pablo (47)

Le mental oui mais pas que

Dans le sport et particulièrement dans les courses d’ultra-endurance le mental tient une place importante. Cependant il ne fait pas tout. Le mental oui mais pas que !

Physique vs mental

J’ai eu plusieurs « révélations » concernant l’utilisation du mental pour pratiquer l’ultramarathon. D’une part quand Bruno Heubi disait que tant que le corps est en forme nous n’utilisons pas la force du mental, et d’autre part lors de mon Tour de Suisse en Courant. Durant cette aventure mon corps m’a lâché durant la dernière étape de 80 km et quand un genou « ne tient plus », qu’il lâche, le mental ne peut rien pour le réparer.

J’ai aussi été témoin plusieurs fois lors de courses que le physique avait le dernier mot. Non pas que les coureurs avait un mental faible, au contraire, mais leur corps avait atteint ses limites. Pousser plus leur physique était devenu impossible (douleurs, blessures, respect de la santé…). Souvent on m’en parle durant mes conférences ou sur les réseaux sociaux et je pense sincèrement que dans le pire des cas nous pouvons pousser notre corps dans ses retranchements (mais jusqu’à quel point ? Dans quel but ?). Il arrive un moment où nous devenons conscients des risques que nous encourons. Avons-nous envie de stopper notre activité sportive durant des mois suite à une blessure que nous nous sommes infligée ?

Stephane Abry fontaineLe respect du corps

Celles et ceux qui me connaissent bien peuvent être étonnés par ce billet, cependant j’y mets un bémol. Je fais une différence entre un esprit forcené qui poussera ses limites quitte à ne pas respecter son corps (à chacun ses décisions) et le coureur qui durant l’effort gardera toute sa lucidité qui est à mon avis un signe de sagesse. Je différencie également la douleur musculaire, les ampoules, la météo, la fatigue etc… qui peuvent affaiblir le mental et la mise en danger de la santé. C’est dans ce dernier cas qu’il est essentiel de se poser quelques minutes et de réfléchir aux conséquences. Du coup je ne peux que vous suggérer de bien préparer votre corps aux points de ruptures auquel il sera soumis durant votre course d’ultrafond. Un corps faible prend le dessus sur le mental, alors que bien entraîné il sera un allié de votre esprit.

Soumis aux difficultés, le corps se rebelle car il sent naturellement qu’un dysfonctionnement est en train de se préparer. Les informations que vous allez recevoir vont vous donner beaucoup d’indications sur sa forme du moment. Il y a par exemple tous les signes de déshydratation qu’il vous faudra reconnaître rapidement de façon à lui apporter les bonnes réponses. Et dans cet exemple vous vous apercevrez très vite que votre hydratation n’était pas au top les semaines précédentes ainsi que celle durant votre épreuve. La force du mental ne sera pas dans ce cas de courir coûte que coûte mais de prendre les bonnes décisions (lucidité).

MentalPréparation mentale

Comme répété souvent, la préparation mentale s’entraîne afin d’être en accord avec son physique et ses objectifs. Se préparer à une épreuve d’ultra c’est donc aussi pouvoir garder cette fameuse lucidité durant la course (comme c’est le cas en plongée ou en apnée). Je ne suis pas certain qu’au bout de plusieurs heures de running nous soyons encore aptes à faire quelques multiplications mathématiques 😉 Notre esprit divague, nous vivons des états de conscience modifiée et cet état (bien que très agréable) ne nous permet plus d’analyser correctement les informations envoyées par le corps. Il est donc essentiel de bien se préparer mentalement afin d’avoir accès aux « pensées parades » que vous pourrez mobiliser au bon moment.

Dans son livre « Sports d’endurance – Repoussez vos limites » (éditions Amphora), Patrick Toth qui a suivi différents athlètes (amateurs, semi-pros, pros) décrit très bien comment programmer « un mental de gagnant ». Il en ressort que le sportif pro a pensé à tout et que lors d’un point de rupture, il met instantanément en place les bonnes stratégies qu’il a travaillées lors de sa préparation.

Nous ne pouvons pas compter que sur notre mental (j’en ai fait souvent les « cruelles expériences). Il nous faut inclure durant nos entraînements tous les aspects (physiques, techniques et mentaux) afin d’être performants et garder aussi un maximum de plaisir !

Bons entraînements à tous et… bonne course !


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Abry 18012017 assis

Sensations aux 24h de Bâle

Mercredi 18 janvier 2017 c’était sortie tranquille en Valais. Vous me direz que je réalise souvent des entraînements tranquillou (comme j’aime les appeler), cependant il y a cool et cool. Cet après-midi avec d’une part le froid qui n’est jamais très bon pour les poumons et d’autre part le fabuleux soleil qui me donnait envie de faire une pause tous les 100 mètres pour admirer le paysage alpin, j’ai fait le choix d’y aller relax. J’ai donc pris le temps, j’ai admiré, j’ai apprécié chaque foulée (sauf celle qui était plus que limite sur un plaque de glace. Montée des pulsations assez rapides mais je suis resté debout). J’ai couru sans penser au chrono, ni à la vitesse, ni au dénivelé, non… J’ai juste couru en pensant aux 24h de Bâle !

Ce « juste courir » à cela de bon qu’il aide bien souvent à se plonger en douceur dans le monde de mes pensées, mes réflexions, mon imagination, ma visualisation et il permet de voir les choses qui m’animent avec un autre point de vue. Je vous passe les dizaines de pensées qui ont traversé mon esprit et qui ont activées diverses zones de mon p’tit cerveau. Mais je partage avec vous celles qui ont un intérêt en tant que coureur : la visualisation des 24h de Bâle qui auront lieu les 13 & 14 mai 2017 ! Entre nous, j’ai vraiment hâte d’y être. J’adore cet événement et son organisation qui est comme on dit ici « tip top ! »

Abry 18012017Ressentir les 24h !

Comme le parcours 1’100 mètres est somme toute assez simple à se rappeler… d’autant que c’est un grand rectangle ce n’est pas sur ce visuel que je me suis concentré le plus. Je m’y suis imaginé pour surtout ressentir les sensations liées au bien-être, au poids du corps, aux foulées courtes et rasantes, en imaginant ma respiration, les changements de températures qui peuvent être encore perturbants à cette période de l’année. Effectivement il n’est pas rare de passer d’une temps ensoleillé et chaud à de fortes averses de pluie, voire du froid quand la nuit tombe. Et je me suis laissé glisser dans l’obscurité et les passages plus douloureux pour moi entre 2h et 5h… enfin je me suis imprégné de l’ambiance du petit matin durant lequel on a l’impression que tout est joué alors qu’il y a encore plusieurs heures à trotter jusqu’au final à midi !

Il me faudra encore revoir, ressentir, entendre les encouragements des bénévoles pour me sentir complètement plongé dans cet univers et trouver les mots-clés qui me permettront de garder un mental fort durant les moments difficiles qui arriveront tôt ou tard…


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24h-bale-2016-abry

24h Bâle 2017

24h Bâle – terrain de jeux motivant !

Je l’aime bien ce grand rectangle, ce tour d’un peu plus d’un kilomètre où nous tournons durant 24 heures. On me demande souvent si cela n’est pas lassant de courir en « rond » durant ces nombreuses heures. Répondre que non serait un gros mensonge ! Il y a plusieurs phases : pour ma part les premières heures ne sont pas si difficiles car le corps et l’esprit sont frais. Au bout de 3-4 heures je ressens une lassitude « normale » et ensuite j’entre dans une déconnexion mentale qui ne laisse plus de place à ce genre de ressenti ou de pensée (lassitude). De plus ce format 24h est très confortable : nous avons à disposition quasi immédiate le ravitaillement, les médecins, les massages, les toilettes, les douches… Du coup, nous ne sommes jamais seuls, nous sommes entourés.

L’aventure c’est l’aventure

Retourner aux 24h de Bâle sera pour moi en 2017 l’occasion de revoir mes objectifs et surtout de définir une nouvelle façon d’aborder l’ultramarathon. En effet, après une fin d’année 2015 et une année 2016 un peu compliquées (chute, sinusite, gastro et une perte de motivation importante) j’ai eu largement le temps de cogiter et de revenir à l’envie de vivre des aventures. Je vais donc voir cette année 2017 avec cette stratégie de vivre une grande aventure. Cela n’empêche évidemment pas d’avoir un sous-objectif (kilométrage me concernant).

24h-bale-powerbar-abryConfirmer la marque

Quand on atteint la marque de 200 km c’est intéressant mais cela n’est qu’une étape. Je garde une grosse envie de taquiner les 220 km et ensuite de continuer sur les course en étapes (50 – 70 km/jour) qui me conviennent parfaitement et pour lesquelles je découvre une vraie passion.

Cependant comme me l’avait dit Mika Micaletti (spécialiste ultrafond, record du monde 6 jours sur tapis de course) il est essentiel de confirmer son record perso avant de passer au niveau supérieur. Et comme il avait raison ! Depuis 2012 je n’ai pas réussi à recourir ces 200 km. Soit par excès d’enthousiasme, soit par manque de niaque, soit à cause d’un souci physique…

Donc pour les 13 et 14 mai 2017 je visionne une jolie aventure pour confirmer les 200 kils !

La préparation

J’ai testé plusieurs stratégies depuis quelques années : plus de travail de qualité, moins de kilométrage aux entraînements… Mon feedback me démontre que pour être prêt le jour J (celui qui compte) je dois manger des kilomètres. Certainement que mon passé non-sportif ne me permet pas de m’appuyer sur des bases solides d’athlétisme. J’ai le sentiment que je dois donc compenser pour me sentir en forme lors de compétitions.

Cette année j’ai décidé de faire un travail plus important en PPG (préparation physique générale) et je pense avoir trouvé la bonne personne qui pourra me coacher dans ce domaine (infos à suivre).

Concernant les entraînements en course à pied, je reprends mes bonnes habitudes : « faire du kil » pour inscrire physiquement et mentalement la charge kilométrique afin de la rendre plus accessible au fil des jours.

Ces entraînements pour les 24h de Bâle me permettront de préparer une bonne base pour le reste de mes courses d’ultramarathons en 2017.


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Pourquoi se lancer dans l’ultramarathon

Tous les coureurs connaissent ces fameuses questions : « Pourquoi tu cours ? » et « Qu’est-ce que tu fuis ? » Evidemment les réponses sont multiples et surtout elles appartiennent à chacun (parcours de vie, esprit de compétition, besoin de liberté, recherche de bien-être, faire partie d’une communauté…). Il y a à mon avis deux grandes catégories : celle des sportifs qui depuis l’enfance ou l’adolescence ont toujours pratiqué un sport. C’est leur équilibre de vie et c’est pour eux inconcevable de ne pas avoir une pratique sportive régulière. Et puis celle des personnes qui découvre les bienfaits de la course à pied à l’âge adulte (perte de poids, gestion du stress, envie de changement, arrêt d’une addiction, recherche de bien-être en général…).

Pourquoi se lancer dans l’ultramarathon ?

Imaginez, quand certains se demandent pour quelle(s) raison(s) on peut courir 2-3 fois par semaine, quelle est leur réaction face à un coureur d’ultrafond… Mais au-delà du regard des autres, si vous souhaitez vous lancer dans les courses de longues distances vous devrez être bien au clair avec vous-même et ne pas vous mentir (reconnaître vos besoins et envies).

Les motivations pour courir de longues distances (route, nature) sont vraiment diverses : performances, découvertes de lieux, plaisir du mouvement, confiance en soi, reconnaissance, développement personnel, se défier, repousser ses limites, se sentir différent, retrouver un côté « animal », se sortir d’une société aseptisée, vivre une forme de liberté…

De mon expérience en ultra et de mes formations en coaching personnel, je suis convaincu (à ce jour) qu’il n’y a pas de bonnes ou mauvaises motivations. Elles sont toutes acceptables si vous en êtes conscients et que votre activité dans l’ultrafond reflète qui vous êtes. Personne ne peut juger négativement qui vous êtes et ce que vous faites, car tout compte fait c’est votre vie et vous en faites ce que vous voulez. Donc quand vous vous lancerez dans l’aventure attendez-vous quand même à subir de nombreuses critiques de personnes qui ne chercheront pas à vous comprendre et d’ailleurs qui n’entendront pas vos explications :-)

ce-qui-te-passionne-stephane-abryComment se lancer en ultramarathon ?

L’idéal est de passer du 5km au 10 km et ensuite courir des 20 km et progresser petit-à-petit pour dépasser le marathon. Par la suite il n’y aura pas de limite. Voyez les parcours par exemple de Serge Girard, Christian Fatton ou Patrick Malandain (pour ne citer qu’eux). Durant votre apprentissage vous connaîtrez des succès, du bien-être et il faudra vous attendre aussi à vivre, tôt ou tard, des périodes moins drôles mais particulièrement enrichissantes : douleurs physiques, perte de motivation, solitude, impatience… Tous ces moments vont forger votre personnalité d’ultramarathonien.

Quand je me suis lancé j’ai pris beaucoup d’informations sur le matériel, l’alimentation, l’hydratation, la préparation mentale, les stratégies de course, les plans d’entraînements… Je vous encourage à vous ouvrir à différents points de vue afin d’améliorer votre pratique tout en sachant qu’au final vous serez toujours seul avec vous-même quand vous serez dans le « dur ». Certains coureurs d’ultrafond pratiquent par exemple le yoga ou la méditation afin de progresser et mieux gérer leurs courses.

beaute-de-lhistoire-abryPrudence ?

Un ultramarathonien m’avait dit un jour sur un forum qu’il fallait environ 5 ans de pratique pour commencer à comprendre ce qui nous convient ou non. Un autre estimait qu’il en fallait 7 ! Ce que je retiens ? C’est une pratique dans laquelle il y a toujours quelque chose à apprendre, ne serait-ce que par parce que les années passent et que le corps vieillit. Même si (à part soucis physiques importants) nous pouvons courir jusqu’à un âge très avancé (exemple Arthur Webb 70 ans qui participe encore à la Badwater aux Etats-Unis) la prudence est de mise. Pour courir sereinement je suggère de réaliser un test d’effort par an, faire des analyses sanguines et être suivi par un médecin du sport. Cela me parait important car ce suivi permettra de mieux gérer les bobos et surtout de les prévenir. Depuis 2 ans j’ai des baisses de vitamine D assez fortes. Sans un contrôle médical, je n’aurais pas compris la fatigue intense que je vivais (je pensais manquer de fer alors que mon taux de ferritine était bon).

Prudence aussi dans la gestion de votre agenda (job, sport, vie sociale…). Quand on court beaucoup les temps de repos s’accentuent aussi, on a tendance à ne focaliser que sur la course, à se renfermer et la perte de certains repères peut apparaître. Plus facile à dire qu’à faire mais il semble qu’adapter les 3 pôles « job, vie personnelle, vie sociale » est une bonne solution pour ne pas trop se centrer que sur l’ultra (et je parle en connaissance de cause).

Courez mes amis !

En conclusion : soyez au clair avec vos motivations et vivez ce que vous avez à vivre et non ce que les autres souhaitent pour vous. Adaptez votre pratique sans vous enfermer. Et un peu de prudence vous évitera d’être une tête brulée.

Bonne longue course !


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Run Across Australia

Christian Fatton s’est lancé le défi de tenter le record de la traversée de l’Australie en courant d’Est en Ouest (Run Across Australia). Depuis 2013, le record est détenu par l’ultramarathonien français Patrick Malandain : « Ma troisième traversée de continent, l’Australie. Une tentative de record en solo. Un coast to coast entre Sydney et Perth, entre l’océan Atlantique et Indien. Une course lancée le 13 octobre 2013 à l’opéra de Sydney et une arrivée 38 jours plus tard sur la « Fleet Street » à Fremantle banlieu de Perth, entre les deux, 3861 km, trois états traversés, la Nouvelle Galles du Sud, l’Australie Méridionale, l’Australie Occidentale, aussi la traversée de la plaine de Nullarbor, 1500 km sans arbres, sans ombres et des températures avoisinant les 50°, la plus grande ligne droite du monde, 146 kilomètres entre Caiguna et Balladonia. Une moyenne de 100,177 kilomètres au quotidien fait de moi le détendeur de la traversée de l’Australie, un record amélioré de cinq jours. »

run-across-australia-carteRun Across Australia

Christian Fatton est un ultramarathonien au parcours plus plus ! TransEurope Foot Race, Badwater, Tour de France et des centaines de courses toutes plus difficiles les unes que les autres qui ont fait de lui un coureur d’ultrafond hors norme ! Il a ce talent de pouvoir courir sur tous les formats (route, trail, 24h, 48h, 6 jours…). Précis dans le minutage et l’organisation, physiquement fort et connu pour avoir un mental particulièrement puissant, il fait partie de celles et ceux qui m’ont encouragé à mes débuts dans cette activité sportive.

Pourtant aujourd’hui, en consultant la page Facebook qui était dédiée à ce nouveau défi, j’ai appris qu’il avait mis fin à sa souffrance : « Après avoir couru deux jours avec des sérieuses blessures aux genoux, le gauche principalement ainsi qu’à la hanche, ces dernières l’obligeant de retirer son défi pour la Trans-Australie On Foot. Ayant parcouru plus de 512.8 kms depuis Sydney et malgré ces blessures et un temps très défavorable (pluie et vent contraire) Christian, toujours aussi déterminé a poursuivit la route en vélo pour plus de 158 kms. Christian a donné tout ce qu’il avait dans les réserves ces 2 derniers jours pour continuer, malheureusement physiquement a bout et mentalement cassé, Christian est très déçu de n’avoir pas pu continué. »

run-across-australia-cfChristian Fatton s’explique aussi sur son site : « A 6 h du matin, je prends le vélo et m’en vais. J’essaie… le vent a faibli mais est tout de même assez fort. Je dois me rendre à l’évidence, ça ne va pas aller. Je vais plus vite qu’à pied, du 12 ou 15 km/h, mais dans le vent, debout j’ai mal aux genoux et assis aux hanches. Hier soir, j’avais de fortes lancées dans la droite. Des courants électriques, comme si les os étaient en contact. Mais un peu du genre à ceux qui m’avaient obligé d’arrêter de courir 30 ans en arrière. Presque plus jamais revenus, sauf durant la fin et surtout après les 6 jours d’Antibes en 2010. Pas de signe avant-coureur. Les genoux, depuis les 2/3 du Tour de France, plus de problème. Et là, je cumule. Je ne vais pas bien, j’arrive pas à arrêter de penser à toutes les aides reçues, le soutien que j’ai eu d’un si grand nombre de personnes, au travail, dans mon entourage proche, mes amis, la famille, les donateurs pour ma tombola, mes annonceurs, mes sponsors et j’en oublie, la préparation que j’ai peaufinée, le tracé fait par Gilbert, les sponsors australiens trouvés par mon cousin, qui a lui déjà traversé l’Australie pour nous accueillir et nous servir de guide pour le retour avec sa voiture et sa remorque… J’arrive pas à croire que ces douleurs m’empêchent de continuer. Ça tourne à fond dans ma tête, je n’arrive pas à arrêter de penser que certains vont me reprocher des tas de choses, mais je ne peux pas avancer dans de telles douleurs. Désolé de vous décevoir. Je sentais tellement de soutien partout, je suis honteux même si je n’ai rien à me reprocher, mais c’est lamentable, du moins c’est ce que je pense. A des kms de ce que j’espérais. Le Tour de France s’était peut-être trop bien passé, j’ai eu de la chance. Je partais vraiment confiant. Vraiment désolé de vous décevoir. »

Mon soutien en pensées

Christian a depuis 2008 fait partie de mes références en ultramarathon. Il est un leader et un inspirateur dans le domaine. Il m’est souvent arrivé de lire ses articles et de me remotiver grâce à ses écrits. Je peux tellement comprendre (même si je ne suis pas à sa place) ce qu’il ressent en stoppant son objectif. Tous les coureurs vous le diront, il est souvent très douloureux d’enlever le dossard et d’arrêter une course. Je sais que Christian à un mental d’enfer et qu’après la récupération il reprendra la route. Et j’espère qu’il s’attaquera de nouveau à ce challenge car il a évidemment toutes les qualités pour décrocher ce record. En pensées avec lui. Bon rétablissement l’ami !


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Stéphane Abry

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Léman Ultramarathon

Léman Ultramarathon

Courir n’est pas une punition et courir en « presque » rond l’est encore moins ! Je sais on se rassure comme on peut, surtout quand on annonce un kilométrage de 175 km.

Le projet Léman Ultramarathon

Faire le tour du lac Léman en courant les 18-19 juin 2016. Le départ sera donné à Montreux le samedi 18 juin à 12h00. C’est un défi personnel, ce n’est pas une course officielle, c’est une course que l’on appelle « off » dans notre jargon. Le but est avant tout de le terminer et s’il est réalisé en moins de 24h je le prendrai comme un plus. En 2013 je l’avais couru en 21h44 avec Monika Loscher qui m’accompagnait à vélo (UltraTour du Léman).

Le départ sera donc donné à Montreux, ensuite je passerai par St Gingolph, Evian, Genève, Lausanne, Vevey et retour à Montreux en petites foulées (voire très petites foulées…).

Faire la fête ?

Courir n’étant pas une punition, j’aimerais faire de ces 24h un moment de partage unique. Je vous invite toutes et tous à faire un bout de chemin avec moi, soit en courant, soit à vélo ou à rollers (déguisés et clubs bienvenus) ! Il vous est aussi possible de vous arrêter sur le bord de la route pour faire un peu de bruit et vivre avec moi ces instants magiques.

Suivi et points de rencontres

Léman Ultramarathon carteCette page va beaucoup évoluer dans les semaines à venir. Les infos seront régulièrement mises à jour pour vous tenir au courant de l’avancée du projet. D’ici au jour J je vous indiquerai ma vitesse théorique pour vous permettre de mieux savoir où me rejoindre.

Pour tous contacts : contact(@)stephane-abry.com et/ou +41 78 88 37 2 37

 

 

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code FBLes 3 réseaux sociaux choisis seront Facebook, Twitter et Instagram

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N’hésitez pas à utiliser #lemanultramarathon lors de vos posts 😉

 

 

 

 

 


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Sortie longue 6-12-2015 stephane abry 3

49 km de bonnes sensations

49 km de bonnes sensations

Samedi soir vers 22 heures je me suis décidé à faire une sortie longue dimanche. Tout est parti d’un moment de plaisanterie avec ma moitié. Du coup j’ai dû organiser au dernier moment. Cela dit, j’aime bien ces moments de folies ! Sans entrer dans tous les détails je devais entre autres charger mon sac-à-dos avec des effets personnels car je ne comptais pas rentrer chez moi avant lundi. Ca a permis, je l’avoue, à apporter encore plus de fun dans cette sortie « improvisée ».

Dimanche matin je me suis levé à 6 heures et j’ai pris un petit-déjeuner plutôt traditionnel. J’aimerais vous faire rêver sur le menu en vous postant de jolies photos sorties d’un livre de Philippe Etchebest, mais ma foi, ce n’est pas le cas ! J’ai mangé 5 tartines beurre/confiture, un kiwi, 2 tranches de jambon et j’ai bu 2 cafés longs, 2 grands verres d’eau et 6 gouttes de vitamine D… Donc rien d’extraordinaire.

Sortie longue 6-12-2015 stephane abry 2J’ai ensuite préparé mon sac-à-dos avec 2 litres de boisson isotonique*, mes vêtements de rechange, un gel, des gaufrettes énergétiques et 2 barres de céréales adaptées aux sorties longues. Vous ajoutez un peu de monnaie, des mouchoirs en papier (ça sert surtout pour les besoins pressants qui peuvent apparaître…) et vous arrivez assez vite à un poids de 4 bons kilos.

Concernant mon équipement j’ai opté pour bonnet, gants, lunettes, collant long et 4 couches (t-shirt, manches longues et vestes). Je n’ai pas regretté ce choix. Le long du Rhône j’ai même mis en plus la capuche pour renforcer l’effet de la chaleur. Celles et ceux qui me connaissent savent combien je suis frileux. Depuis quelques semaines j’attends (déjà) avec impatience l’arrivée de l’été 😉

Départ vers 08h45 en longeant le Rhône, de Sion jusqu’à Monthey (Valais – Suisse).

La gestion

L’idée n’était pas de faire un chrono, juste faire du kil afin monter en charge tranquillement dans les semaines à venir en vue de ma préparation aux 24h de Bâle fin avril/début mai. Je me suis calé sur le premier semi à 10-11 km/h. Mentalement rien de spécial à évoquer, j’ai juste couru en pensant à divers sujets qui composent ma vie.

Vers Fully j’ai été rejoint quelques minutes par une coureuse, Rachel de Branson. Nous avons couru environ 3 km et évidemment quand 2 coureurs se rencontrent, de quoi parlent-ils ?

Sortie longue 6-12-2015 stephane abry 1Vers le 35ème km, Karyn m’a apporté une bouteille d’eau et a récupéré quelques affaires afin de soulager le poids du sac-à-dos. Et j’ai pris la route… chemin… qui mène aux Bains de Lavey. Je ne connaissais pas ce parcours. Joli, un peu de dénivelé, quelques chaines accrochées aux rochers pour se tenir afin de ne pas glisser quelques dizaines de mètres plus bas et rythme un peu cassé mais heureux de la découverte (surtout visuelle).

Ensuite j’ai trottiné jusqu’à Monthey avec quelques nausées qui sont apparues mais rien de grave. J’ai marché un peu, continué à boire malgré tout, mangé la moitié d’une barre de céréales et tout est rentré dans l’ordre.

Concernant l’hydratation et l’alimentation, rien de spécial : 1.5 litre de boisson iso, 300 ml d’eau, la moitié d’une barre énergétique et un gel. Je constate que je n’ai pas bu assez pour 05h30 de course mais cependant je n’ai pas ressenti de gêne liée à cette petite quantité descendue.

* Boisson isotonique Powerbar


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Ultrafond

La pratique de l’ultramarathon

Sur ma page Facebook Stéphane Abry – Ultramarathon j’ai entamé une discussion concernant la pratique de l’ultramarathon. Plusieurs personnes m’ont posé des questions. J’y réponds ici en précisant que je me base sur mon expérience de l’ultramarathon et de mon job de coach personnel.

Sonia : « Faut-il entraîner plus le physique ou le mental ? Car on dit si tu as le mental le physique suit… »

Oui c’est ce qu’on dit et pourtant si le corps est trop faible il aura tendance à prendre le dessus. Il y a des limites physiques que notre tête l’accepte ou non. « Rien n’est impossible » est un dicton particulièrement manipulateur qui pousse certaines personnes jusqu’à des états physiques dignes de la cour des Miracles. Dans notre tête tout est possible mais pas pour notre corps. En revanche nous pouvons repousser nos limites en clarifiant des objectifs réalistes et réalisables.

Il est bon pour progresser d’entraîner le corps, la technique et le mental. Le corps et la technique (par exemple les fondamentaux de la course à pied, la descente en trail, utiliser des bâtons en montée…) on le comprend assez bien. Concernant le mental il y a encore un peu de chemin à faire pour se rendre compte qu’il lui faut aussi ses séances d’entraînements plusieurs fois par semaine.

Sabine : « Comment faire pour tenir de telles distances dans la tête ? »

Il y a plusieurs techniques, outils, pour y parvenir. Cela passe souvent par des phases de « déconnexion » de la réalité, des états de conscience modifiée (auto-hypnose). Ces états nous permettent, tout en courant, de ne pas voir le temps passer, trouver les kilomètres « plus courts »…

  • Tout d’abord y aller en suivant une progression : courir des 10 km, ensuite des 20, puis des 40 etc… L’expérience est particulièrement utile !
  • Clarifier correctement ses buts à l’aide d’une méthode précise pour centrer ses objectifs (positifs, réalistes, réalisables, datés, mesurables etc…).
  • Apprendre, entraîner son cerveau à jouer avec son dialogue interne (je me parle positivement en me motivant). En utilisant ses images internes (imagerie mentale). En développant une concentration forte et une patience sans faille.

Un truc utile est de découper l’objectif en sous-objectifs : je ne cours pas 100 km mais je cours des sessions de 100 mètres ou 200 mètres ou 1 kilomètre. Il est plus simple dans la tête de se dire je cours jusqu’au prochain arbre que je vois à 100 mètres de moi plutôt que de s’imaginer les 67 km qui restent à faire…

Lionel : « Comment obtenir les financements pour se lancer ? »

C’est une question tout à fait intéressante que l’on ne pose pas souvent et pourtant elle a évidemment son importance. Je précise tout d’abord que certaines courses de 24h en France sont très abordables, par exemple lors du championnat de Bretagne des 24H (individuel) qui aura lieu à Ploeren (56) début décembre 2015 : tarif de 32€. En revanche pour courir les 100 km en Antarctique, le budget prend l’ascenseur est avoisinerait les 10’000€ (déplacement, matériel spécifique, hébergement…).

Pour le financement il y a plusieurs solutions : votre salaire vous permet de financer votre année d’ultra ou alors il vous faut travailler avec des sponsors et des partenaires. Dans ce 2ème cas, il n’y a pas de secret : monter un dossier de présentation, contacter les entreprises et retrousser les manches car c’est aussi un ultramarathon que de travailler avec les marques.

Votre dossier de sponsoring sera constitué de votre présentation, vos performances, votre calendrier à venir. Vous mettrez en avant votre motivation et surtout ce que vous pourrez apporter au sponsor. Mettre un logo sur un t-shirt ou une banderole c’est bien mais ce n’est plus suffisant. En 2015 il vous faudra créer des ateliers en entreprise, des conférences, écrire des articles, réaliser des vidéos… pour mettre en avant vos partenaires. Vous former au média-training est franchement un plus afin de communiquer correctement lors d’interviews en télé ou en radio. Au final cela à une valeur (argent ou matériel) et vous devrez décider des tarifs. Si votre passion devient votre métier, sachez que vous passerez plus de temps à contacter d’éventuels investisseurs que de courir…

hydratationGilles : « Fréquence de nutrition et surtout quoi manger ? »

C’est un des aspects les plus subtiles de l’ultramarathon : gestion de l’énergie, fréquence d’absorption, quels aliments et quelles boissons. Lors des courses d’ultrafond il y a souvent un souci de digestion et les problèmes intestinaux sont fréquents.

Sur un 24h certains coureurs ne consomment quasi pas (voire pas du tout) d’aliments solides. Ils font le choix de boisson isotonique (faite maison ou acheter en magasin). La consommation est de l’ordre du litre par heure. Le dosage doit être bien étudier. L’avantage étant de permettre une meilleure digestion et d’éviter les surcharges dans l’estomac. A tester impérativement à l’entraînement.

Il est donc impératif d’absorber des aliments qui se digèrent facilement. Pour ma part j’ai tendance à privilégier les produits tels que barres énergétiques et gels car ils sont conçus pour les périodes d’efforts et de stress du corps. De mon expérience j’ai aussi remarqué que les flans passent très bien, ainsi que la purée, les bouillons et le taboulé (peu assaisonné).

Sur les ultramarathons il n’est pas rare pourtant de voir des coureurs manger du fromage ou de la viande séchée, des olives, des biscuits salés, des noix… Car au-delà de l’aspect physique il y a aussi un aspect psychologique qu’il nous faut prendre en compte. Dans les moments de difficultés, « retrouver » des aliments qui nous font plaisir et dont nous avons envie, nous permet de ne nous rebooster.

Boire toutes les 10 minutes et manger toutes les 30 minutes (petites doses) parait être une bonne fréquence. Là aussi, à tester à l’entraînement !

A garder en mémoire : besoin d’énergie et bonne digestion

Mika : « L’ultramarathon est-il compatible avec le travail à horaires irréguliers ? »

Oui ça l’est mais il faudra bien gérer l’agenda. Si les horaires sont irréguliers mais prévus à l’avance alors il sera important de planifier les entraînements et s’y tenir. Cela permet de se programmer mentalement. Si les horaires peuvent changer et évoluer d’un jour à l’autre (par exemple dans le secteur médical), là il faut bien se rendre compte que vous devrez avoir une santé au top pour tenir le coup. Il n’est pas rare dans les grosses périodes de préparation de courir 15-20 heures par semaine ce qui évidemment est une charge importante pour le corps et la tête. D’autant que dans les semaines d’entraînements chargées la sieste fait partie de la préparation et ce temps doit être aussi comptabilisé.

Votre discipline devra être particulièrement rigoureuse : gestion du temps, repos, alimentation saine, être attentif aux signes d’épuisements et/ou de surentraînement, créneaux pour la famille, le couple et activités qui font du bien à la tête (cinéma, lecture, visites…).

Damien : « Comment savoir quand être en phase de récupération sur l’épreuve ? Par exemple sur un 24h, quand marcher et quand courir ? »

J’ai vu courir des membres de l’équipe de France aux 24h de Grenoble. A part quelques arrêts pour changer rapidement de vêtements et faire le point avec leur encadrement, je n’ai vu personne marcher 😉

C’est donc une question de stratégie. Tout d’abord définir le kilométrage souhaité durant les 24h. Ensuite adapter sa vitesse, qui sera travaillée lors des entraînements (vitesse spécifique), par exemple 7 km/h (168 km en 24h). Prendre en compte les arrêts : ravitos, massages (ça peut arriver), contrôles médicaux (ça peut arriver aussi), toilettes, changements de vêtements… Pour info, plus on s’arrête et plus il est difficile de continuer.

Il est possible d’utiliser la méthode Cyrano, alternance de course et de marche. Attention, il faut dans ce cas respecter la stratégie depuis le début de la course. Par exemple courir 9 minutes et marcher 1 minute. Durant la période de course on ne pratique pas le sprint…

J’ai testé cette stratégie : courir 55 minutes et ensuite 5 minutes en marchant et en mangeant. C’est bon pour la tête, d’une part car il y a du kilométrage qui se fait et d’autre part car il y a la pause active qui fait du bien à la tête.

En tout cas, l’idéal serait de trouver sa vitesse de croisière, la tenir un maximum durant les 24h et ne pas penser marcher…

James : « J’en ai l’envie, je m’y prépare mentalement, mais il y a deux choses que je ne gère pas : ma fréquence de crampes et mes horaires de travail » 

Concernant les crampes il y a peut-être quelque chose à revoir au niveau de l’entraînement afin de renforcer la musculature, vérifier l’apport en eau tout au long de la journée et éviter les excitants comme le café ou le thé pour voir s’il y a ou non des changements. Si les crampes persistent il est utile de consulter son médecin.

Pour les heures de travail (j’ai répondu à Mika plus haut dans l’article) et il est vrai que pour être bien avec soi, la gestion de ses horaires est capitale. Quand on est célibataire cela est un peu plus simple. Un peu de discipline et de motivation nous feront courir avant le job ou en rentrant le soir. L’état de forme/fatigue sera toujours un indicateur très précieux à écouter.

David : « Gestion de l’entrainement ? »

La question est générale et la réponse ne peut être autrement. Il y a différentes épreuves d’ultramarathon et autant de plans d’entraînements possibles. On n’aborde pas un 6h comme un 48h. Une chose est certaine l’entraînement devra être en rapport avec la spécificité de la compétition : en ultratrail s’entraîner à affronter du gros dénivelé parait cohérent et sur un 6 jours la gestion des heures de sommeil est certainement une des clés du succès. Globalement en ultra nous continuons à travailler la base : endurance, fractionné et sortie longue. Nous y ajoutons ensuite le spécifique et quelqu’uns apprécient les week-ends ou semaines chocs avec un gros kilométrage !

J’aurais tendance à « bouffer » du kilomètre, car par expérience, sans une charge kilométrique assez conséquente j’ai remarqué que mon corps ne suivait pas lors de l’épreuve.

Autre chose qui peut être intéressante à prendre en compte est que, si vous avez le même état d’esprit que moi, vous aimez courir beaucoup juste pour courir énormément sans autre but particulier. Si c’est le cas vous devez aussi l’inscrire dans votre préparation. Pour ma part une semaine normale de course est d’environ 100 km et jusqu’à 250 dans les semaines chargées.

Des Fourmis dans les Baskets :  » Longue distance et énièmes fractures métatarsiennes, arthrose… provoquant des douleurs : est-ce compatible et comment gérer ? »

Spontanément je dirais que c’est difficilement compatible même si l’on sait qu’il vaut mieux pratiquer un sport pour lutter contre l’arthrose. Le vélo, la natation, le yoga ou la marche seraient plus adaptés. Concernant les fractures, cela ressemble à une surcharge. Donc il y a un besoin de repos et si ce n’est pas encore le cas se faire faire des semelles orthopédiques. Il est en tout cas essentiel de consulter un médecin du sport pour définir avec lui un plan d’action. S’il est spécialiste du système locomoteur c’est encore mieux.


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Abry tour de suisse en courant 1

L’essence de l’ultramarathon

Il n’est pas un jour durant lequel je ne pense pas à la course à pied, durant lequel je ne pense pas à l’ultramarathon. Ce n’est pas un toc, ni une idée fixe, ni une obsession, même si cela y ressemble de loin. Un jour quelqu’un m’a dit : « Stéphane n’arrête pas l’ultramarathon car c’est ta colonne vertébrale. Si tu arrêtes de courir c’est toi, ton âme, que tu stopperas ».

L’essence de la performance

Il y a plusieurs routes qui mènent à l’ultramarathon, certains ont suivi la voie toute tracée : piste, semi-marathon, marathon, ultramarathon. D’autres ont taquiné le cross et aussi le bitume ou ont un esprit de compétition. Et il y a les autres qui n’ont pas forcément un passé sportif. ceux qui y sont venus car un jour quelque chose dans leur vie les y a poussé, quelque chose a bougé, il y a eu un déclic, une envie furieuse de fouler l’asphalte, comme une énergie qui pousse dans le dos. Quelques fois « juste » pour stopper une addiction, pour donner du sens à la vie, pour s’offrir un but, pour se prouver quelque chose, pour se sortir de notre société aseptisée, pour plus de voyage intérieur, ou pour se sentir vivant… tout simplement se sentir vivre.

Je ne sais pas si c’est l’endurance qui est l’essence de la performance mais j’ai bien l’impression qu’il y a autre chose derrière ce chemin d’ultramarathonien. J’évoque ici celles et ceux qui n’ont pas suivi la filière « clubs, entraînements, compétitions, podiums, médailles ». Je fais cette distinction car le vécu de l’ultra est bien différent suivant son état d’esprit. Cependant il n’y a pas un état d’esprit mieux qu’un autre, juste des façons différentes de vivre la course d’ultrafond.

Il y a souvent chez les ultramarathoniens un investissement qui répare quelque part un petit bout de la vie qui n’a pas cicatrisé comme il aurait dû. Il y a au fond d’eux une envie forte d’essayer de faire le bien autour d’eux, d’accorder plus de temps aux émotions, de découvrir des voyages au fond de l’inconscient, de vibrer dans la solitude du coureur de fond et de vivre leurs rêves sous formes de toujours plus de kilomètres d’euphorie, d’exaltation, d’enivrement.

Stephane Abry 3 Bale - Basel 2014Les sens dans la performance

J’ai appris que l’ultramarathon est une activité subtile qui nous amène à être de plus en plus précis avec nous-mêmes. L’ultra nous demande de l’attention, de sentir chaque cellule de notre corps, de savoir nous parler dans nos petites caboches, de goûter aux délices de la foulée, de voir à la moindre alerte ce qui nous perturbe, physiquement ou psychologiquement. Goûter sur ses lèvres l’eau salée des yeux trop pleins de joies ou de douleurs, respirer l’air qui nous est si important, se délecter de cette eau indispensable à nos propres traversées du désert, sentir les battements de nos coeurs, entendre notre corps vibrer et toucher au « sublime » !

L’aisance dans la performance

Quel cadeau de connaitre, ne serait-ce que quelques minutes, ces moments de légèreté au bout de quelques kilomètres et de se sentir voler, de se sentir totalement libre, de ressentir une puissance d’aisance et des moments magiques de parfaite harmonie. On nomme ces moments le flow. Il nous faut par moment pousser nos limites assez loin pour trouver ces périodes de « déconnexion » et vivre une période d’extase durant laquelle tout parait simple, facile, magique.

Je vous souhaite sincèrement de vivre autant de plaisir que nous pouvons en connaitre dans l’ultramarathon malgré nos moments de souffrances, de doutes, de ras-le-bol et des fois nos envies de tout envoyer par la fenêtre. Mais après, nous savons qu’il y a toujours un moment de Bonheur qui nous transcende. Ce moment arrive toujours, tôt ou tard.

 

Ultrafond

Les coureurs d’ultrafond

En parcourant le web j’ai découvert cet article de 2013 (source : www.lapresse.ca). J’aurais aimé connaitre l’aspect plus « psy » des ultrarunners. Y a t’il des profils psychologiques types ? Pour quelle(s) raison(s) l’ultrafond ?

Une étude américaine permet de comprendre quel type de personnes s’adonnent à l’ultrafond, ces courses de plus de 42 kilomètres.

Des chercheurs de l’université de Stanford en Californie ont passé en revue des données concernant 1345 coureurs d’ultrafond (soit des ex-coureurs ou des sportifs encore en activité), les interrogeant sur leur habitude de running et les différentes courses auxquelles ils ont participé.

Leurs résultats montrent que ce type de coureurs avaient en moyenne 36 ans lors de leur première course de plus de 42 km. Même si la majorité des coureurs avait environ sept ans d’expérience avant de courir un ultramarathon, environ 25% des personnes interrogées n’avaient que trois ans ou moins d’expérience avant de se lancer dans une très longue distance.

Autre information, peu surprenante cette fois, les coureurs d’ultrafond s’entraînent beaucoup. Par exemple, les coureurs encore actuellement en activité avaient couru 3347 km l’année précédant l’étude. Parmi les raisons avancées pour arrêter de courir les ultramarathons l’année précédente on note d’abord les blessures, puis le travail et les engagements familiaux.

Le site spécialisé Runner’s World note que ces résultats sont fidèles aux observations faites dans le milieu des courses d’ultrafond ces dernières années.