Ultramarathon visualisation

Visualisez correctement votre réussite

La visualisation dans la préparation mentale est une technique très puissante pour réussir vos courses d’ultramarathon. En quelque sorte, elle donne la ligne de conduite à votre cerveau et permet de définir le but à atteindre dans les meilleures conditions.

S’imaginer comment vous allez réussir va déclencher des pensées et ressentis positifs. Vous pourrez définir vos comportements, votre gestuelle de coureur et ancrer en vous une forte ressource positive.

Je prends souvent l’exemple des skieurs que l’on voit avant leur descente refaire mentalement la piste. On les observe totalement concentrés et mimant la course parfaite pour eux. Cette visualisation a peut-être été répétée des dizaines de fois, voire des centaines, pour que le cerveau s’imprègne totalement de l’objectif. Cela peut paraitre étrange, mais pour notre cerveau c’est « comme si » c’était vrai. L’idée est de « tout simplement » reproduire physiquement ce qui a été travaillé mentalement. Ces skieurs voient et ressentent la piste, la glisse, la neige, leurs jambes, leurs corps, leur vitesse… ils y sont, ils vivent déjà leur compétition. Ils se préparent à être au top.

Comment travailler votre visualisation ?

Le principe de la visualisation est simple. Cependant cela demande de la discipline et de la constance dans votre préparation mentale. Il est toujours utile de rappeler que sans persévérance et entraînement il est illusoire de vouloir performer 😉

L’idéal est de vous poser chaque jour plusieurs minutes. Par exemple avant de vous endormir ou à tout autre moment qui vous conviendra. Fermez les yeux et imaginez votre course parfaite (comme les skieurs). Visualiser ne concerne pas que les images. Entendez les sons, votre chanson préférée si vous aimez courir en musique, les encouragements de vos proches aux ravitos. Soyez aussi attentif à votre dialogue interne (comment vous vous parlez). Répétez vos phrases ou mots qui vous motivent. Vivez à fond, profondément votre ultra, comme si vous y étiez. Ressentez les sensations positives. Courez en vous voyant réussir votre épreuve jusqu’à la ligne d’arrivée.

Quels sont les points à respecter ?

  • Avant : plongez-vous dans votre ultra sur route ou dans votre ultratrail. Au risque de me répéter, recommencez cette visualisation positive tous les jours pour ancrer fortement cette expérience interne.
  • Attention : votre objectif doit rester réaliste et réalisable… si vous courez les 100 km en 12 heures, vous voir passer du jour au lendemain en-dessous de la barre des 8 heures ne l’est peut-être pas 😉
  • Pendant : la route et les chemins sont longs… réactivez cette ressource le nombre de fois nécessaire durant votre compétition afin de faire resurgir les ressentis positifs. Encouragez-vous. Développez votre motivation interne en pensant à la satisfaction que vous aurez d’avoir réussi.
Ultramarathon visualisation

Ultramarathon visualisation

La visualisation, une baguette magique ?

Non ce n’est pas une baguette magique. C’est un outil qui va vous mettre dans de meilleures conditions de course et qui vous offrira plus de chances de réussir. La qualité de votre entraînement mental fera la différence. Issue de l’observation du comportement humain, la visualisation vous permet de mieux aborder votre ultra car nous sommes guidés par les buts.

Transposer la visualisation à d’autres domaines de votre vie ?

« Transposer » est très souvent utilisé en coaching. Ce que nous apprenons dans un domaine (ici le sport) peut être transposé à d’autres domaines de votre vie. Dans le cas qui nous occupe, la visualisation vous servira pour parler en public, mieux aborder un entretien, être plus à l’aise dans vos journées etc… C’est un outil puissant qui mérite d’être utilisé ou au moins d’être essayé pour en retirer un maximum de bénéfices.


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Muscler son mental

Le mental un muscle à entretenir régulièrement

Lorsque l’on parle de préparation mentale, ça veut bien dire ce que ça veut dire : préparer son mental ! C’est donc un entraînement qui l’est bon de réaliser régulièrement, voire quotidiennement, suivant vos objectifs et votre façon de vivre votre vie d’ultramarathonien ou d’ultratrailer.

Comme la préparation stratégique d’une course, l’entraînement physique ou encore le côté technique d’une course (je pense là particulièrement aux trailers), il est important de muscler votre mental.

Ma récente expérience

Pour celles et ceux qui l’ont vécu, il suffit de faire une longue pause voulue ou non (blessure par exemple) pour s’apercevoir que le mental est tout à coup moins performant, moins aiguisé… notre cerveau cet organe exceptionnel peut aussi très facilement devenir une vraie « feignasse ». Bossez moins votre mémoire et elle devient moins bonne. Lisez peu et la concentration sur les textes perd en efficacité. Réalisez peu une tâche et vous aurez plus de peine à vous y remettre etc. Bien sûr, il suffit de réactiver les processus et les bonnes habitudes reviennent… idem pour votre mental.

(Je vous invite à vous intéresser à la neuroplasticité pour mieux comprendre le phénomène de réactivation).

Pour ceux qui me suivent régulièrement, vous savez que je suis passé il y a quelques mois par un gros manque d’envie de courir. Ma tête était ailleurs avec d’autres préoccupations. Quand j’ai repris mes sorties (en dehors du fait que j’avais le physique à retravailler) j’ai constaté que mon mental ne suivait plus comme avant. Alors que j’en avais fait une force, je me trouvais dans une situation assez inconfortable : difficulté à tenir mes objectifs, patience mise à mal, plus de peine à déclencher mes pensées positives… bref il me fallait remuscler mon mental et retrouver les bonnes habitudes.

Au lieu de paniquer, j’ai remis en place mes fondamentaux en réactivant petit-à-petit les processus longuement entraînés par le passé.

Pour ma part j’agis sur la visualisation et surtout sur mon dialogue interne (la manière dont je me parle). Si en courant je commence à me dire que mon entraînement a assez duré, que je serais mieux devant mon ordi en sirotant un soda ou que je me trouve toute autre excuse pour rentrer… eh bien ! je risque de le faire et de créer une habitude.

Hier encore, une partie de moi m’encourageait à courir et en même temps je me disais que marcher n’était pas très grave. Et c’est vrai, marcher ne changerait pas le court de la vie. Cependant il est facile de tomber dans ce cercle vicieux alors que notre corps est tout à fait apte à courir. En prenant conscience de mes pensées et de mon dialogue intérieur, j’ai switché en passant de « marcher serait plus cool » à « je peux courir encore quelques minutes ». Du coup, que s’est-il passé ? Je n’ai pas arrêté ma course et cela m’a permis de faire l’expérience du possible et de retrouver de la satisfaction, celle de l’avoir fait !

De plus cela crée une nouvelle expérience positive que j’intègre et qui me servira de ressource : j’ai réussi, je peux le refaire, j’en suis capable malgré la difficulté.

En quoi cela est utile de forger son mental ?

Bossez votre mental pour agir évidemment sur vos pensées, mais aussi vos ressentis et émotions, et vos comportements de coureur pour :

  • Gérer votre stress et votre anxiété
  • Mieux supporter la fatigue, les douleurs musculaires
  • Développer votre patience
  • Rester lucide (surtout lors de très longues distances. Note perso : cela mériterait un article)
  • Vous détacher du regard des autres
  • Atteindre vos objectifs
  • Booster votre motivation
  • Mieux vous connaitre (forces et faiblesses)
  • Avoir les bonnes réactions quand vous êtes dans le dur
  • Maintenir des pensées positives
  • Utiliser vos ressources au bon moment
  • Rester centré sur vos sensations et savoir les décoder

Conclusion

En musclant votre mental vous vous donnez plus de chance de réussir et ces forces apprises dans votre activité de coureur pourront être transposées dans votre vie de tous les jours ou dans votre job. Il y a donc tout à y gagner 😉

Besoin d’un accompagnement pour muscler votre mental ? J’en parle volontiers avec vous


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Etre fort mentalement

Etre fort mentalement est-il inné ?

Un mental fort est-il inné ? C’est une question qui m’est souvent posée dans mon job de coach. Comme, peut-on le développer, le renforcer ? Et comment devenir fort mentalement ?

Le sujet est vaste et mériterait plusieurs livres à écrire en collaboration avec des neurologues, coachs sportifs, psychologues et sportifs pour les témoignages 😉 Cependant voici des grandes lignes :

On naît fort mentalement ?

Non, la force mentale n’est pas innée. Elle s’expérimente, se travaille et se développe. Certaines personnes pensent qu’elle est innée car elles ont cette impression d’avoir toujours eu du mental. Cependant grâce à une introspection elles constateraient que c’est leur vécu qui a renforcé leurs capacités. Comme un sportif devient plus fort musculairement, plus souple, plus rapide, plus endurant ou meilleur techniquement car ses années de pratique et d’assiduité l’ont aidé, le mental se bosse. Dans leurs expériences elles ont par exemple des parents qui leurs ont montré une certaine façon de vivre, ne pas baisser les bras, voir les soucis sous divers angles pour trouver des solutions. Elles ont été encouragées, soutenues et ont bénéficié d’une bonne estime d’elles-mêmes. Ou au contraire la vie a peut-être été dure avec elles et du coup elles ont appris à se battre pour ne pas sombrer. La pratique intensive d’un instrument de musique (par exemple), une certaine discipline ou bien avoir fait du sport dès leur plus jeune âge ont contribué à développer certaines capacités mentales.

Comment développer ses forces mentales ?

De mon expérience avec mes clients, il est important tout d’abord d’accepter que nous ayons un cerveau et qu’il nous est essentiel 😉 Qu’il « suffit » de s’en servir pour en tirer des bénéfices mais que cela peut aussi prendre du temps. Une préparation mentale de qualité prend plusieurs mois pour des objectifs précis.

Plusieurs voies sont possibles : méditation, sophrologie, hypnose, PNL. Cette dernière étant mon outil de prédilection.

Pour ma part j’utilise beaucoup la visualisation que j’associe aux ressentis, ainsi que le dialogue interne et la gestion des pensées.

Etre fort mentalement

Etre fort mentalement

Visualisation

Savoir jouer avec ses images internes (ce que nous voyons dans notre tête) est un formidable déclencheur de ressentis positifs. Imaginez-vous en train de vous détendre dans un lieu que vous appréciez particulièrement… ça fait spontanément du bien. Le sourire apparait. Les soucis perdent de l’ampleur etc… Bien sûr, je vous fais ici un cours résumé, mais c’est l’idée de la visualisation. Vous pouvez changer les couleurs, les dimensions, les perspectives, la taille des images, accélérer ou ralentir votre film en interne et observer ce que cela change en vous. Si vous vous voyez réussir votre marathon avec des objectifs réalistes et réalisables, vous vous regardez courir, passer la ligne d’arrivée, prendre du plaisir… vous vous donnerez plus de chance d’atteindre votre but.

Dialogue interne et pensées

Comme la visualisation, votre dialogue intérieur (la manière dont vous vous parler, les petites phrases assassines que vous pouvez vous dire ou celles qui vous boostent) est capital pour réussir vos projets de course à pied. Pour celles et ceux qui pratiquent les épreuves d’ultras sur route ou en nature connaissent certainement ce moment où ils se disent qu’ils seraient mieux devant la télé avec une pizza et un verre de Montepulciano. A ce moment-là, ça commence à devenir mentalement critique et le point de rupture est en approche. En vous étant préparé à cette éventualité vous saurez changer rapidement votre mode de dialogue pour le rendre positif et garder le cap.

Auto-hypnose

Etre en état d’hypnose est tout à fait naturel. Les hypno-thérapeutes pourront vous renseigner sur le sujet. Nous sommes plusieurs fois par jour dans cet état. Nous ne le remarquons pas toujours. Cependant, c’est aussi particulièrement utile de pouvoir s’y plonger volontairement afin de mieux gérer la douleur, la fatigue, le manque de patience, le stress, le doute… Durant mes sorties longues j’atteins ce stade de conscience modifiée en comptant mes foulées jusqu’à 4… 1, 2, 3, 4… et je recommence le nombre de fois nécessaire pour me déconnecter de ce que je vis consciemment. Cela demande de la pratique mais tentez l’expérience qui peut vous être grandement utile surtout quand vous trouvez le temps « un peu long ».

Ressentis

Ces quelques outils ont pour but de garder un mental fort et par répercussions de vous sentir bien dans votre pratique. Vous savez switcher de pensées négatives en positives, vos images internes sont plus grandes, plus lumineuses, plus colorées. Votre dialogue interne est motivant. Ce que vous ressentez est plus agréable. Vous vous sentez plus en confiance, plus fort et plus lucide.

En résumé

  • Le renforcement du mental se travaille, s’entraîne.
  • Vous pouvez utiliser différentes techniques, méthodes.
  • Vous avez la capacité d’agir sur vos pensées, vos images, votre dialogue avec vous-même.

Des références utiles

Mon site sur le coaching Stéphane Abry Coaching

La page Facebook du Dr Bernard Anselem

Le site de l’école de Kevin Finel


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Stéphane Abry Lavaux 10 octobre 2017

Clés de la motivation

Conférence et atelier

S’il y a bien une activité qui m’a demandé une forte motivation durant 10 ans, c’est l’ultramarathon !

J’ai couru de Sion à Paris (765 km), réalisé un Tour de Suisse (1000 km, 70 km/jour), fait le tour du lac Léman (175 km) en moins de 22 heures, foulé 200 km en 24h, tenté des records de tapis de course sur 12h, couru un trail en Mongolie… Pour y arriver, pour tenir j’ai dû chercher ma motivation au plus profond de moi-même.

C’est quoi la motivation ?

La motivation c’est ce qui nous pousse à agir. Elle trouve ses sources dès notre plus jeune âge (les besoins fondamentaux du bébé) et elle revêt plusieurs formes : positives (en aller vers quelque chose, les valeurs qui nous animent, la satisfaction) ou même négatives (par exemple la motivation par la peur).

Tout au long de notre vie nous faisons l’expérience consciente ou inconsciente de la motivation. Dans les périodes de démotivation il est utile de savoir comment l’activer. Connaître ses stratégies de motivation est donc un vrai coup de pouce pour la mobiliser en temps voulu.

  • Saviez-vous que nous utilisons des stratégies (bien souvent inconscientes) dans tous nos actes ?
  • Connaissez-vous votre stratégie de motivation ?
  • Savez-vous comment l’utiliser au bon moment ?

Les courses extrêmes ont beaucoup à nous apprendre sur notre force mentale et sur notre capacité à maintenir notre motivation. De plus, nous pouvons transposer ces forces dans notre vie courante, dans notre job ou dans toutes autres activités pour lesquelles nous en aurions besoin !

Conférence motivation

Conférence motivation

Conférence à Rochefort !

Le lundi 23 avril 2018 à 18h30 ou à 20h30 je vous donne rendez-vous au coworking de Rochefort (Charente-Maritime). Sur la base de mon expérience de 10 années d’ultramarathon, j’évoquerai la motivation et vous transmettrai des stratégies utiles (pour la course et d’autres thèmes).

Il vous est utile de réserver au plus vite afin d’être certain d’avoir votre place ! Réservez maintenant

Nous vous demandons 5€ de participation et de prévoir environ 1h15 (conférence + vos questions et mes réponses).

Atelier Boostez votre motivation

Ce workshop se déroulera le vendredi 27 avril 2018 de 9h à 17h

  • Vous comprendrez les mécanismes de la motivation et de la démotivation
  • Vous repérerez votre stratégie de motivation
  • Vous découvrirez des plans d’actions à mettre en place tout de suite
  • Vous saurez déclencher votre motivation quand vous en avez besoin

Réservez dès aujourd’hui 


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Stephane Abry Lentine

Se cabosser l’âme

Il se passait quelque chose en moi aujourd’hui, une espèce de tourbillon émotionnel, un doute, une intuition malsaine, un manque, que sais-je ? Je sentais que ça venait de loin en moi, une porte ouverte sur l’inconscient, un mélange de solitude et d’une mélancolie romantique qui me retournent le cœur. Quand ces sensations sans noms apparaissent alors je sais que pour les faire taire je vais devoir aller me faire mal. Dans ces cas-là, ce n’est pas à un entraînement auquel je me prépare mais à un combat avec moi-même.

Je vais passer entre les cordes du ring, je vais sentir le goût de la rudesse, sentir mon corps transpirer, mes muscles surchauffer, ma respiration se bloquer par un trop plein d’air et vider ma tête en poussant mon cœur. Etre insensible à la sensibilité. J’irai cracher sur mes pompes !

Alors je cours, perdu dans mes pensées. J’avance sans me soucier de l’aspect sportif, je me cabosse l’âme, je me fight avec mon corps, je pousse mes limites, je défie mon mental et le plus fort gagne au bout du nombre de rounds nécessaires à se mettre ko. A l’image de mes pensées je vais tourner en rond sur un parcours vallonné et je cours tant que la pression n’est pas retombée et ça prend le temps qu’il faut. Je cours jusqu’au moment où je retrouve en moi mon gosse, mon frangin, mon poteau, mon copain qui me tient chaud. Ce combat de coqs, mâle contre mal est mon exutoire à mes doutes.

Et soudain, comme par magie, comme un médicament qui coule dans les veines et qui commence à faire son effet, ma vitesse baisse, ma respiration redevient facile, mes émotions s’apaisent, mon âme est à nouveau légère, mon cœur va mieux, un sourire se dessine, le combat touche à sa fin, l’harmonie s’installe, je peux rentrer.

Le corps et la tête endorphinés, le calme intérieur revient et la douceur de la joie apparaît jusqu’à la prochaine salle de boxe où j’irai encore et encore me cabosser l’âme.


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Stephane Abry 11092017

Les jambes du voyage

Hier (10 septembre 2017) j’évoquais sur ma page Facebook mon envie de bifurquer, de voir, de ressentir, de vivre autrement l’ultramarathon. Pourtant je ne me suis jamais gêné pour aller à contre courant, pour faire autrement que les autres. Non par rébellion mais juste pour être au plus près de mes valeurs et de mes convictions. Et dieu sait que ça ne m’a pas apporté que des amitiés dans la fameuse « grande famille de la course à pied ».

Cependant je me suis un peu perdu en chemin et aujourd’hui lors de ma sortie j’ai repensé à ce que j’avais écrit. Je me suis souvenu que quand je me suis lancé dans la course de longue distance, je vivais mes moments de running comme un voyage. Bien sûr je ne changeais pas de continent, mais chaque entraînement prenait un petit goût d’aventure. Je me fixais comme objectif de découvrir des chemins, des routes, des coins de pays ou des villages. Je visais « à vue de nez » où je devais me rendre et j’y allais au petit bonheur la chance.

Depuis quelques années j’ai perdu cette sensation de découverte et j’ai très envie de retrouver ces sorties « à la one again » ! Ca m’appelle, ça me titille, je veux me relancer dans ces délires de course. Courir juste pour courir. Courir en bouffant du kil et ne pas penser récupération. Mettre au feu les plans d’entraînements. Retrouver la joie de me défoncer la tête et les jambes. M’agenouiller en rentrant chez moi et remercier les « dieux » de la course à pied.

Bizarrement c’est en courant au feeling que j’ai pu rencontrer des entrepreneurs qui m’ont aidé dans mes saisons d’ultrafond, non pas parce que j’étais plus performant que d’autres. Non, juste parce que j’étais le coureur « à la masse ». C’est ce délire qui me manque. Me lever le matin après une soirée un peu trop arrosée et me dire que c’est le moment d’aligner 60 kil parce que j’en ai envie. Rentrer tard dans la nuit et courir dans la rue pour booster les sensations.

Je bifurque, je reviens à l’essentiel, sur ma route…


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Apnée domaine des Iles1

Apnée et ultramarathon

Un nouveau souffle grâce à l’apnée

De nombreux coureurs m’ont souvent invité à pratiquer un sport supplémentaire (en plus de l’ultramarathon) afin de développer de nouvelles capacités ou renforcer celles déjà existantes. Nous parlons alors d’entraînements croisés. Souvent, à l’image de nos ami(e)s triathlètes, nous pouvons croiser avec le vélo et/ou la natation. Mais c’est aussi possible avec d’autres sports (ski de fond, ski à roulettes, fitness pour le renforcement…). Je n’en avais jamais ressenti le besoin.

Une baisse de motivation particulièrement forte en 2016 (l’impression d’avoir fait le tour de la course) m’a stimulé tout compte fait à lorgner sur une autre activité. Ma rencontre avec l’apnée, que je pratique juste pour le plaisir et sans recherche de performance, m’a fait entrer dans un nouveau monde qui est un excellent complément à l’ultrafond. Je découvre des sensations de calmes qui m’étaient quasi inconnues jusqu’à maintenant. C’est un excellent pilier pour le développement personnel et la connaissance de soi. Un exemple ? Savoir me maîtriser quand j’ai l’impression d’être à 20 mètres sous l’eau alors que je ne suis qu’à 4 mètres.

Le renouveau

Du coup je serais presque tenté d’aller découvrir en plus, le yoga et la méditation. Et, moi qui ai toujours crû que l’eau n’était pas mon élément, je me surprends à être en manque par moment. Cette plongée dans cet univers de calme, de détente et d’harmonie (même si je suis loin de nager comme une sirène, j’ai plus le style baleineau…) m’apporte un renouveau dans la course à pied.

Par exemple, finir un footing par une vingtaine de minutes à travailler ma respiration, couché dans l’herbe, est quelque chose de totalement nouveau pour moi. Et vous savez quoi ? J’y prends un sacré plaisir ! Mon approche de l’ultra et sa pratique sont en train de changer. J’ai toujours l’envie de manger de la route et des kilomètres mais avec une approche plus sereine. Difficile encore de l’expliquer concrètement. Si j’avais plus de cheveux, je vous dirais que je pourrais l’aborder d’une manière plus hippie que sportif. J’ai vraiment le désir de lier consciemment corps et esprit d’une façon harmonieuse. Je ne suis qu’au début de ma nouvelle vision de l’ultra-endurance et l’envie de changement est bien là. Présente. Envahissante. Porteuse d’un renouveau.

Je tiens à remercier vivement Amalia Dini (présidente du club Happy Fins) de m’avoir apporter un regard positif et doux sur l’apnée. Grâce à son enseignement je découvre plus de sagesse dans la course et c’est un sacré pas !


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Florian Antille profil1

Florian Antille une vie d’aventures

J’ai eu l’occasion de rencontrer Florian Antille d’une manière fortuite une fin d’après-midi à Sion il y a quelques semaines. J’avais déjà entendu parler de lui concernant un de ses exploits en rollers. Evidemment nos discussions ont tournées autour de l’esprit défi de nos périples respectifs. J’ai eu tout de suite l’envie de vous le présenter et de pouvoir lui offrir une vitrine supplémentaire sur le web car je sais par expérience comme un coup de pouce peut être important pour la réalisation des rêves.

Florian a 19 ans et il vit en à Sion en Suisse. Il a un parcours de vie parsemé d’embûches durant lequel il a vécu 11 années en foyer et 2 en famille d’accueil, suite à des problèmes familiaux. Son envie de toujours faire mieux et d’aider les jeunes l’a poussé tout naturellement à créer l’association AS-Expedition avec 2 amis d’enfance. Cette association permet donc de motiver et soutenir les jeunes à travers ses aventures.

Florian Antille logo as-expedition large

Tu as déjà réalisé quelques prouesses, lesquelles ?

En 2016, j’ai parcouru 2’142 km en roller entre Sion -Bruxelles -Paris et Sion en 22 jours. J’ai aussi parcouru 260 kilomètres en trottinette en 60 h. Et à la mi-décembre j’ai bouclé 1 semaines de survie entre la Suisse et l’Italie avec un couteau et un allume feu.

Tu vas te lancer dans un nouveau challenge cet été. Lequel ?

Cet été je repars à travers l’Europe pour un nouveau challenge à pied et à la nage. Entre Marseille et Gibraltar suivi de la traversée de l’Espagne à pied et la dernière étape m’emmènera à la frontière hollandaise en partant de Bayonne.

L’idée est aussi de récolter des fonds ? Tu peux nous expliquer…

Tout au long du périple nous ferons un appel de don en faveur de l’association Les Anges d’Angeline.

Comment te prépares-tu physiquement et mentalement pour ce nouveau périple ?

Pour organiser et financer ce périple je travaille beaucoup, il est difficile pour moi de trouver du temps pour m’entraîner. Quand je peux m’entraîner, je me donne au maximum dans toutes les conditions afin d’être à l’aise une fois sur le terrain. Je travaille aussi sur mon alimentation, elle est primordiale dans l’effort.

Florian Antille petiteQuand on monte un tel projet il y a aussi la logistique et les partenariats à prendre en compte. Comment ça se passe depuis quelques mois ? As-tu besoin encore de coups de pouces ?

Je suis au tout début de mes gros projets, je dois encore faire ma place dans le domaine et c’est très difficile de trouver des sponsors. Il faut faire attention à tout ce que l’on signe, mais vu que nous sommes une association (à but non lucratif) le public peut lui aussi nous aider.

Comment devient-on un jour un jeune aventurier ?

J’ai la graine de l’aventure depuis toujours, mais ce sont les éducateurs que j’ai côtoyés au foyer qui me l’on fait découvrir en 2013 lors d’un voyage en Grèce. Depuis l’envie d’aventures et d’extrême ne me quitte plus, j’ai des projets plein la tête pour lesquels on me prendrait pour un fou.

Qui sont tes modèles et pour quelle(s) raison(s) ?

Mes modèles sont Elon Musk et mon papa ! Elon Musk car il à la folie des grandeurs, il prend des risques et ne perds jamais ces objectifs de sa vie. Mon papa car il à énormément fait pour moi, si j’en suis là c’est que je lui dois beaucoup !

En quoi les défis d’aventures sont importants pour toi ?

Mes aventures sont importantes pour moi car c’est dans ces moments-là que je me sens bien, que je me sens vivre… J’affronte plus qu’un terrain, j’affronte mes limites et moi-même.

Pour toi la vie c’est… ?

Pour moi la vie c’est une courte épopée parsemée d’embûches que je ne manquerais pour rien au monde. J’ai encore tellement de choses à faire, de projets à réaliser.

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Focalisez pour être dans votre course

Suite à un compte-rendu d’Alex (sur Facebook) concernant son semi-marathon lors du Marathon du lac d’Annecy, j’apporte ici une stratégie utilisée en préparation mentale pour se mettre rapidement dans sa course quand l’envie a disparu au départ. Je cite Alex : « … Mais dès la chauffe, pas le goût, pas de sensation, envie de vomir, pas envie de me faire mal… ». Elle était pourtant bien préparée et était accompagnée pour réaliser son objectif sur semi. Evidemment ces coups de mou peuvent arriver à chacun d’entre nous. Souvent nous n’avons même pas d’explications rationnelles à apporter.

Entrez dans la course

Quand, ou si, cela vous arrive souvenez-vous de ce petit truc tout simple qui peut grandement vous aider à trouver plus rapidement vos sensations de course. Cette astuce m’a été donnée par Roberta Antonini Philippe (docteur en psychologie du sport) :

Concentrez-vous uniquement sur vos pieds ! Eh oui ce n’est pas plus compliqué. Focalisez toute votre attention sur vos pieds, vos foulées. C’est la seule chose à laquelle vous devez penser durant quelques minutes. Effacez toutes les autres pensées, ciblez mentalement vos pieds durant le temps qu’il faudra.

Ne discutez pas avec les autres coureurs, faites le vide, « couper » votre sens auditif pour éviter d’être distrait par les bruits externes. Pour le couper il suffit de le vouloir en restant concentré sur vos pas. Ressentez le sol, votre poids à chaque foulée, gardez s’il le faut votre regard à 2 mètres devant vous, éviter de regarder au loin… Entrez dans votre coquille et n’en sortez pas tant que les bonnes sensations ne soient (re)venues. Cela ne durera pas des heures, en quelques minutes (entre 5 et 10) vous devriez être entré dans votre course.

Autre conseil : testez cette stratégie à l’entraînement afin de pouvoir lui faire appel rapidement.


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Abry Valais

Est-ce que tu cours toujours par plaisir ?

Il y a quelques semaines de cela je prenais un café avec un pote de sport. Il me demandait : « Est-ce que tu cours toujours par plaisir ? Franchement, sincèrement as-tu toujours du plaisir en courant ? »

La notion de plaisir regroupe tant de particularités individuelles qu’il nous faudrait déjà philosopher des années sur ce que cela regroupe. Plaisir de gagner, plaisir de la gagne, plaisir de la liberté, d’être dehors, de partager avec d’autres coureurs, de respirer correctement, de faire du bien à sa tête, son corps, son cœur, de transpirer, de s’évader etc… C’est pour cette raison que quand quelqu’un me dit qu’il court par plaisir je le questionne sur SON plaisir, ce qu’il regroupe car nous n’avons pas tous les mêmes critères.

Mon plaisir dans la course ?

Dans les grandes lignes, j’aime tout d’abord quand il fait chaud, transpirer, sentir mon corps chaud comme un lézard profitant du soleil. J’aime la sensation de mon physique en train de travailler, les muscles se chauffent jusqu’au moment où j’ai cette impression de faire partie d’un tout. C’est aussi une démarche de développement personnel. Et puis mes besoins de réfléchir, de créer, d’imaginer sont décuplés durant mes sessions de course. J’apprécie aussi repousser le nombre de kilomètres comme si j’accédais au mouvement perpétuel…

Ai-je toujours du plaisir ?

Non ! Par moment je sais que je ne vais pas courir juste pour mon plaisir mais pour progresser. Dans ces conditions quand la respiration se fait plus courte, que le mental se fragilise, que le corps est plus douloureux que dans ma zone de confort, que je me fais mal, que je résiste, que je tiens le plus possible (à mon niveau) alors je n’ai aucune sensation de plaisir. J’en aurai ensuite en étant satisfait de l’entraînement. J’en aurai ensuite quand j’observerai de la progression ou au moins du maintien de la forme.

Abry RTS Infrarouge

Se faire mal ?

Il est parfois (souvent ? Toujours ?) nécessaire de se faire mal pour passer au niveau supérieur. Evidemment certains coureurs ne cherchent pas à améliorer leur vitesse, mental ou kilométrage et c’est tout à fait respectable. En tout cas je n’ai jamais vu de coureurs progresser sans aller chercher à repousser leurs limites (entraînement progressif). Quand on discute avec des sportifs élites qui se confient sur leur préparation on comprend vite que se faire mal fait partie intégrante de leurs programmes. Le plaisir ils l’auront plus tard ! Je vous suggère entre autres le livre d’Edgar Grospiron « Quand on rêve le monde… » dans lequel il parle de tous les sacrifices qu’il a enduré pour arriver au plus haut niveau.

Et puis quelques fois, se faire mal, c’est aussi aller se défouler, déstresser, s’éclaircir les pensées, vider les émotions qui nous envahissent dans certaines périodes de nos vies… et passer à autre chose.

Le plaisir revêt donc plusieurs aspects et est très personnel. Alors continuez de courir par plaisir (le vôtre) et sachez que certaines douleurs dans les entraînements vous en apporteront… plus tard.


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