut-être pas aujourd’hui, peut-être pas demain. Mais en le planifiant, par exemple dans quelques années.
  • L’entourage ? Si votre objectif ne dépend pas de vous il faudra le rendre « écologique », c’est-à-dire qu’il convienne à l’ensemble des personnes impliquées. C’est souvent un manque de communication ou une mauvaise communication qui empêche les réalisations. On trouve toujours un accord. Si ce n’est pas le cas, alors c’est qu’il y a un problème plus profond.
  • Le financement ? Il faut bien avouer que dans notre société quand l’argent manque c’est un frein. Prenons l’exemple d’une course comme la Badwater aux Etats-Unis, c’est un sacré budget qu’il va falloir créer. Il existe de multiples façons de financer un projet. Je ne dis pas que c’est aisé (j’en sais quelque chose pour la réalisation de mes défis), mais ça vaut le coup d’essayer. Dans ce cas, pensez à toutes les solutions possibles : crowdfunding, économies mensuelles, partenariats, sponsoring, tous les bons plans déplacements/hébergements que vous pouvez trouver sur le web.

La clarification des objectifs

Il existe différentes façon d’atteindre un rêve/objectif. Vous pouvez trouver de nombreuses stratégies pour l’organiser au mieux. Cependant il y a une base qui ne bouge quasi pas : être motivé, avancer par étapes, définir une date, que le but soit réaliste et réalisable, qu’il dépende le plus possible de vous-même, connaitre et/ou développer des ressources personnelles, être conscient des obstacles qui arriveront tôt ou tard, savoir s’entourer, demander de l’aide, parler de son projet, l’écrire noir sur blanc (les couleurs sont aussi les bienvenues…) et avoir une vision claire du rêve enfin réalisé.

Espoir, confiance, croyance

Enfin, il est essentiel d’avoir une ou des croyances fortes et porteuses pour réaliser votre rêve de course (« j’y crois plus que tout ! »). Même durant les périodes difficiles gardez espoir, ne lâchez pas au premier obstacle. C’est quand la confiance s’effrite qu’il est essentiel de la maintenir ! Quoiqu’il arrive sachez rebondir car rien n’est figé. Il suffit quelques fois de saisir la belle opportunité qui se présente à vous ou que vous aurez inspirée.

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir… et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. » (Jacques Brel)


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Pèlerinage annuel Prabé

Pèlerinage annuel

Chaque année je ne manque pas mon pèlerinage au Prabé (commune de Savièse – Valais). Je n’ai pas de date précise pour faire cette balade qui m’est chère. Je décide souvent au dernier moment pour réaliser cette petite trotte. Je pars de chez moi à Sion, j’attaque directement dans le pentu en direction de St Germain, les Mayens-de-la-Zour et ensuite je rejoins le chemin qui serpente dans la forêt et qui mène au Prabé. L’aller-retour est de 20 km et pour les dénivelés ça nous donne 1400D+/1400D-

Pourquoi le Prabé ?

A vrai dire, je ne me souviens pas bien de ma première fois, mais je garde en mémoire la sensation ressentie en ce lieu qui domine la plaine du Rhône. Tout d’abord la vue à 2000 mètres y est magnifique et en automne les couleurs jaunies de la végétation sont magiques. Bon, d’accord, il n’y a pas qu’à cet endroit où l’on trouve un tel panorama et de telles couleurs. Pourtant j’ai eu un véritable coup de coeur pour ce site. Donc chaque année je vais y faire mon tour pour l’aspect physique de la montée (course et marche rapide) car ce joli coin de pays se mérite. Et puis j’aime y retourner pour me reprendre un shoot de bien-être. Même si je n’y reste pas des heures, j’aime y prendre quelques photos, m’asseoir un moment, contempler la vie depuis là-haut, ressentir une forme d’énergie, faire le point et redescendre avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Stéphane Abry Prabé 15 octobre 2017 objectifMonter pour descendre en soi

J’aime cette sensation d’ancrage que j’ai avec ce lieu de « pèlerinage ». Dès que je prépare mes affaires pour y aller je me sens bien. J’ai hâte d’en découdre avec la montée. Je ressens une forte motivation. Je suis très excité à l’idée d’aller m’y poser pour une forme de méditation. J’y monte pour descendre en moi. Sans entrer dans le détail, j’y ai souvent vécu de fortes intuitions qui se sont avérées justes. Spécial ? Bizarre ? Je n’en sais rien. Une chose est certaine pour moi, cet endroit, malgré les courbatures, me ressource. L’autre endroit où j’ai vécu ces sensations est près du lac Khövsgöl en Mongolie. Vous savez, ces moments où vous vous dîtes : « Je suis chez moi ». Pas un chez moi « administratif ». Non, c’est autre chose, un chez moi plus profond, comme si c’était une évidence d’être là. Comme quoi la course à pied peut nous mener à toute autre réflexion que la qualité de nos entraînements ou de savoir si nous avons « fait péter » nos chronos personnels.

Plus je cours et plus la course me permet de mieux me comprendre. Plus je trotte et plus j’ai envie de cette connaissance profonde de qui je suis. Elle apaise mes émotions, m’apporte des solutions, m’aide à développer une vision plus large de la vie et peut-être aussi de vivre des expériences uniques avec moi-même. La plupart des ultramarathoniens vous le diront, nous entrons dans « l’au-delà ». L’inconvénient est qu’il faut quelques fois courir des heures pour trouver le chemin qui nous mène à cet état de conscience quelque peu modifié. Portés par le flow nous sortons de l’extérieur (la réalité de la route, les douleurs musculaires, la météo…) pour entrer en nous et vivre pleinement notre monde intérieur. C’est un peu ça que je vais chercher lors de mon pèlerinage annuel. Et souvent, je le trouve.


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Stéphane Abry Lavaux

Lausanne Marathon avec Christelle Sturtz

Lausanne Marathon ça approche

A quelques jours du Lausanne Marathon je suis allé trotter dans le Lavaux mardi en fin d’après-midi. D’une part c’était très agréable de se plonger dans l’ambiance, sous le soleil en serpentant dans les vignes. D’autre part il y avait surtout un shooting à réaliser pour mon livre qui sortira au printemps 2018.

En terme de préparation pour ce 42.195 km, j’avoue madame la juge, que je suis un peu à la ramasse. Depuis début avril j’ai vécu de grosses pertes de motivations et au début de l’été une tendinite au talon droit m’ont bien bloqué pour m’entraîner. Donc j’ai chargé un peu en kilométrage ces derniers temps, juste pour que mon corps soit prêt à encaisser le kilométrage le 22 octobre.

En duo avec Christelle Sturtz

Christelle Sturtz

Cette année j’ai le plaisir d’accompagner Christelle Sturtz sur ce joli aller/retour. Nous nous connaissons via les réseaux sociaux et par la voix au téléphone. Nous avons fait connaissance il y a quelques temps déjà grâce à l’Association ELA. Cependant nous n’avons jamais trotté côte à côte (on se calera durant les premiers kilomètres). Christelle Sturtz a un objectif pour ce marathon et je vais en quelque sorte lui servir d’ange gardien pour qu’elle atteigne son but dans les meilleures conditions. Je me réjouis de notre rencontre et de pouvoir partager avec elle ces quelques heures d’endurance.

Stéphane Abry Lavaux

Stéphane Abry Lavaux

Alors d’ici au 22 octobre je vais encore enchaîner quelques sorties sans trop pousser la machine afin d’être le plus frais possible. La dernière semaine sera allégée. Quelques footings seront au programme pour garder du rythme et un peu de « stress ». Et certainement, comme d’habitude pour moi, une dernière petite sortie le samedi 21 afin que mon corps reste éveillé. Par expérience c’est ce qui m’a toujours convenu. Trop couper avant le jour J est le meilleur moyen que je connaisse pour être engourdi lors de l’épreuve.

J’espère que j’aurai le plaisir de vous croiser dans le sas de départ, sur le parcours ou la fin pour le verre de l’amitié !


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Stéphane Abry faire du volume

Volume en course à pied

Vous me demandez souvent, quand je réalise de grosses charges kilométriques, ce que je suis en train de préparer (sous-entendu, quelle compétition). Faire du volume ne rime pas forcément avec un objectif ou une échéance. C’est avant tout par plaisir. Je cours. J’aime courir des dizaines de kilomètres juste parce que j’adore ça. En d’autres termes, ça m’éclate.

Courir juste pour courir

Il me semble (pas pour toutes les coureuses et les coureurs) que la course rime avec entraînements et compétitions. Ce qui est très bien, aucun mal à cette façon d’aborder la course à pied. Cependant il me parait essentiel aussi de courir juste pour le fait de gambader, que ce soit sur des petites distances, des longues, sur route ou en trail. Il est possible de courir sans musique, sans GPS, sans plan d’entraînement… Vous pouvez vous évader sans but à part celui de vous faire plaisir ou pour une autre raison personnelle.

Pourquoi tu cours ?

Quand je me suis remis à la course en mai 2007 c’était pour m’aider à arrêter de fumer. Et au bout de quelques semaines j’ai compris, senti, que l’ultramarathon allait devenir mon trip. Ensuite, à la même question, avec les années de pratiques, ma réponse à évoluer. J’ai fait un lien avec ma carrière de 23 années dans les médias, dans lesquels notre rôle (à part communiquer et transmettre) était de faire rêver et inspirer nos auditeurs. Et c’est vrai que quand on se lance dans des projets d’ultrafonds on reçoit beaucoup de messages allant dans ce sens. Je vous remercie, d’ailleurs, infiniment pour votre soutien et les mots que nous échangeons. De tout cela je vous en reparlerai plus en détails dans le bouquin que je suis en train de finaliser (ma bio via l’ultramarathon). Il devrait sortir dans la période mars/avril 2018.

Mais ma motivation à courir continue d’évoluer. Cela n’a plus rien à voir avec 2007. Il y a de plus en plus en moi le besoin de me développer personnellement (et du coup en lien avec mon job de coach). Psychanalyse ? Forme de spiritualité ? Recherche d’un « pourquoi » ? Ou pour quelqu’un qui m’est cher ? Les réponses se trouvent dans toutes ces questions. Du coup faire du volume me permet de descendre en moi, dans les abîmes de mon inconscient. La longue distance surtout sur route, grâce à une espèce de mouvement perpétuel aide grandement à se déconnecter de l’extérieur et de plonger profondément en soi. Même si cela peut sembler être « cul-cul » (j’assume totalement), la recherche de l’Amour est une forte motivation. Ca demanderait à être détaillé… quand je me sentirai prêt j’écrirai sur ce sujet.

Gros volume

Mon envie et mon besoin est donc de courir, courir, courir… Il me semble que j’ai eu une révélation en lisant un article sur Anton Krupicka qui évoquait il y a quelques années son kilométrage hebdomadaire : environ 210 km/semaine. 30 par jour ! Et je m’étais dit : « Wow ! Voilà ce que je veux ! » Pourquoi 30 m’a interpellé ? Pourquoi pas 20 ou 40 ? Je n’en sais trop rien. Voilà, il y a donc des périodes dans l’année, sans préparer de compétition, je mange de l’asphalte. Et vous ?


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Stephane Abry Lentine

Se cabosser l’âme

Il se passait quelque chose en moi aujourd’hui, une espèce de tourbillon émotionnel, un doute, une intuition malsaine, un manque, que sais-je ? Je sentais que ça venait de loin en moi, une porte ouverte sur l’inconscient, un mélange de solitude et d’une mélancolie romantique qui me retournent le cœur. Quand ces sensations sans noms apparaissent alors je sais que pour les faire taire je vais devoir aller me faire mal. Dans ces cas-là, ce n’est pas à un entraînement auquel je me prépare mais à un combat avec moi-même.

Je vais passer entre les cordes du ring, je vais sentir le goût de la rudesse, sentir mon corps transpirer, mes muscles surchauffer, ma respiration se bloquer par un trop plein d’air et vider ma tête en poussant mon cœur. Etre insensible à la sensibilité. J’irai cracher sur mes pompes !

Alors je cours, perdu dans mes pensées. J’avance sans me soucier de l’aspect sportif, je me cabosse l’âme, je me fight avec mon corps, je pousse mes limites, je défie mon mental et le plus fort gagne au bout du nombre de rounds nécessaires à se mettre ko. A l’image de mes pensées je vais tourner en rond sur un parcours vallonné et je cours tant que la pression n’est pas retombée et ça prend le temps qu’il faut. Je cours jusqu’au moment où je retrouve en moi mon gosse, mon frangin, mon poteau, mon copain qui me tient chaud. Ce combat de coqs, mâle contre mal est mon exutoire à mes doutes.

Et soudain, comme par magie, comme un médicament qui coule dans les veines et qui commence à faire son effet, ma vitesse baisse, ma respiration redevient facile, mes émotions s’apaisent, mon âme est à nouveau légère, mon cœur va mieux, un sourire se dessine, le combat touche à sa fin, l’harmonie s’installe, je peux rentrer.

Le corps et la tête endorphinés, le calme intérieur revient et la douceur de la joie apparaît jusqu’à la prochaine salle de boxe où j’irai encore et encore me cabosser l’âme.


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Stephane Abry 11092017

Les jambes du voyage

Hier (10 septembre 2017) j’évoquais sur ma page Facebook mon envie de bifurquer, de voir, de ressentir, de vivre autrement l’ultramarathon. Pourtant je ne me suis jamais gêné pour aller à contre courant, pour faire autrement que les autres. Non par rébellion mais juste pour être au plus près de mes valeurs et de mes convictions. Et dieu sait que ça ne m’a pas apporté que des amitiés dans la fameuse « grande famille de la course à pied ».

Cependant je me suis un peu perdu en chemin et aujourd’hui lors de ma sortie j’ai repensé à ce que j’avais écrit. Je me suis souvenu que quand je me suis lancé dans la course de longue distance, je vivais mes moments de running comme un voyage. Bien sûr je ne changeais pas de continent, mais chaque entraînement prenait un petit goût d’aventure. Je me fixais comme objectif de découvrir des chemins, des routes, des coins de pays ou des villages. Je visais « à vue de nez » où je devais me rendre et j’y allais au petit bonheur la chance.

Depuis quelques années j’ai perdu cette sensation de découverte et j’ai très envie de retrouver ces sorties « à la one again » ! Ca m’appelle, ça me titille, je veux me relancer dans ces délires de course. Courir juste pour courir. Courir en bouffant du kil et ne pas penser récupération. Mettre au feu les plans d’entraînements. Retrouver la joie de me défoncer la tête et les jambes. M’agenouiller en rentrant chez moi et remercier les « dieux » de la course à pied.

Bizarrement c’est en courant au feeling que j’ai pu rencontrer des entrepreneurs qui m’ont aidé dans mes saisons d’ultrafond, non pas parce que j’étais plus performant que d’autres. Non, juste parce que j’étais le coureur « à la masse ». C’est ce délire qui me manque. Me lever le matin après une soirée un peu trop arrosée et me dire que c’est le moment d’aligner 60 kil parce que j’en ai envie. Rentrer tard dans la nuit et courir dans la rue pour booster les sensations.

Je bifurque, je reviens à l’essentiel, sur ma route…


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Apnée domaine des Iles1

Apnée et ultramarathon

Un nouveau souffle grâce à l’apnée

De nombreux coureurs m’ont souvent invité à pratiquer un sport supplémentaire (en plus de l’ultramarathon) afin de développer de nouvelles capacités ou renforcer celles déjà existantes. Nous parlons alors d’entraînements croisés. Souvent, à l’image de nos ami(e)s triathlètes, nous pouvons croiser avec le vélo et/ou la natation. Mais c’est aussi possible avec d’autres sports (ski de fond, ski à roulettes, fitness pour le renforcement…). Je n’en avais jamais ressenti le besoin.

Une baisse de motivation particulièrement forte en 2016 (l’impression d’avoir fait le tour de la course) m’a stimulé tout compte fait à lorgner sur une autre activité. Ma rencontre avec l’apnée, que je pratique juste pour le plaisir et sans recherche de performance, m’a fait entrer dans un nouveau monde qui est un excellent complément à l’ultrafond. Je découvre des sensations de calmes qui m’étaient quasi inconnues jusqu’à maintenant. C’est un excellent pilier pour le développement personnel et la connaissance de soi. Un exemple ? Savoir me maîtriser quand j’ai l’impression d’être à 20 mètres sous l’eau alors que je ne suis qu’à 4 mètres.

Le renouveau

Du coup je serais presque tenté d’aller découvrir en plus, le yoga et la méditation. Et, moi qui ai toujours crû que l’eau n’était pas mon élément, je me surprends à être en manque par moment. Cette plongée dans cet univers de calme, de détente et d’harmonie (même si je suis loin de nager comme une sirène, j’ai plus le style baleineau…) m’apporte un renouveau dans la course à pied.

Par exemple, finir un footing par une vingtaine de minutes à travailler ma respiration, couché dans l’herbe, est quelque chose de totalement nouveau pour moi. Et vous savez quoi ? J’y prends un sacré plaisir ! Mon approche de l’ultra et sa pratique sont en train de changer. J’ai toujours l’envie de manger de la route et des kilomètres mais avec une approche plus sereine. Difficile encore de l’expliquer concrètement. Si j’avais plus de cheveux, je vous dirais que je pourrais l’aborder d’une manière plus hippie que sportif. J’ai vraiment le désir de lier consciemment corps et esprit d’une façon harmonieuse. Je ne suis qu’au début de ma nouvelle vision de l’ultra-endurance et l’envie de changement est bien là. Présente. Envahissante. Porteuse d’un renouveau.

Je tiens à remercier vivement Amalia Dini (présidente du club Happy Fins) de m’avoir apporter un regard positif et doux sur l’apnée. Grâce à son enseignement je découvre plus de sagesse dans la course et c’est un sacré pas !


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hihway in Desert,  National Park Death Valley, California, USA

La course est

J’ai toujours trouvé ça très étonnant ce rapport que nous entretenons avec la course à pied : tantôt amis, tantôt meilleurs ennemis surtout quand elle nous fait des misères, ou plus exactement quand notre corps ou notre mental se rebellent.

Au fond la course n’est que la course. Elle n’est ni bien ni mal. Elle est. C’est notre relation qui peut changer, tout compte fait comme dans toutes liaisons.

Par moment je me demande aussi ce qui continue à me pousser à courir. Pourquoi ? Et puis je la délaisse, je la mets de côté, je la boude, je lui tourne le dos… Et là, comme la bonne nouvelle que vous n’attendiez pas au saut du lit un matin de blues, elle réapparait, elle vous invite à la danse, elle surgit comme une diablotine, elle vous reprend au cœur, elle agite de folles promesses d’un chemin inexploré et vous retombez dans le panneau. Vous sautez à pieds joints dans son univers enivrant. Et vous courez à perdre haleine. Vous sentez en vous tout le bonheur de fouler le sol. Vous respirez, vous vivez, vous appréciez, vous vous sentez libre. La puissance de sa richesse émotionnelle vous fait monter les larmes aux yeux. Vous courez encore et encore…

Liaison dangereuse diront certains. Amour impossible confieront d’autres. Incontournable façon de vivre penseront d’autres encore. Mélange de puissance, de liberté, de valeurs que seul le coureur peut comprendre, ou en partie, car la course réserve toujours une part de mystère, surtout pour celles et ceux qui aiment les longues distances, vous savez, quand on entre dans ces états hypnotiques qui vous font visiter des parties de vous que vous ne connaissiez pas tout à fait.

Douleurs, bonheur, larmes, colère, joie, tristesse, peur, difficultés, facilités, harmonie, tendresse, soi, être, être soi… sentir une forme de foi à chaque pas.

Je souffle une dizaine de bougies dédiées à l’ultramarathon et chaque jour je suis étonné par la course. Je découvre toujours de nouveaux aspects. J’affine, j’observe, j’apprends et quand une leçon est apprise alors je simplifie tout ce savoir pour inventer de nouveaux lendemains qui m’enchanteront.

Je n’ai qu’une certitude à ce jour : La course n’est pas que performance, c’est avant tout un état d’esprit et une belle aventure avec soi-même.


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Col du Sanetsch 1

Prendre la route

Depuis que je suis gamin j’ai toujours aimé prendre la route et courir sur ces bandes noires qui passent au gris au fil des années. Pour quelle(s) raison(s) courir sur la route m’a toujours attiré ? Je n’ai pas de réponse satisfaisante à apporter… Peut-être parce qu’une fois, il y a longtemps, j’y ai pris du plaisir et que j’ai gravé dans le marbre de mon inconscient de bonnes sensations. En psycho ou en coaching nous parlons d’ancrage positif.

Mais comment expliquer que certains routards (dont je fais partie) apprécient aussi y courir sous un soleil de plomb ? Qu’est-ce qui peut nous attirer au fond à fouler ces routes rectilignes, longues, qui paraissent si monotones au regard d’autres coureurs ?

Prendre la route

Quand je prends la route, je suis très vite absorbé par mes pensées, un état hypnotique particulièrement agréable. Je cours sans me soucier où je vais poser mes pieds comme dans le trail par exemple. Je me sens « autre ». Et pas que sur le plat. J’ai les mêmes sensations en montée. J’adore quand la transpiration commence à faire son travail de régulation de la chaleur. Tracer la route en courant, c’est un peu comme partir en vacances en voiture. Il y a une espèce d’euphorie qui prend le dessus. Bizarrement, alors que j’aime aussi faire des sorties en nature, je ne retrouve pas ces sensations. Pourtant quand on habite à la montagne, le terrain de jeu est fabuleux… Non, c’est l’asphalte qui me motive le plus ! Peut-être aussi que sur le goudron je peux courir longtemps, en tout cas plus que sur les sentiers alpins. A vrai dire, je n’aime pas marcher. Dès que je marche j’ai tendance à m’ennuyer.

Abry RTS InfrarougeLa vitesse ?

Je me suis demandé si c’est la vitesse de course qui est grisante… Pour ma part n’étant pas un coureur rapide cela n’a aucun sens. Ma vitesse de croisière, celle où je me sens vraiment bien, est précisément 11.4 km/h. Rien d’exceptionnel. Mais c’est à cette vitesse que je m’évade totalement. J’ai repéré cette vitesse de bien-être au fil des années. Chaque fois que je me sens léger, en pleine possession de mes moyens, c’est à cette allure (5.15 au km). Ca ne veut pas dire que je peux tenir cette vitesse sur de très longues distances, c’est juste d’excellentes sensations durant une certaine période qui peut être variable suivant les sorties.

Le futur

Ou le passé pour commencer… J’ai aussi crapahuté dans les montagnes ou je me suis éclaté sur tapis de course mais rarement sur piste. Et plus les années passent dans ma pratique de l’ultramarathon et plus je suis en phase avec la course sur route. Le 22 octobre 2017 je suis invité par le Lausanne Marathon. J’y courrai l’épreuve reine aux côtés de Christelle Sturtz.

Pour les projets à plus longs termes, je prépare un 1000 km en Mongolie (là, j’avoue, la route se transformera aussi en chemins 😉 ). Et j’ai toujours dans un coin de ma tête un ultra à Majorque et une traversée de la Finlande. En revanche j’ai mis de côté un de mes rêves, celui de participer un jour à la Badwater… L’envie revient… mais ça c’est un gros morceau…

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