Mental : Réactivez, déclenchez !

Mental : Réactivez, déclenchez !

Suivant vos buts recherchés dans une course (juste participer, établir un chrono, améliorer un temps, être sur le podium, se tester avant une course plus importante…) n’attendez pas le début des douleurs, les complications physiques ou les pensées négatives pour enclencher vos stratégies mentales. Soyez prêts à vivre ce que j’appelle « le contrat de mariage » c’est-à-dire être capable de vivre le meilleur comme le pire. Réactivez et déclenchez vos processus mentaux !

Réactivez ! Déclenchez !

Dès votre échauffement réactivez ce que vous avez travaillé mentalement à l’entraînement. Maintes fois vous avez programmé une stratégie de réussite, vous avez trouvé des ressources mentales, vous vous êtes découvert des habiletés mentales, vous avez travaillé pour que durant vos compétitions il y ait une harmonie entre votre corps et votre esprit. C’est donc le moment de vos y replonger sans « prise de tête » juste une immersion positive en vous.

Réactivez, déclenchez vos stratégies mentales positives pour vivre le mieux possible votre course de A à Z !

Vous souhaitez améliorer votre stratégie mentale en apprenant à la construire ? Contactez-moi pour vos séances de préparation mentale axée course à pied.

Je vous reçois à Rochefort et/ou par Skype.


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Le flow

stephane abry barrage de cleuson

Appelé par exemple 2ème souffle, cet état de grâce, d’euphorie, de magie est aussi désigné comme étant celui où nous nous trouvons dans la zone.

2ème souffle, être dans la zone, le flow, des mots, des expressions qui évoquent au fond, ce moment où tout nous parait possible, accessible. Nous sommes les meilleurs coureurs de tous les temps, rien ne peut nous arrêter, nous avons le sentiment de pouvoir courir durant des heures, nous nous sentons légers, aériens, forts, efficaces. Etat de conscience modifiée, hypnose, beaucoup de coureurs ont vécu cet instant incroyable.

flowIl serait possible de le revivre quand bon nous semble (peu importe l’activité pratiquée – sportive ou autre). Il serait pour certains le but ultime. Une rencontre extraordinaire, une puissance surhumaine, une expérience spirituelle forte, une voie royale vers l’inconscient, une fluidité parfaite…

Captivant et déconcertant, le flow, bizarrement, pousse le coureur à arrêter de courir. Les témoignages se recoupent et disent en substance « je me suis arrêté de courir car je sentais que j’avais la force de continuer durant des heures et il fallait bien que je m’arrête ! ».

Vivez une fois, une seule fois l’état de flow et vous serez certainement poussé à le retrouver après l’avoir perdu car ce moment est une expérience des plus intenses que vous puissiez vivre.

Quand vous êtes dans le flow, tout vous paraît aisé, tout est simple !

 

Mental et patience

Mental et patience

Je ne suis sûr de rien, mais je suis certain que la course à pied, l’ultramarathon, m’a permis de développer beaucoup de patience. Cela m’a aidé à combattre l’ennui, à accueillir ma solitude interne et à faire face au découragement dû aux nombres d’heures de foulées enchaînées sur l’asphalte. Le champion suisse de marathon Tarcis Ançay me confirmait lors d’une discussion très passionnante, la difficulté à tenir sur certaines courses à cause de la répétition du geste. Cette répétition peut nous plonger dans une forme d’agacement et perdre patience.

Sur route la foulée reste globalement la même. La position des bras varie peu. C’est une sorte de mouvement perpétuel et cette mécanique du geste malgré sa dimension hypnotique est aussi un formidable « tue la patience ». Dès lors, les pensées négatives débarquent (encore combien de temps ? C’est long ! C’est encore loin ? Je traîne, je n’en verrai jamais le bout…). Et quelques fois il arrive (surtout sur route et beaucoup moins en nature grâce aux changements de profils et de paysages) d’entrer tout simplement dans une phase d’ennui.

Apprenez à développer votre patience en courant

Cette démotivation et ce désintéressement cesseront en acceptant que le chemin est tout aussi important que l’arrivée. Il vous faudra donc changer rapidement vos pensées afin d’optimiser votre patience, relativiser et retrouver autant du plaisir, de la sérénité et au final de la persévérance.

« La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force » (Plutarque)

Vous souhaitez améliorer votre stratégie mentale en apprenant à la construire ? Contactez-moi pour vos séances de préparation mentale axée course à pied.

Je vous reçois à Rochefort et/ou par Skype.


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Mental : entraînez-vous

Mental : Entraînez-vous

Enlevez-vous la croyance qu’il suffit de penser à un fait positif une ou deux fois pour que vous le soyez réellement ou encore que cela vous permettra d’arriver à votre but avec aisance comme avec un coup de baguette magique. J’aimerais vous tenir un autre discours, vous dire que c’est suffisant, pas plus compliqué, qu’il suffit d’y croire… Si c’était aussi simple nous le saurions n’est-ce pas ? Pour bien développer vos aptitudes mentales : entraînez-vous !

Pour améliorer votre mental, entraînez-vous

Afin de renforcer votre corps et lui faire courir des dizaines de kilomètres par semaine, vous prenez le temps de vous entraîner. Vous alternez sorties courtes, fractionnés et sorties longues. Ainsi vous créez des habitudes d’endurance et de résistance. Vous modelez votre corps, vous optimisez votre respiration, vous engagez votre corps dans un processus d’entraînement à long terme. Vous « bouffez » du kilomètre pour être plus performant. Il en est de même quand avec votre club, votre coach sportif ou en solo vous travaillez les gestes fondamentaux de la course à pied qui vous permettent de gagner en efficacité. Le mot clé c’est la « répétition ».

Considérez dès aujourd’hui votre préparation mentale comme un autre entraînement pour vous habituer tout de suite à vous concentrer, à visualiser, à vous parler ou à répéter mentalement les phases de vos stratégies positives.

Le mental se travaille comme l’entraînement physique ou technique !

Vous souhaitez améliorer votre stratégie mentale en apprenant à la construire ? Contactez-moi pour vos séances de préparation mentale axée course à pied.

Je vous reçois à Rochefort et/ou par Skype.


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Centrez-vous sur vos pas

Centrez-vous sur vos pas

 

« Etre dedans », « être dans la course » en d’autres mots, être concentré, focalisé sur sa séance d’entraînement ou sa compétition est, surtout pour une épreuve qui compte, capital.

Même après un échauffement, il arrive que nous ne nous sentions pas dans la course. Nous cherchons nos marques, notre foulée, notre respiration, comment positionner les bras. Et puis l’esprit divague, zappe rapidement d’une idée à l’autre. Notre regard aussi est dissipé. Bref nous ne nos sommes pas dedans, nous manquons de concentration et c’est dans ces moments-là où nous nous demandons si nous ne ferions pas mieux de nous arrêter, marcher et rentrer à la maison.

NON ! Ne rentrez pas tout de suite et pensez à votre foulée !

Centrez-vous sur vos pas

Il est utile dans ces moments qui peuvent grandement perturber votre training ou votre compétition d’entrer dans votre bulle. Une solution qui porte ses fruits est de vous focaliser sur vos sensations. L’idée est de couper vos pensées qui s’animent comme un feu d’artifice ou encore de faire corps avec vous-même.

  • Concentrez-vous sur vos pas. Pensez à vos poses de pieds, comment vous attaquez ou enroulez et la longueur de votre foulée.
  • Ressentez le poids de votre corps à chaque foulée.
  • Ecoutez le son de chaque pas…
  • Ne pensez qu’à vos pas, quitte à passer d’une vision lointaine à un regard exclusivement centré sur vos baskets. Cela peut durer deux, cinq, dix minutes…

Quel sera l’effet ? Cela vous permettra de vous recentrer sur l’essentiel : vous et votre course !

Vous avez besoin de travailler votre mental avec des techniques simples et efficaces ?

Je vous reçois à Rochefort (Charente-Maritime) pour votre accompagnement personnalisé.


Partageons sur les réseaux sociaux

reseaux-sociaux

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur

« N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Soyez le coureur que vous êtes

Soyez le coureur que vous êtes

Cela parait tellement banal que d’être soi. Il est si évident que nous ne pouvons pas être à la place de quelqu’un d’autre. Comme personne ne pourra se mettre à votre place. Au mieux, par empathie elle essaiera de ressentir ce qui se passe au fond de vous.

En intellectualisant la situation que vous vivez elle pourra peut-être l’imaginer et se la décrire très précisément. Mais jamais nous ne pourrons nous mettre à la place d’un autre. D’ailleurs c’est tant mieux. Si quelqu’un arrivait à se mettre à votre place, vous, où seriez-vous alors ?

Vous pouvez si le cœur vous en dit jouer un rôle par moment. Il y a des périodes dans la vie où faire semblant peut nous être bénéfique ou nous sauver la mise…

Soyez le coureur que vous êtes !

En course à pied nous pouvons modéliser les meilleurs et c’est une technique particulièrement forte et intéressante pour celui qui veut progresser. En revanche vous ne serez jamais autant satisfait de vous qu’en étant qui vous êtes. Vous aimez courir à jeun le matin ? C’est parfait. Vous avez besoin d’un quart d’heure de plus que les autres pour vous échauffer ? Prenez donc le temps qui vous convient. Vous appréciez courir avec le ventre rempli ? Ne changez rien. Vous êtes plus frileux que la moyenne ? Alors continuer à mettre toutes les couches dont vous avez besoin.

Etre vous-même et rester vous-même vous permettront de prendre du plaisir dans votre activité comme bon vous semble et pas comme les autres aimeraient que vous en preniez.

Vous courrez en étant parfaitement en accord avec vous-même. Vous vous sentirez positivement responsable de ce que vous réaliserez et au final vous serez fier d’être resté le/la même en étant au plus proche de vos convictions et besoins.

Vous souhaitez améliorer votre stratégie mentale en apprenant à la construire ? Contactez-moi pour vos séances de préparation mentale axée course à pied.

Je vous reçois à Rochefort et/ou par Skype.


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Running va chercher bonheur

Va chercher bonheur !

Va chercher bonheur : Etat heureux, de bien-être.

Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents.

Du point de vue de l’étymologie, le bonheur est l’aboutissement d’une construction, qui ne saurait être confondue avec une joie passagère. Le fait que la création d’un auteur s’accroisse durablement provoque en lui-même l’accumulation des satisfactions, ce qui le mène au bonheur.

La plupart des penseurs et intellectuels s’entendent pour dire que le bonheur n’arrive pas tout seul. Il exige un travail sur soi. Le monde que nous avons dans la tête n’est pas le monde réel, et c’est l’opposition entre les deux qui nous rend malheureux. La dissonance et l’illusion ne sont jamais bonnes à entretenir, et il faut s’acharner afin que le monde que nous avons dans la tête soit le plus proche possible de celui qui est réel.

Va chercher bonheur !

Une des hypothèses courantes des recherches en psychologie est que nous aurions un seuil de bonheur qui prédétermine en grande partie notre bien-être général. Nous orbitons autour de ce seuil, nous sentant plus heureux lorsque quelque chose de positif survient dans notre vie, et l’inverse, pour retrouver notre équilibre par la suite.

Or, il se trouve que ce seuil peut, dans une certaine mesure, être recalibré. Bien que notre humeur et notre bien-être soient en partie déterminés par des facteurs génétiques et culturels, les experts s’entendent pour dire qu’environ 40% de notre bonheur dépend entièrement de nous-mêmes. De vastes pans de la recherche autour de la psychologie positive ont démontré que le bonheur est choix que nous pouvons tous faire.

Comme l’a dit le psychologue William James, « une des plus grandes découvertes de notre temps, c’est que l’humain peut changer sa vie en changeant son attitude face à celle-ci ».

« C’est en suivant ce qui vous passionne que vous trouverez votre place dans le monde »

(Maud Simon)

Essayez. Vous verrez !

  • Faites de votre bonheur votre priorité numéro un.
  • Attardez-vous plus longuement sur tous les moments positifs de votre vie, même les plus petits. 
  • Cherchez le bonheur, trouvez le, créez-le. 
  • Et… permettez-vous d’être heureux.

(Les gens les plus heureux sont invariablement ceux qui font de leur bonheur un objectif de vie, selon le psychologue Tom G. Stevens, Ph.D., auteur du livre You Can Choose to Be Happy).  

www.indicedebonheur.com

www.faiscequilteplait.com

www.huffingtonpost.fr

Vous avez besoin de retrouver du positif dans votre vie ? Je vous reçois pour vos séances de préparation mentale ciblée course à pied, à 17300 Rochefort


Partageons sur les réseaux sociaux

reseaux-sociaux

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur

« N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

 

Point de rupture

Ultra endurance : Le point de rupture

Parce que le mental conditionne tout, suivez le guide et optimisez votre potentiel

L’un des moments clés d’une compétition d’endurance consiste en la manière dont vous allez réagir à et gérer une/les phase(s) où la fatigue physique se fait sentir intensément, en vous causant toute une série de désagréments d’ordre physiologique et mental. Quels sont-ils ?

La plupart des athlètes mentionnent des crampes dans les jambes, dans les mollets ou encore des crampes abdominales, de très fortes sensations d’inconfort corporel, quelques fois à la limite de la nausée ou de la perte de conscience. Autant de sensations désagréables, voire même douloureuses, qui sont le plus souvent accompagnées de pensées négatives, des pensées qui vont vous assaillir pour se mettre à tourner en boucle dans votre tête, sans qu’il vous semble possible de pouvoir les contrôler.

Cette description correspond à la définition d’une situation dans laquelle un sportif vit une discontinuité importante dans les ressentis liés à l’effort et atteint un « point de rupture » ou, en d’autres termes, une situation dans laquelle il « flirte » avec ses limites.

Face à un point de rupture vous avez souvent un nombre restreint d’alternatives

  • Soit vous stoppez votre effort, vous rendez le dossard…
  • Soit, sous la pression de pensées ou de ressentis négatifs, vous réduisez drastiquement le rythme de votre effort, souvent même en-dessous de ce que vous êtes en mesure de développer en termes d’intensité et vous terminez votre compétition avec un fort sentiment d’insatisfaction.
  • Soit vous décidez de ne pas céder à l’inconfort extrême causé par l’effort, vous décidez de ne pas baisser les bras, vous ne réduisez pas l’intensité de votre performance au-dessous de ce que vous êtes potentiellement capable de fournir pour atteindre votre objectif et, indépendamment de votre résultat, vous terminez votre course avec un fort sentiment de satisfaction personnelle lié au fait d’avoir été jusqu’au bout de vous-même, d’avoir tout donné, et peut-être même d’avoir repoussé vos limites.

Vous aurez alors découvert et développé un aspect significatif de vous-même, soit votre capacité à vous dépasser. Un bon exemple celui de Yohann Diniz (mondial d’athlétisme Moscou 2013 – 50 km marche)

Pour en savoir plus sur le point de rupture et comment dépasser vos limites, je vous suggère la lecture du livre et de la méthode de Patrick Toth (Sports d’endurance repoussez vos limites – Editions Amphora)

Source : « Sports d’endurance repoussez vos limites » – Patrick Toth – Editions Amphora 


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie 

Dépendance psychologique à la course

Dépendance psychologique à la course

La course à pied tend à devenir un dictateur inflexible

Cette problématique (dépendance psychologique à la course), souvent évoquée avec légèreté et dérision par les pratiquants eux-mêmes, semble trouver une inquiétante validité aux yeux des scientifiques s’y étant penché. Surtout étudiée en course à pied, le risque de dépendance à l’effort semble applicable à l’ensemble des sports d’endurance (natation, vélo..).

Un travail récent (Pierce, 2003) a évalué la dépendance psychologique à la course chez 137 coureurs à pied masculins : 117 compétiteurs et 33 non compétiteurs. Les distances de courses étaient respectivement de 5 km (n=24 joggers), 42,125 km(n=32 marathoniens) et 80 km (n=61 ultra marathoniens) Dans cette étude, l’utilisation d’une échelle de dépendance a montré des scores plus élevés chez des sujets s’alignant sur des épreuves ou entraînements de longue distance. Ce travail confirme une corrélation déjà démontrée entre le kilométrage ou le temps passé à courir et la dépendance à l’exercice. Celle-ci est maintenant reconnue comme une véritable addiction. Tel qu’il est utilisé depuis une dizaine d’années, le terme d’« addiction » élargit le spectre des conduites addictives au-delà des drogues et de l’alcool. Si l’activité physique peut être vue comme une addiction positive en ce sens qu’elle apporte à la fois des bénéfices psychologiques et physiologiques, sa pratique excessive et régulière peut comporter des éléments s’apparentant à une « toxicomanie sans drogue ».

Dépendance psychologique à la course

Le premier élément est la notion de tolérance, induisant le besoin d’augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets. Il s’agit d’un phénomène d’habituation par lequel le coureur doit inexorablement augmenter les doses (intensité ou durée) pour obtenir les mêmes effets, la même euphorie. Par ailleurs, des signes évoquant un syndrome de sevrage (anxiété, irritation, agitation, nervosité, insomnie) peuvent survenir en cas de privation de course régulière En effet, les coureurs dépendants ou coureurs obligatoires décrivent un état d’euphorie après l’exercice et un état d’anxiété ou un sentiment de culpabilité en l’absence de ces activités physiques régulières. Ainsi, 86% d’un échantillon de coureurs dépendants se sentaient coupables s’ils rataient un entraînement et 72% se sentaient tendus, irritables ou déprimés. Dans le travail du Dr Pierce, 74% des ultra marathoniens et 68% des marathoniens de leur échantillon rapportaient des sentiments de tension ou de culpabilité après privation de l’entraînement. Par contre, ce sentiment ne se retrouvait que chez 43% des coureurs de 5 km et dans la même proportion chez les non compétiteurs, donc chez ceux qui couraient le moins.

Pour toutes ces raisons, il a été suggéré que les coureurs dépendant de l’exercice présentaient des symptômes et des comportements en rapport avec une addiction acquise. Il serait abusif de considérer que tout sujet pratiquant un sport d’endurance régulier soit un « drogué ». Il convient de distinguer le coureur dépendant contraint de courir coûte que coûte pour diminuer l’anxiété, et le coureur non dépendant chez qui l’intention de courir conduit à des sentiments de satisfaction, de joie et d’accomplissement. Entre ces deux groupes de coureurs, il existe une différence dans la pratique de l’activité d’endurance, en ce sens que le coureur dépendant courra plus souvent que le non dépendant qui courra plus longtemps.

On sait aujourd’hui que pour l’ensemble des toxicomanies avec ou sans drogue, le dénominateur commun est biologique et se situe au niveau du cerveau. Les drogues susceptibles d’induire une toxicomanie (cocaïne, morphine, alcool, nicotine..) ont toutes pour cibles privilégiées les neurones dopaminergiques d’une zone bien précise du cerveau. De fortes concentrations de dopamine dans cette zone du cerveau sont associées à des effets agréables et stimulants. A l’inverse, le retrait d’une substance toxicomanogène s’accompagne d’une diminution de la libération de dopamine. Cette baisse est tout à fait parallèle à l’apparition et à l’augmentation concomitante de symptômes comportementaux de sevrage (anxiété, insomnie, douleur).

La dopamine peut être assimilée à un « baromètre » de l’humeur. L’exercice régulier induit une dépendance via la libération de dopamine dans le cerveau selon le processus suivant : l’exercice conduit à la production d’hormones du stress (cortisol) et libération d’endorphines (peptides cérébraux aux mêmes effets que les opiacés comme la morphine) Celles-ci activent les neurones à dopamine, impliqués dans la sensation de plaisir. La course à pied autorise donc une forme d’auto addiction de l’organisme à la sécrétion d’opiacés endogène et donc de dopamine. L’expérience en laboratoire de la « roue d’activité *» chez le rat a permis de dégager que l’exercice volontaire diminue l’agressivité, mais qu’un arrêt brutal de l’exercice donne une réaction identique à celle observée en cas de sevrage à la morphine.

* deux groupes de rats enfermés dans une cage pendant 6 semaines : un groupe de coureurs ayant accès libre à une roue d’activité (5-6 km spontanément parcourus), un groupe de sédentaires n’ayant pas accès. Le groupe coureur se révèle significativement moins agressif que le groupe sans sport. Par contre, lorsqu’on leur bloque l’accès à la roue, leur anxiété et leur agressivité deviennent supérieures au groupe sans sport. Les rats ayant eu accès à la roue ont des concentrations d’endorphine augmentées dans le cerveau lorsqu’ils courent 8-9 km par jour. Les endorphines, de même que la morphine ou l’héroïne, stimulent le circuit de récompense dopaminergique de cerveau, se traduisant par une augmentation des sensations de plaisir.

Il a donc été démontré chez les rats actifs des niveaux significativement plus élevés de dopamine dans le cerveau que chez les rats sédentaires. Ces résultats suggèrent que chez l’homme, la dépendance à la course à pied soit intimement liée à la production de dopamine au niveau des zones cérébrales du plaisir.

Parmi les sportifs d’endurance, on constate des différences individuelles de susceptibilité à la dépendance. Il semble qu’un ensemble de facteurs psychologiques, environnementaux (stress répétés) et biologiques, concourent à l’émergence de la dépendance. Chez l’homme, il semblerait que ces facteurs externes soient renforcés par une prédisposition génétique dans la disponibilité à la dopamine, suggérant que certains individus seraient plus vulnérables que d’autres à la dépendance au sport d’endurance. Ainsi, un cerveau faiblement disponible en dopamine serait plus exposé à la pratique addictive.

Si les mécanismes biologiques sont bien connus, il reste néanmoins à mieux définir les facteurs de vulnérabilité individuelle et à déterminer si la dépendance à la course représente un facteur de risque à d’autres conduites addictives, ou à d’autres distorsions de l’activité sportive, le surentraînement en particulier.

Patrick Crettenand

Sources bibliographiques

L’addiction à l’exercice physique in : Conduite Dopante, Psychotropes, 2002

Peut-on devenir dépendant de la course à pied ? in : INSERM U471, Service Sport-Santé, CHU Bordeaux, 2003

Exercise Addiction in British Sport Science Students in : Int. J. of Mental Health and Addiction, A. Szabo, M.D. Griffiths, 2006


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Stéphane Abry Coaching

Tenir au-delà des limites ?

Conférence : « Tenir au-delà des limites ? »

L’influence du mental dans la pratique des courses de longues distances et sa transposition à d’autres activités.

Le mental est notre tour de contrôle, C’est lui qui va nous aider à repousser nos limites en sport, en entreprise et quelques fois dans la vie de tous les jours. Comment l’utiliser au mieux ? Sommes-nous tous égaux face aux difficultés ? Préparer son mental, le renforcer c’est bien mais comment ?

Sur la base de mon expérience personnelle en tant que coureur d’ultra-marathon, homme de médias et conseiller en performance, je vous apporterai différentes réponses sur la préparation mentale. Je vous dirai pourquoi muscler son mental aide à ce que ce soit plus facile quand c’est difficile (dans n’importe quel domaine).

Cette conférence vous fera voir sous un angle nouveau les courses extrêmes, vous dévoilera quelques secrets de coureurs pour mieux gérer la douleur, être tenace, croire en ce que l’on fait, suivre ses rêves et vous offrira différents outils utiles pour le développement personnel de tout un chacun.

En plus d’être instructive et originale, cette conférence se veut un moment d’échanges avec une partie « questions/réponses » en fin de présentation.

CONFÉRENCE ANIMÉE A :

  • Patek Philippe Genève
  • Clinique Bois-Cerf Lausanne
  • Services des sports Montreux
  • Théâtre du Crochetan  Monthey
  • Diableret 3D aux Diablerets
  • Entre 2 Mains (avec le physiothérapeute Alain Smutz et le Dr Stéphane Borloz – Swiss Olympic Medical Center) Montreux
  • Running Planet Montreux
  • Maison des associations Genève

Vous aimeriez cette conférence pour votre club ? Votre entreprise ? Votre association ? Vos clients ? Vos partenaires ?

J’en parle volontiers avec vous par téléphone, mail ou à Rochefort !


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

reseaux-sociaux

+33 6 52 71 26 26

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie