J'ai embrassé la Suisse

J’ai embrassé la Suisse

Mardi 05 avril 2016, j’ai couru, j’ai trébuché, j’ai chuté, j’ai embrassé la Suisse !

Zut ! Et re-zut !

A 15h j’avais rendez-vous avec mon pote de course Alexandre Jodidio. Pour vous situer Alex (31’08 aux 10 kil) quand je suis à fond il est en endurance et il continue de papoter. Il nous arrive de trotter ensemble, pour lui lors de son travail d’endurance, pour ma part ça me stimule et ensemble nous partageons de bons moments de discussions. Au bout d’environ 5-6 km, sur un chemin j’ai trébuché sur une pierre bien ancrée dans le sol et je suis tombé violemment de tout mon poids sur mon genou gauche et j’ai réalisé une cascade à la Belmondo !

Cependant il m’a fallut un certain temps pour me relever car la douleur a été si forte que j’ai pensé m’être cassé ou fissuré un os. Bizarrement la douleur est surtout apparue au niveau de la cuisse juste au-dessus du genou. Puis le sang s’est mis à couler et nous sommes rentrés en tentant de trotter et une grande partie en marchant. Plus tard c’est grâce à une amie, Jordana qui travaille au service ambulancier de la ville de Sion, que je me suis raisonné et que nous sommes allés aux urgences.

Rien de cassé, radio ok, 2 belles ouvertures au niveau de la rotule, je pouvais charger la jambe (bon signe), perfusion d’antibiotiques, anti-douleurs, piqûre pour anesthésier (2ème jouissance de la journée quand l’aiguille est entrée dans la chair à vif… je passe les détails ?), 4 points de sutures et retour à la maison.

Réflexions

La toute première est mon rapport aux chutes. Ma foi, je ne tombe plus avec autant de souplesse qu’à mes 15 ans quand je pratiquais le BMX…

Ensuite je passe rapidement les pensées comme « un accident ça arrive vite et pas qu’aux autres », « heureusement ce n’est pas la tête qui a pris », « peut-être être plus prudent quand je vais courir loin de chez moi dans des coins perdus » etc…

Et puis arrive un peu de colère alors que je suis en meilleure forme depuis quelques semaines, qu’il y a des projets très sympas, un objectif de 24h à Bâle à la fin du mois, que je reçois des nouvelles positives ces temps-ci et badaboum ! Pourquoi maintenant ? Je n’aurai certainement pas la réponse tout de suite et sans doute jamais…

Et dans la vie de tous les jours : être assis, se laver, prendre les transports, s’habiller, ces actes deviennent tout à coup complexes voire compliqués. Je ne peux m’empêcher cette semaine de penser à toutes celles et ceux qui vivent avec un handicap et qui doivent affronter ces moments.

Que faire ?

Je disais à un ami « soit je me lamente, soit je choisis de prendre cet accident avec philosophie. Je fais le choix de la 2ème solution ! ». Les 2 plaies doivent cicatriser et jusque là je dois patienter. Cependant je tente de ne pas rester trop inactif. J’arrive à faire quelques pompes, à me déplacer lentement et j’observe comment mon corps et mon cerveau réagissent avec cette donne de la jambe de bois. Je visualise la guérison de mon genou (techniques d’hypnose) et je garde espoir de pouvoir recourir dès le 20 ou 21 avril.

Je sais pertinemment que c’est juste un mauvais moment à passer et que si cela devait arriver encore, alors je tenterai une approche plus sexy pour embrasser la Suisse !

Et si je commençais par courir ?

Depuis quelques mois je me pose des questions sur mon activité de coureur et sur l’envie qui par moment me fait défaut. Je me suis souvenu d’une discussion avec un ami coach (coaching de vie). Nous évoquions le respect des valeurs que tout humain a en lui, par exemple : justice, amour, reconnaissance, liberté, famille et bien d’autres… Ces valeurs guident nos vies. Si nous les respectons, notre vie se déroule plutôt bien. Au contraire si elles ne sont pas respectées alors il y a un déséquilibre. Pour courir sans être équilibriste mais en étant équilibré il est important d’être en accord avec nos valeurs.

Et si je commençais par courir ?

J’ai revu mon parcours dans la course à pied et dans l’ultramarathon en particulier. Je fais partie de ces coureurs qui sont tombés dedans suite à un changement de vie. Pour ma part c’était le vœux de retrouver de l’aisance dans ma respiration en arrêtant de fumer. La suite est simple, j’ai couru un kilomètre, puis un semi-marathon, puis les 42,195 km et j’ai continué dans l’ultra. En courant j’ai senti en moi ce désir non pas de faire des pas pour accumuler des kilomètres mais parce que cela me permettait de faire tous les jours le point avec moi-même. Un peu comme une auto-psychanalyse à forte échelle. En voyageant dans « mon temple », en réalisant une introspection journalière, en boostant ma créativité, en me sentant vivant et libre, je me trouvais à ma place et enfin je respirais.

En perdant l’envie de fouler les routes et en réalisant des efforts, des contraintes qui ne me paraissent pas justes actuellement je suis donc revenu à la source, à mes propres fondamentaux. D’où ma question : et si je commençais par courir ?

Respectez vos valeursRetour à mes fondamentaux

J’aime courir pour le fun, j’apprécie courir sans plan d’entraînement, je me fixe un fil rouge pour la semaine et je cours pour faire du bien à ma tête en priorité. Cela peut paraître étonnant (voire bizarre) pour celles et ceux qui ont besoin d’avoir une semaine structurée pour progresser. Me concernant je dois avoir cette liberté (devoir et liberté ça fonctionne ?) de décider au jour le jour comment j’ai envie de courir. Mon point fort étant d’avoir des sorties très variées. Vivre dans une région montagnarde offre de multiples terrains de jeux (montées, descentes, plats, chemins, routes…) et il m’est possible, sans forcément le chercher, de travailler la vitesse, l’endurance, le dénivelé…

Cette année 2016 va donc être une saison de transition pour retrouver le goût de courir comme j’aime. Je mets de côté les objectifs en me laissant le loisir d’y revenir si l’envie est là et si je pense y trouver du plaisir.

Belle année de course à tous et courez comme vous aimez !


Partageons aussi sur les réseaux sociaux

Facebook : www.facebook.com/stephaneabrycoaching & www.facebook.com/abrystephane

Twitter : twitter.com/StephaneAbry

Linkedin : www.linkedin.com/in/stephaneabry

Pinterest : www.pinterest.com/stphaneabry

Instagram : instagram.com/steabry

Google+ : plus.google.com/u/0/+StéphaneAbryCoaching

Hashtags

#ultra #ultramarathon #ultramarathonien #rêve #endurance #inspiration #motivation #abry

 

Maître de son cerveau avec l’hypnose

Je vous suggère de lire le dossier sur l’hypnose dans le magazine Jogging International (daté janvier 2016). Maître de son cerveau avec l’hypnose et particulièrement dans l’ultramarathon.

 

J’ai été invité par l’hypnothérapeute et coureuse Séverine Duhau a évoqué mes expériences sur le sujet. Séverine est formatrice à l’Arche (direction Kevin Finel)

 

 

 

 

Jogging international hypnose stephane abry 2Hormis quelques modèles (entre autres un de Milton Erickson) appris lors de ma formation en PNL (Programmation Neuro Linguistique) chez Congruences, je me suis créé une palette de techniques d’auto-hypnose qui me servent lors de mes sorties longues.

 

J’utilise beaucoup la visualisation et la dissociation qui me permettent de mieux gérer les périodes difficiles que nous rencontrons lors des courses d’ultramarathon.

 

 

 

Jogging international hypnose stephane abry 3

Partageons aussi sur les réseaux sociaux

Facebook : www.facebook.com/stephaneabrycoaching

www.facebook.com/abrystephane

Twitter : twitter.com/StephaneAbry

Linkedin : www.linkedin.com/in/stephaneabry

Pinterest : www.pinterest.com/stphaneabry

Instagram : instagram.com/steabry

Google+ : plus.google.com/u/0/+StéphaneAbryCoaching

Vis et cours

Vis et cours

Vis et cours !

Toi seul sais combien les pas peuvent être difficiles et douloureux dans les moments de doutes. Le chemin est parfois long et sinueux pour atteindre dans la solitude un rêve incertain. Mais la route vaut la peine d’être prise.

Alors ne cesse jamais de croire en toi et ne laisse personne t’arrêter de courir. Enivre-toi de cette sensation qui te pousse à aller plus loin.

Vis et cours !


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

Stéphane Abry ultramarathon

Stéphane Abry ultramarathon

+33 6 52 71 26 26 (Rochefort)

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Marathon et courbe de Bandura

Avez-vous déjà pensé à utiliser la courbe de Bandura lors d’un nouvel apprentissage ou pour asseoir une performance ?

Il nous arrive de croire que…, de penser que… d’imaginer que… nous allons réussir comme ça, en claquant des doigts. J’exagère volontairement en évoquant la réussite d’un marathon, pourtant quand on se lance sur un tel format nous n’avons pas forcément la bonne vision. Au bout de quelques semaines et il nous faut des fois revoir nos objectifs car nos performances ne sont pas du tout en adéquation avec nos attentes.

L’effet Bandura

La courbe de Bandura tient son nom d’Albert Bandura, psychologue de l’université de Stanford, connu, entres autres pour avoir étudié le lien entre « ce que les gens comptent faire » et « comment ils fonctionnent réellement et concrètement ».

Nous avons tous des compétences inexploitées, inconscientes, latentes. Par exemple des enfants qui chaussent des skis pour la première fois ont déjà le sens de l’équilibre et de la glisse. Il s’agit d’une compétence inconsciente. Pour d’autres ce ne sera pas le cas ou dans une moindre mesure. Leur confrontation à ce sport sera pour eux l’occasion de constater qu’ils ne sont pas compétents et ils en prennent alors conscience.

Nous n’utilisons pas toujours nos compétences inconscientes, soit parce que nous n’avons pas l’occasion de les utiliser, nous demeurons alors inconscients de nos possibilités. Par exemple : nous sommes loin de la neige. Soit parce que, en ayant l’occasion, nous sommes arrêtés par nos « croyances limitantes ». Par exemple : faire du ski moi ? J’ai la trouille !

Par ailleurs, lorsque nous sommes en apprentissage, le niveau de performances que nous attendons de nous-mêmes est fonction du niveau de conscience que nous avons de tout ce qu’il y a à faire pour être performant. Nos attentes sont d’une façon générale supérieures à nos performances.

Courbe de BanduraIl se trouve que la plupart du temps nos performances progressent et nous satisfont au début… tout en étant motivés à faire mieux (nous commençons à savoir faire, nous apprenons).

Vient un stade plateau où nous avons conscience de ne plus progresser (nous apprenons et n’avançons pas).

Jusqu’au moment où nos attentes sont tellement supérieures à nos performances que nous nous démotivons, nous nous effondrons et nos performances aussi (nous devrions savoir faire… nous avons appris… nous nous sommes entraînés… mais nous n’arrivons pas).

La difficulté se situe au stade du « plateau ». C’est en effet là que que se joue l’écart important entre les attentes et les performances. C’est à ce moment qu’apparaît « le petit vélo dans la tête » avec les doutes, les découragements et des pensées en forme de conclusions au niveau de son identité : « Je suis nul ! Jamais je n’y arriverai ! Je ne suis pas fais pour ça ! J’en ai marre !… »

Or c’est précisément au stade « plateau » que doivent être développés

  • Soit de nouveaux comportements.
  • Soit de nouvelles façons de faire (les capacités).
  • Soit de nouvelles croyances pour faire différemment ce que l’on faisait.

Il est donc important dans tout nouvel apprentissage et/ou objectif d’intégrer dès le départ la possibilité de connaître un ou plusieurs stades « plateaux ».

Gérer le plateau de la courbe de Bandura

Le ressenti est souvent un indicateur de mise en route du « petit vélo ». Pour éviter son état dévastateur qui est codé « échec » il faut changer sa vision :

  • En faisant du feedback (par exemple avec son coach) pour réincorporer les savoir-faire.
  • En considérant l’effet « plateau » comme une source d’informations (faut-il changer ce que je fais ? Mes façons de faire ? Mes critères de satisfaction ?).
  • En essayant de comprendre s’il n’y a pas un bénéfice secondaire à vivre ce moment « plateau ».

Marathon et courbe de Bandura

Imaginez maintenant votre premier marathon en pensant à la courbe de Bandura en tant qu’appui puissant pour votre préparation. Que se passera t’il ?

  • Vous vous lancerez dans l’aventure tout en sachant que par moment il y a aura une sacrée différence entre vos attentes et vos performances.
  • Vous saurez que votre évolution sera certainement perturbée mais qu’il existe des solutions pour re-progresser.
  • Vous sentirez venir l’effet « plateau » et vous aurez le réflexe de prendre du recul pour éviter le risque d’abandon.

Source : Congruences et Institut Ressources


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

Stéphane Abry ultramarathon

Stéphane Abry ultramarathon

+33 6 52 71 26 26 (Rochefort)

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

L’essence de l’ultramarathon

Il n’est pas un jour durant lequel je ne pense pas à la course à pied, durant lequel je ne pense pas à l’ultramarathon. Ce n’est pas un toc, ni une idée fixe, ni une obsession, même si cela y ressemble de loin. Un jour quelqu’un m’a dit : « Stéphane n’arrête pas l’ultramarathon car c’est ta colonne vertébrale. Si tu arrêtes de courir c’est toi, ton âme, que tu stopperas ».

L’essence de la performance

Il y a plusieurs routes qui mènent à l’ultramarathon, certains ont suivi la voie toute tracée : piste, semi-marathon, marathon, ultramarathon. D’autres ont taquiné le cross et aussi le bitume ou ont un esprit de compétition. Et il y a les autres qui n’ont pas forcément un passé sportif. ceux qui y sont venus car un jour quelque chose dans leur vie les y a poussé, quelque chose a bougé, il y a eu un déclic, une envie furieuse de fouler l’asphalte, comme une énergie qui pousse dans le dos. Quelques fois « juste » pour stopper une addiction, pour donner du sens à la vie, pour s’offrir un but, pour se prouver quelque chose, pour se sortir de notre société aseptisée, pour plus de voyage intérieur, ou pour se sentir vivant… tout simplement se sentir vivre.

Je ne sais pas si c’est l’endurance qui est l’essence de la performance mais j’ai bien l’impression qu’il y a autre chose derrière ce chemin d’ultramarathonien. J’évoque ici celles et ceux qui n’ont pas suivi la filière « clubs, entraînements, compétitions, podiums, médailles ». Je fais cette distinction car le vécu de l’ultra est bien différent suivant son état d’esprit. Cependant il n’y a pas un état d’esprit mieux qu’un autre, juste des façons différentes de vivre la course d’ultrafond.

Il y a souvent chez les ultramarathoniens un investissement qui répare quelque part un petit bout de la vie qui n’a pas cicatrisé comme il aurait dû. Il y a au fond d’eux une envie forte d’essayer de faire le bien autour d’eux, d’accorder plus de temps aux émotions, de découvrir des voyages au fond de l’inconscient, de vibrer dans la solitude du coureur de fond et de vivre leurs rêves sous formes de toujours plus de kilomètres d’euphorie, d’exaltation, d’enivrement.

Stephane Abry 3 Bale - Basel 2014Les sens dans la performance

J’ai appris que l’ultramarathon est une activité subtile qui nous amène à être de plus en plus précis avec nous-mêmes. L’ultra nous demande de l’attention, de sentir chaque cellule de notre corps, de savoir nous parler dans nos petites caboches, de goûter aux délices de la foulée, de voir à la moindre alerte ce qui nous perturbe, physiquement ou psychologiquement. Goûter sur ses lèvres l’eau salée des yeux trop pleins de joies ou de douleurs, respirer l’air qui nous est si important, se délecter de cette eau indispensable à nos propres traversées du désert, sentir les battements de nos coeurs, entendre notre corps vibrer et toucher au « sublime » !

L’aisance dans la performance

Quel cadeau de connaitre, ne serait-ce que quelques minutes, ces moments de légèreté au bout de quelques kilomètres et de se sentir voler, de se sentir totalement libre, de ressentir une puissance d’aisance et des moments magiques de parfaite harmonie. On nomme ces moments le flow. Il nous faut par moment pousser nos limites assez loin pour trouver ces périodes de « déconnexion » et vivre une période d’extase durant laquelle tout parait simple, facile, magique.

Je vous souhaite sincèrement de vivre autant de plaisir que nous pouvons en connaitre dans l’ultramarathon malgré nos moments de souffrances, de doutes, de ras-le-bol et des fois nos envies de tout envoyer par la fenêtre. Mais après, nous savons qu’il y a toujours un moment de Bonheur qui nous transcende. Ce moment arrive toujours, tôt ou tard.

 

Mental dans la presse

Le mental dans la presse

Le mental dans la presse

Celui de Stan Wawrinka

Stan Wawrinka a déclaré « avoir subi quelques trous sur le plan mental » face à l’Espagnol Albert Ramos-Vinolas, mardi 02/09/2015 au premier tour de l’US Open. Il n’en fallait pas moins pour voir fleurir diverses réactions et lire du coup plusieurs articles sur le mental dans la presse. Comme c’est un sujet qui me passionne au plus haut point cela m’a fait aussi plonger dans la vague.

A la question du journaliste Christian Despont dans le journal 24 Heures : « Comment expliquez-vous ces hauts et ces bas ? » Stan Wawrinka répond : « Lorsque je suis concentré et dur avec moi-même, je suis en contrôle. Or, j’ai subi quelques trous sur le plan mental pendant le match. » Nous n’en saurons évidemment pas plus mais nous avons déjà un feedback intéressant de Stan Wawrinka au niveau des pensées « contrôle et concentration » et au niveau kinesthésique « être dur avec soi-même », à moins que cela soit sur le plan de son dialogue interne ? « Je me parle durement ».

Stan toujours, dans le journal Le Matin évoque la chaleur qui règne à New-York et la difficulté que certains joueurs ressentent pour résister. Pour lui « c’est un temps pour les durs » (encore la notion de dureté). Grâce à ses quelques mots, sans tirer aucune conclusion, nous pouvons estimer que Stan n’est pas du genre à faire dans la tendresse quand il est en compétition et son dialogue interne doit être à l’image de ses mots : dur ! J’avoue que j’aimerais bien décortiquer avec lui sa stratégie mentale et en créer un modèle.

mental2Le mental et les explications de Guy Forget

Le journal 24 heures titre : « La tête, ce pilote qui conduit aux succès et aux sorties de route »

« Les paramètres qui influencent le mental sont nombreux. Quand le système est enrayé, tout se complique » assure à juste titre Guy Forget. « C’est la tête qui commande les muscles et qui est censée distiller des ordres rapides et positifs.» A partir du moment où cette voie intérieure fonctionne au ralenti ou est entrecoupée de signaux négatifs, une mauvaise spirale s’installe dans l’esprit du protagoniste. «Normalement, un professionnel doit être capable de faire face à toute sorte de situation. Le mental doit toujours trouver la parade. Si on devient sujet à l’agacement, si on se laisse influencer par des paramètres extérieurs tels que les conditions climatiques, les spectateurs ou autres désagréments, c’est qu’on est fatigué nerveusement», poursuit-il. La bataille, aussi bien contre l’adversaire que contre soi-même, se complique. «On sort du match et on perd en efficacité, même lorsque l’on est le meilleur athlète du monde.»

« Pour prévenir la fatigue, il faut avoir la capacité d’organiser un programme annuel cohérent, en aménageant des plages de repos. Celles-ci sont à mes yeux essentielles. Autour de soi, on a également besoin d’un climat apaisant. Comme par magie, quand un mec gagne, l’environnement autour de lui est épanouissant.»

Lire aussi la réaction de Roger Federer face à la chaleur à New-York

Un mental fort pour 5 marathons extrêmes

A noter dans vos agendas, la 24ème édition du Festival International du Film d’Aventure de Dijon qui se tiendra du 8 au 11 octobre aux cinémas Darcy et Olympia. Une édition présidée par Catherine Maunour. La programmation a été dévoilée, avec en lice 80 degrés sud, un documentaire sur les marathoniens de l’extrême. Là aussi le mental a une importance capitale ! Frédérique et Christophe Lebrun, couple ordinaire, utilisent leur temps libre pour faire des choses « extra-ordinaires ». Fin 2014, après avoir enchaîné en dix mois, 5 marathons en conditions extrêmes et variées sur la planète, ils courent un marathon de glace en Antarctique. Leur préparation physique et mentale, 100% naturelle, révèle les étonnantes capacités d’adaptation de l’être humain. De l’Antarctique en passant par les 5 continents, le film retrace les étapes de leur parcours insolite.

Sept exercices pour un mental d’aciermental obstacle

1. Lister ses succès tous les soirs

2. Trouver trois kifs et les réaliser régulièrement

3. Habituer son cerveau à zapper

4. Briser la routine de ses méninges

5. Détecter ses préférences sensorielles

6. Visualiser la réussite

7. Recommencer après un échec

Développements des exercices : L’Express L’Entreprise

Bonne lecture et souvenez-vous que les stratégies mentales peuvent être modélisées dans un sport et applicables ensuite dans un autre sport. Par exemple, pour celui qui souhaite performer sur un 10’000 mètres, être concentré, sous contrôle et dur avec soi à la façon de Stan Wawrinka est certainement très utile.


Rencontrons-nous, partageons, échangeons

Stéphane Abry ultramarathon

Stéphane Abry ultramarathon

+33 6 52 71 26 26 (Rochefort)

contact()stephane-abry.com

Sur Facebook & Instagram

Créateur de la page Course à Pied sur Facebook (+ de 46’800 followers)

Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

Shakez votre vie ! stephane-abry-coaching.com

#ultrabry #entreprunner #shakezvotrevie

Course, leptine et motivation

La leptine parfois dite hormone de la satiété jouerait un rôle sur la motivation. Avant cela quelques rappels sur la motivation :

Une multitude de nécessités nous poussent à bouger, à entreprendre, à nous investir : besoin de confort, de reconnaissance sociale, de biens matériels, etc. Il est un autre ressort, plus subtil mais non moins puissant, sur lequel s’appuie notre envie et notre goût de faire : c’est ce qui, pour chacun d’entre nous, a le plus d’importance. Ce peut être l’amour, le pouvoir, l’argent, la création d’une famille ou toute autre valeur, pourvu qu’elle nous tienne personnellement à coeur. Agir en accord avec nos valeurs décuple alors notre énergie.

Ce qui reste valable pour nous tous, c’est que si l’on s’engage dans un projet qui répond à nos besoins et fait écho à nos valeurs fondamentales, nous tirerons du plaisir à le mener à bien. Une personne motivée va de l’avant, prend les choses en main, s’engage, elle veut aller au bout et ne renonce pas à la 1ère difficulté. A retenir : Plus la maîtrise sur le déroulement et la conséquence est élevée, meilleure est la motivation.

2 formes de motivation

La motivation intrinsèque : l’action est conduite uniquement par l’intérêt et le plaisir que l’individu trouve à l’action, sans attente de récompense externe.

 La motivation extrinsèque : l’action est provoquée par une circonstance extérieure à l’individu (punition, récompense, pression sociale, obtention de l’approbation d’une personne tièrce, faire partie d’un groupe…).

running motivation« Trucs » pour entretenir sa motivation

– Ayez un but.
– Trouvez l’inspiration.
– Soyez excités.
– Affichez votre objectif.
– Engagez-vous publiquement.
– Pensez-y tous les jours et accrochez-vous.
– Trouvez du soutien et appelez à l’aide quand votre motivation chute.
– Réalisez qu’il y a un flux et un reflux.
– Commencez petit et bâtissez sur vos petits succès.
– Pensez aux bénéfices, pas aux difficultés. Ecrasez-les pensées négatives; remplacez-les par des positives.

Motivation et course à pied

Selon Natacha Viens, entraîneuse de l’équipe des marcheurs de Team in Training, l’idée, pour rester motivé, c’est de bien se préparer mentalement. « Dans une course, 80 % du travail, c’est la préparation physique, 5 %, c’est l’expérience de course. Le reste, c’est de la préparation mentale. »

D’après Bruno Ouellette, psychologue sportif, la pensée positive ne suffit toutefois pas: « La pensée positive, c’est superficiel, tranche-t-il. Ce qui sous-tend cette pensée, le pourquoi, c’est ça qui compte. Et ça, ça relève de nos valeurs personnelles : est-ce que je cours pour une cause, la santé, le bien-être, un défi? A la base, ce qui donne la motivation, ce sont ces valeurs. »

Motivation et leptine dans la course à piedrunning motivation1

Des chercheurs canadiens auraient percé le mystère du plaisir que les sportifs prennent lors de la course à pied. Selon eux, la leptine est un élément central de la motivation. Extraits :

« Nous avons découvert que l’effet de récompense de l’activité physique à l’endurance est modulé par la leptine, une hormone clé du métabolisme », explique Stephanie Fulton, chercheuse CRCHUM en charge de l’étude. La leptine est en effet une hormone, sécrétée par le tissu adipeux, qui régule la satiété et influence aussi la motivation. Selon les chercheurs, la leptine diminuerait l’envie de bouger en agissant sur les neurones qui sécrètent la dopamine, connus eux pour être impliqués dans la motivation.

Chez l’être humain, la leptine a également un rôle important à jouer dans la motivation. Plusieurs études ont  montré un lien entre la concentration en leptine et le temps réalisé lors d’un marathon. Moins la leptine est présente, meilleurs sont les temps. Mais outre la motivation à courir, l’hormone agirait aussi sur l’euphorie ressentie après l’effort. Là encore, des taux bas de leptine seraient plus propices à ressentir un bien-être après une séance d’entraînement. (Voir l’article intégral)

Sources : http://niarunblogfr.unblog.fr/

http://www.pourquoidocteur.fr/

Vos valeurs vous guident

Parfois lorsque vous vous engagez dans certains projets, dans certains choix de vie, vous vous apercevez (quelques fois tardivement) qu’ils ne vous correspondent pas totalement. Vous vivez alors des remises en question assez fortes. Vous abandonnez, vous changez de voie et vous stoppez ces projets. Pour certains c’est le choix de vie qui peut-être totalement revu. Soit vous comprenez la leçon, soit vous reproduisez de nouveau le même schéma, vous stagnez ou vous régressez. Tant que vous en êtes au choix entre un plat de pâtes et une assiette de raviolis cela reste quasiment de l’anecdotique. En revanche, pour des choix de vie importants cela peut causer des dommages psychologiques voire amputer une partie de la vie. Il est essentiel pour vivre sa vie, et non celle que les autres veulent pour vous, de bien connaitre vos valeurs car vos valeurs vous guident.

Vos valeurs (ce en quoi vous croyez) orientent vos choix et vous guident dans l’action, dans tous les domaines de votre vie (travail, couple, famille, amitié, activités sportives, contribution au monde…). Si elles ne sont pas respectées vous ressentirez un sentiment d’insatisfaction, de démotivation et un malaise apparaitra.

Connaitre vos valeurs et les respecter donne un sens à votre vie, renforce la satisfaction et aide à mieux gérer les priorités, vos priorités.

Donc, vos objectifs, vos projets, vos choix de vie doivent correspondre à vos valeurs, être en adéquation avec ce en quoi vous croyez pour vivre pleinement.

Voici une liste non exhaustive de valeurs

Humilité, modestie, reconnaissance, famille, liberté, justice, authenticité, franchise, esprit d’équipe, courage, respect, valorisation de la différence, volonté, détermination, responsabilisation, ouverture d’esprit, empathie, efficacité, excellence, partage, créativité, beauté, patience, persévérance, humour, harmonie…

Respectez vos valeursLorsque vous êtes conscient des valeurs qui vous guident, vous vous apercevrez que dans chaque domaine de votre vie elles sont présentes. Respectées, vous vous sentirez comme un poisson dans l’eau. Non respectées, vous aurez le sentiment d’un profond malaise. Si dans votre travail la reconnaissance prend une part importante et que vous ne recevez jamais un merci, un mot d’encouragement, une prime ou un soutien positif, il y a de forte chance que vous perdiez votre motivation à vous lever le matin pour accomplir vos tâches au sein de votre entreprise.

Vos valeurs vous guident dans la course à pied

Dans tous les domaines de votre vie, y compris dans la course à pied, les valeurs vous guident ! De mes rencontres avec des coureurs et du travail avec mes clients (coaching personnel) je retiens quelques valeurs dont on m’a fait part : plaisir, appartenance, liberté, force, excellence, reconnaissance, goût pour la compétition, goût de l’effort, amitié, respect…

Si en tant que coureur la liberté est une valeur qui vous guide alors il y a de forte chance que vous aimiez courir seul, à votre rythme, que vous ne suiviez pas vraiment un plan d’entraînement…

Courez comme vous aimezSi vous avez une valeur clé d’appartenance, dans ce cas vous appréciez certainement faire partie d’un club, vous participez à des courses en groupe, vous aimez l’esprit d’équipe, vous défendez les couleurs de votre club et vous adorez discuter de votre passion avec d’autres coureurs. Autrement dit vous faites partie d’une famille !

Certaines marques ont bien compris ces différences de valeurs qui guident chaque runner. A Paris plus précisément, des équipes se sont créées par quartier et affrontent amicalement d’autres équipes (arborant toute la même marque) afin de remporter des points, des prix sur les équipements etc… Ces « battles run » connaissent un formidable succès. La valeur forte ? L’appartenance !

Si par moment vous perdez le goût de courir, passez votre activité sportive au filtre des valeurs et prenez conscience de ce qui est vraiment important pour vous !

Pour aller plus loin, passez à l’action

Quelque soit le domaine qui vous préoccupe, rencontrons-nous afin de mettre à jour vos valeurs et que vous puissiez vivre pleinement (contact(@)stephane-abry.com)

Nous sommes éloignés ? Discutons-en via Skype !

Sources : Louise Bourget – Voie de l’écoute – Psychomédia

Motivé pour réaliser vos rêves ?

J’aimerais, je pourrais, je rêverais, si seulement, et puis à quoi bon, enfin non, si c’était possible ça se saurait etc… Des paroles qui traduisent ce qui se passe en vous quand vous n’êtes pas motivé pour réaliser vos rêves ou en tout cas avec une peur plus forte que votre motivation. Rassurez-vous, ne dit-on pas qu’il y a toujours une solution ? Laissons la peur de côté et intéressons-nous à la motivation.

Différentes définitions de la motivation :

La motivation, c’est ce qui pousse un individu à agir dans une direction donnée avec une intensité donnée, mais aussi ce qui le pousse à maintenir son action.

C’est l’ensemble des facteurs dynamiques qui orientent l’action d’un individu vers un but donné, qui déterminent sa conduite et provoquent chez lui un comportement donné ou modifient le schéma de son comportement présent.

C’est l’énergie qui nous anime. C’est le désir de faire des choses.

La motivation est un état dynamique qui a ses origines dans les perceptions qu’une personne a d’elle-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but.

En langage humain… ça nous donne ceci : vous êtes motivé alors vous voyez le but précisément, vous savez ce qu’il faut faire pour l’atteindre et vous vous sentez boosté, rempli d’énergie pour le faire. Vous vous sentez fort et vous y croyez plus que tout !

Etre motivé pour réaliser vos rêves :

Donc, sans un minimum de motivation, rien ne se fait, rien ne se crée. Elle est notre force motrice, qui nous invite à passer à l’action et rend vivant et efficace ce que nous faisons.

Ce qui mobilise l’être humain (et dès son plus jeune âge) c’est avant tout de satisfaire ses besoins ; notamment vitaux. Une multitude de nécessités nous poussent à bouger, à entreprendre, à nous investir : besoin de confort, de reconnaissance sociale, de biens matériels, etc. Il est un autre ressort, plus subtil mais non moins puissant, sur lequel s’appuie notre envie et notre goût de faire : c’est ce qui, pour chacun d’entre nous, a le plus d’importance. Ce peut être l’amour, le pouvoir, l’argent, la création d’une famille ou toute autre valeur, pourvu qu’elle nous tienne personnellement à coeur. Agir en accord avec nos valeurs décuple alors notre énergie.

Ce qui reste valable pour nous tous, c’est que si l’on s’engage dans un projet qui répond à nos besoins et fait écho à nos valeurs fondamentales, nous tirerons du plaisir à le mener à bien.

Une personne motivée va de l’avant, prend les choses en main, s’engage, elle veut aller au bout et ne renonce pas à la première difficulté.

A retenir : Plus la maîtrise sur le déroulement et la conséquence est élevée, meilleure est la motivation.

OsezEtre motivé pour réaliser vos rêves de course :

Si j’avais écouté ce que l’on me disait, croyez-vous que j’aurais entrepris certains rêves (Sion – Paris en courant 765 km, Tour de Suisse en Courant 1000 km, faire de ma passion mon job…) ? Evidemment que non ! Car entre ce que j’entendais et certaines de mes pensées négatives j’avais tout pour ne jamais me lancer ! Ce qui m’a permis de faire le grand saut ce fut ma motivation à réaliser mes rêves.

Etre motivé pour réaliser vos rêves vous permettra de gagner en confiance, d’améliorer votre estime de soi et surtout d’OSER !

« N’ayez pas peur mes amis mais n’attendez pas qu’il soit trop tard ! » – (Le cercle des poètes disparus)